Edgar Salazar

Abonné·e de Mediapart

4 Billets

0 Édition

Billet de blog 6 novembre 2009

Edgar Salazar

Abonné·e de Mediapart

Pierre Doris, l'identité nationale (selon Pialat) et le désastre

Dans l'ombre de Lévi-Strauss, un autre géant s'est éteint: Pierre Doris.

Edgar Salazar

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Dans l'ombre de Lévi-Strauss, un autre géant s'est éteint: Pierre Doris. Oh, je vous vois minauder: Pierre Doris? L'Académie des neuf avec la bande à Badie (Laurence): Harold Kay, Lucette Sahuquet, Patrick Topalov? