RETOUR vers le FUTUR : ALSTOM / GENERAL ELECTRIC (accord finalisé le 2 octobre 2018)

RETOUR VERS LE FUTUR ! La Commission d'enquête parlementaire a-t-elle fait le tour de la cession de l'activité énergie d'Alstom à General Electric ? Pas sûr ! Où cette affaire peut-elle mener notre Pays et nous tous Citoyens de France ? Jugeons par nous-même ..

RETOUR vers le FUTUR !

Voici le scandale le plus absolu qui se termine par la cession d'activité du secteur énergétique, à savoir que le coeur de métier du fleuron du nucléaire français Alstom a été cédé, sous couvert d'un chantage abominable des Américains, à la société General Electric selon l'accord définitif qui fut entériné le 2 octobre 2018 par M. Macron-Président.

Le processus de rachat-vente du pôle énergie d'Alstom fut initié dès 2014 alors que M. Macron était le conseiller économique de F. Hollande Président contre l'avis même de son ancien Ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, lequel s'y était opposé formellement, et pour cause : la cession d'activité du secteur énergie aux Américains est hautement stratégique car elle concerne les turbines qui équipent toutes les centrales nucléaires. Or, cette activité vient d'être reprise par la société américaine General Electric sous la pression abominable du Gouvernement Américain pour contre-carrer le plan de partenariat (joint-venture) convenu entre Alstom et le groupe chinois Shanghai Electric. 

Bravo M. Maxron ! Doit-on passer sous silence - oh que non ! - la belle rémunération prévue dans le cadre de toute opération de fusion-acquisition ou de cession pure présentée par la banque Rotschild en vue d'une cession planifiée en contrepartie d'une décision de justice américaine ... en gros le prix de cession est fixé notamment pour devoir payer une amende record à payer au Trésor Public Etasunien ! 

A ceci près qu'un détail reste à éclaircir : M. Macron aurait, parait-il, touché 1,7 millions d'€uros pour avoir mené ce dossier, dont on sait qu’il nuit à nos intérêts stratégiques.

Sans doute, mais à quel moment ? Le calendrier de l'opération indique que M. Macron était Secrétaire Général de l'Elysée en 2014. Lorsque la banque Rotschild l’a incité à plancher sur le dossier, sous la présidence de M. Hollande dont il était le conseiller économique, il a « compris » que la responsabilité des dirigeants d’Alstom allait leur faire perdre la maitrise de leur société en raison de la faute lourde commise au mépris des règles de l’O.M.C..  à savoir qu’il est strictement interdit de rémunérer des intermédiaires de manière occulte, pratique susceptible de conférer au contrat conclu un avantage qualifié de concurrence déloyale.

Dès lors, la partie de bras de fer engagée avec la Justice Etasunienne allait donner du grain à moudre pour négocier la cession du « coeur de métier » de la plus stratégique des entreprises publiques d’Alstom en faveur de cette société privée américaine General Electric, notamment pour couvrir le montant colossal de l’amende fixée par les Juges pour avoir franchi la ligne rouge de la corruption en plusieurs affaires, au mépris des règles de l’O.M.C. Non seulement le paiement de cette amende a acculé les dirigeants d’Alstom à la démission, mais il a contraint nos dirigeants politiques à devoir céder sous la contrainte les activités essentielles d’Alstom au groupe américain General Electric, cession qui sera finalisée par M. Maxron devenu Président de la République, donc tout récemment le 2/10/2018.

M. Macron avait-il raison de percevoir une rémunération dans le cadre de ses fonctions publiques ou électives successives ? Fort est à parier que non… bien entendu !

En effet, tout grand commis de l’Etat, qu’il soit haut-fonctionnaire ou représentant élu de l'Etat, ne peut être rémunéré directement sur une opération de cession d'entreprise publique, cela pour se prémunir contre tout conflit d’intérêt passible d'une sanction pénale majeure

Les rémunérations perçue par tout haut-fonctionnaire ou représentant de l'Etat - qu'il soit donc nommé ou élu - ne peut comporter de part variable ou complémentaire qui soit liée à l'étude d'une cession d'entreprise publique, car cette rémunération s’assimilerait à une récompense, alors même que l’opération en elle-même peu porter une atteinte sérieuse aux intérêts de l’Etat, notamment si le prix de cession devait être révisé à la baisse dans le but d’y ajouter la rémunération du (des) intermédiaire(s) et du mandataire, en l’occurrence M. Maxron dans la cas qui préoccupe.

