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Billet de blog 3 nov. 2016

VICES ET VERSA

Au nom de toutes les espèces en voie de disparition, l’écoloclaste salue la réaction digne de la grande perdante de la primaire écologique. Sous réserve de toute arrière-pensée clanique ou répit stratégique, la dignité dans la défaite peut absoudre certaines démesures oligarchiques.

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Au nom de toutes les espèces en voie de disparition, l’écoloclaste salue la réaction digne de la grande perdante de la primaire écologique. Sous réserve de toute arrière-pensée clanique ou répit stratégique, la dignité dans la défaite peut absoudre certaines démesures oligarchiques. Défenseur de scrutins sans perdant au sein d’une coopérative écologique, consensuelle et solidaire, l’écoloclaste attribue cette cuisante banqueroute à l’évangélisation électoraliste de la Drôme et sa région dont la candidate vante les nuées de conversions confrériques. En définitive, cette recrue oligarchique de la firme ne fait que lui appliquer ses propres enseignements pédagogiques. Désavouée en interne, elle choisit le contournement externe et ses viviers de suffragants périphériques.

Examen de conscience

Au nom de toutes les espèces en voie de disparition, l’écoloclaste déplore les hommages publics et privés à l’occasion de tel naufrage démocratique. Cette énorme secousse électorale devrait forcer un examen de conscience thérapeutique. Non assumée ou timidement revendiquée, la défaite de cette égérie favorite pourrait se doubler d’une injustice générale pour l’engagement collectif si la primaire écologique consacrait une figure aventurière dont les pratiques s’avèrent tout aussi cyniques et polémiques. Il suffit de relever les réactions au lendemain du premier tour apocalyptique. En guise de ressentis de leur perdante emblématique, les militants écologistes recueillent les insultes publiques de sa porte-parole si symbolique d’une rupture avec la base écologique. En substance claire : ‘‘les écolos ont toujours été des coupeurs de têtes qui restent des coupeurs de têtes’’. Pire dans le genre écolocide, sa tombeuse embroche le second tour comme elle avait piteusement emballé le précédant. À coup d’attaques personnelles et faux soutiens médiatiques. En substance écoloclaste : ‘‘aidez-moi de l’extérieur car les vilains Verts m’empêchent de crever leur secte diabolique’’.

Révolution consensuelle

Au nom de toutes les espèces en voie de disparition, l’écoloclaste s’inflige un gigantesque ‘’pan sur le bec’’ pour avoir activement plaidé la cause interne de cette candidate problématique qui peinait à remplir les conditions démocratiques. À décharge, le contraire était déjà préjudiciable sur le même mode mélodramatique : ‘‘les Verts sectaires refusent les soutiens à une députée de leur parti’ En somme, la firme reçoit ses tares ontologiques en boomerang au risque de livrer le parti aux vautours politiques. Sa candidate et sa tombeuse présentent une candidature personnelle pour une écolo-présidence imaginaire. Confirmation à l’annonce des résultats : ‘’nous allons voter pour la plus nulle’’ aurait éructé la porte-parole de la première sous le coup double de la déception et de la colère. À moins que ce ne soit une autre expression de la même haine haine des Verts.

Moralité : dans l’urgence de ‘’réconcilier les français-e-s avec l’écologie politique’’, un seul candidat porte le rassemblement refondateur du parti écologiste dans la perspective collective d’une alternative politique - interne et externe - à la firme oligarchique. Après la révolution sanguinaire pour les droits de l’homme, la France attend désespérément cette dynamique écologiste une révolution consensuelle pour les droits du vivant et les obligations climatiques’’■

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