En effet, le risque inhérent est la tentation permanente de juger de l'opportunité de céder ou de concéder la gestion d'une entreprise publique à moindre prix afin d'en faciliter la cession ou la concession, et de réserver le bénéfice d'une rémunération calculée en rapport du prix conclu. 

Quant à la cession du pôle énergie d'Alstom, il est trop tard pour revenir en arrière, au grand dam de nous les Français qui auraient préféré être consultés par référendum afin que les centrales nucléaires de notre pays ne dépendent pas du "bon vouloir" de la Direction d’une société américaine, à fortiori privée.

Ceci apporte de l'eau à notre moulin : instaurer le Référendum d'initiative citoyenne dans la Constitution en toutes matières serait notre garantie de contrôle en amont de toutes décision contraire aux intérêts économiques et sociaux des Français. La citoyenneté vigilante nous conduit à autoriser, sous certaines conditions, ou à interdire à nos élus et hauts-fonctionnaires, à quelque niveau de décision qu’ils se situent dans la hiérarchie élective ou administrative, de céder ou concéder tout ou partie des services exploités dans le cadre d’équipements collectifs dès lors que ces équipements ont été financés par des fonds publics via nos impôts. Il en est ainsi de toutes les infrastructures de transport : les équipements autoroutiers, les ports, les aéroports, les gares, les barrages hydro-électriques, les usines marémotrices, et bien entendu le parc nucléaire doivent être, soit maintenus dans le domaine public, soit rendues à l’Etat pour abonder directement au budget de la Nation, s’ils ont été privatisés.

Ainsi avons-nous de bonnes raisons de penser que M. Macron a porté gravement atteinte aux intérêts de la France en cédant le pôle énergie d'Alstom à la société américaine General Electric, quand bien même cette cession a été conduite sous la pression américaine.

Cela revient à analyser les causes de la pression portée sur nos dirigeants par la Justice des Etats-Unis.En effet, comment les dirigeants d’Alstom en sont arrivés à se laisser enferrer  gravement par la Justice des Etats-Unis ? L’Organisation Mondiale du Commerce (O.M.C.) qui régit les contrats commerciaux macro-économiques entre Etats, s’applique aux contrats commerciaux conclus entre entreprises publiques et/ou privées appartenant les unes et les autres à des Etats différents cocontractants. Tout contrat commercial est loyal s’il inclut la rémunération de mandataires commerciaux officiellement déclarés. Toutefois est considéré comme déloyale toute clause visant à obtenir un avantage indéniable par toute rémunération non déclarée, donc occulte, dans la cadre d’un contrat commercial entre deux Etats. La règle des contrats commerciaux établis en dollars stipule de surcroît que la Justice des Etats-Unis a compétence extra-territoriale dès lors qu’un litige est ouvert portant atteinte aux règles de l’OMC,, comportant notamment le soupçon de rémunérations occultes (i.e. corruption active) sont révélés.

Tout dirigeant de société, a fortiori informé des règles strictes de l’OMC, ne peut s’y soustraire que délibérément, en étant parfaitement conscient de s’en affranchir, au risque de faire porter la responsabilité des conséquences à l’entreprise ayant conduit la négociation.

Tous dirigeants de société, notamment les dirigeants d’Alstom et d’autres, ont donc quelque raison d’être inquiétés pour avoir délibérément conduit leurs opérations commerciales avec des dirigeants d’entreprises publiques ou privées d’autres Etats, cela pouvant leur laisser croire qu’ils étaient hors d’atteinte. Cette situation les incitant à se montrer imprudents, ils ont attiré la foudre des Juges Etasuniens.  

C'est donc peu dire que ce scandale restera et de loin la plus retentissante parmi les affaires si mal gérées par des hauts-fonctionnaires au vu des conséquences désastreuses que les responsables politiques n'ont pas pris en compte à leur juste mesure. Il n'y a donc pas que M. Macron qui soit impliqué dans la gestion de cette affaire pitoyable. Le Président F. Hollande lui-même pour n'avoir pas su agir dans l'intérêt du pays alors que c'est précisément sa fonction, en laissant son obligé piloter ce dossier, devenu hors de contrôle !

Sont-ils encore dignes de leur mandat électif ?  En tout état de cause, l'affaire est bien trop grave pour rester impunie !  

Nombre de sociétés françaises ou européennes n’ayant pas respecté les règles conjoncturelles d’embargos et les lois anti-corruption en se livrant à des actes de corruption active ont été pénalisés par la Justice des Etats-Unis.

Sachant le risque majeur qu’ils ne pouvaient ignorer vu leurs fonctions - et qui ont abouti au démantèlement de la société d’Alstom - tous les dirigeants d'entreprises devraient être personnellement rendus responsables en amont devant le système judiciaire de leur pays respectif pour toutes décisions prises sachant qu'en contreviennent aux règlements et lois fixées tant par les Etats-Unis que par tout autre pays, ils font porter une responsabilité écrasante sur l'avenir de leur société en raison de leur comportement.

Alors pourquoi les dirigeants d’Alstom s’en sont-ils affranchis au point de risquer leur perte, et celle de la société Alstom ?

Demandons la réouverture de la Commission d’enquête parlementaire afin de mettre en évidence tous les manquements de nos dirigeants en matière de droit international afin de traduire en justice les dirigeants de toute société inquiétée par la Justice d’autres pays.

Voici la passionnante, mais o combien très inquiétante affaire Alstom / General Electric sur fonds de rivalité économique stratégique entre les Etats-Unis et les pays européens tels la France et l'Allemagne d'une part, et entre les Etats-Unis et la Chine d'autre part.

Notons au passage que cette triste affaire hypothèque les chances de développement en matière d'énergie nucléaire, certes controversée, mais aussi et surtout les chances de la France de développer des énergies nouvelles avec une technologie similaire - celle des turbines - pour très longtemps après avoir dû céder tout notre savoir-faire à General Electric. 

Autrement dit, ce que nos dirigeants - M. Maxron surtout ! - ont accompagné jusqu'à finaliser l'accord de cession doit être qualifié de "crime économique et social contre les intérêts de notre pays, la France" au vu des conséquences incalculables à moyen-long terme.

C'est une faute majeure I.N.D.I.G.N.E. et impardonnable de la part de nos dirigeants sur le plan de la stratégie de développement économique ! 

En 2013, M. Frédéric Pierucci, cadre dirigeant chez Alstom, a été arrêté aux Etats-Unis pour une ancienne affaire de corruption en Indonésie. Ah oui, détail important : Alstom étant gangréné par des affaires de corruption - au même titre que son rival allemand Siemens, le séjour en prison haute sécurité de M. Pierucci précède de peu l’acquisition de la branche énergie d’Alstom par General Electric, et illustre la guerre économique menée par les Etats-Unis contre les grandes entreprises françaises et européennes.

Matthieu Aron, grand reporter à "l’Obs", raconte cette histoire troublante dans "Le Piège américain" (éditions J.C. Lattès).

*Lien d'information sur le livre de M. Aron à lire : https://youtu.be/Tusd8HDmtc4?t=12

*Liens d'informations à retrouver - Références journalistiques :

1) Les vraies raisons du dépeçage d’Alstom  / Leslie Varenne / le 14/10/2017 -  REF : LE BLOG DE DANYVES

https://blogs.mediapart.fr/danyves/blog/141017/les-vraies-raisons-du-depecage-d-alstom-par-leslie-varenne-3

En nous « délestant » d’Alstom nous avons perdu le contrôle de notre filière nucléaire déjà mise à mal par beaucoup d’incompétence.

Nous avons aussi perdu la main sur notre hydraulique, et nous ne représentons rien dans ce que nous appelons « les énergies nouvelles », c’est-à-dire le solaire et l’éolien. Notre politique énergétique est une politique de gribouille, ce qui ne peut que réjouir les USA et la Chine. Nous refusons de le voir. Nous avons eu bien d’autres aveuglements dans le passé, et les résultats ont plutôt été consternants.

N'est-ce pas stupéfiant ? Vous n'êtes pas au bout de vos surprises... 

2) AFFAIRE ALSTOM : MONTEBOURG DÉGAINE À TOUT-VA ET CIBLE MACRON 

PUBLIE le 13/12/2017 par  Jason Wiels et Maxence Kagni

L'ancien ministre de l'Économie Arnaud Montebourg a livré mercredi sa version de la vente de la branche énergie d'Alstom à General Electric en 2014.

Face à la commission d'enquête sur la politique industrielle de l'État, il déplore le manque de soutien politique de l'exécutif de l'époque et accuse Emmanuel Macron, qui l'a remplacé à Bercy, d'avoir laissé l'entreprise américaine prendre le contrôle du fleuron français.

http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/affaire-alstom-montebourg-degaine-tout-va-et-cible-macron?fbclid=IwAR0QMcWuOn-SEZrlQHPkZuAa8E0lXVyp4k10zSC_x4c3mpnifyaP4w3i0m0

2) Rachat d'Alstom par General Electric : "Macron n'a pas dit la vérité", dénonce le député (élu LR) M. Olivier Marleix

Invité RTL, M. Olivier Marleix, député LR d'Eure-et-Loir et président de la commission des Affaires économiques, estime que l'actuel chef de l'État était au courant d'un éventuel rachat bien avant 2014.

PUBLIÉ le 20/04/2018 par la Rédaction de RTL

https://www.rtl.fr/actu/politique/rachat-d-alstom-par-general-electric-macron-n-a-pas-dit-la-verite-denonce-un-elu-7793086860?fbclid=IwAR0LG-4s1UQkOOaBT9w2xL2UKwn0thfu6qtgxGKe99pQszQZZInStWg6414

En 2014, Arnaud Montebourg est encore ministre de l'Économie lorsqu'il apprend avec surprise que des discussions sont en cours entre Alstom et General Electric. La première vendrait à la seconde sa branche énergie, qui représente 70% de son activité.

"Si on écoute les acteurs politiques de l'époque, ils tombent de l'arbre", se rappelle Olivier Marleix, député LR d'Eur-et-Loir et président de la commission d'enquête parlementaire sur la politique industrielle de l'État. 

"La version d'Arnaud Montebourg est sans doute sincère mais l'histoire n'est pas tout à fait celle-là", révèle-t-il sur RTL ce vendredi 20 avril (2014). "

La vente a germé fin 2012 et M. Macron (à l'époque Secrétaire Général adjoint de l'Élysée), selon toute vraisemblance, avait commandé une étude très précise pour 300.000 euros à l'APE (Agence des Participations de l'État,) sans en informer le ministre de l'Économie, pour tester l'éventualité de cette vente", affirme Olivier Marleix. 

Seulement, lors de l'enquête menée par la commission des Affaires économiques, l'actuel chef de l'État M. Macron a affirmé s'être retrouvé devant un projet totalement ficelé.

"Il n'a pas dit la vérité lorsqu'il a été entendu", dénonce le député, qui s'appuie sur un simple fait : "Pourquoi n'a-t-il pas fait mention de l'étude qu'il avait commandée en 2012 ?".

Aujourd'hui, ces conclusions ne vont pas servir "à refaire l'histoire" mais à "sortir de cette opacité", conclut Olivier Marleix. 

3) La Rédaction RTL recommande la lecture des 4 articles suivants 

4) Vente, mensonges et auditions : ces 5 questions au coeur de l'affaire Alstom

     Anne Drif & Véronique Le Billon | le 19/04/18 

https://www.lesechos.fr/19/04/2018/lesechos.fr/0301561996902_vente--mensonges-et-auditions---ces-5-questions-au-coeur-de-l-affaire-alstom.htm#

Au printemps 2014, l'activité énergie d'Alstom est rachetée par General Electric. Une vente éclair d'un fleuron tricolore qui continue de faire débat en France. Une commission d'enquête a tenté de faire la lumière sur les zones d'ombre de cette affaire.

5) Faut-il laisser nos entreprises se faire « bouffer » par l’ogre étasunien? 

Le 17/01/2019  PAR VICTORAYOLI

https://blogs.mediapart.fr/victorayoli/blog/170119/faut-il-laisser-nos-entreprises-se-faire-bouffer-par-l-ogre-etasunien

Extrait

Un véritable chantage a été mis en place par les Etats-Unis - qui imposent l'extra-territorialité du droit américain - pour obliger Alstom à payer la plus gigantesque amende jamais infligée par les États-Unis, sous couvert du Foreign Corrupt Practices Act, et à se vendre à General Electric, son grand concurrent américain. M. Montebourg, alors Ministre de l’économie en France, n’a rien pu faire pour empêcher cette razzia. Quant à Macron, alors conseiller à l’Elysée et futur successeur de Montebourg à l’Économie, il a laissé faire…

Voilà comment un des plus beaux fleurons de l’industrie française a été avalé par l’"ogre étasunien".

Cette collusion entre la « Justice », l’État et les multinationales étasuniennes est une arme redoutable. Elle a permis de croquer Alstom mais pas seulement :Alcatel, Technip, Total, la Société Générale, BNP Paribas ont aussi été rackettées. Toutes ces entreprises françaises se sont retrouvées, ces dernières années, poursuivies par la justice américaine pour des affaires de corruption ou de contournement d’embargos. 

Le sauve-qui-peut de toutes nos entreprises d’Iran entre aussi dans ce cadre.

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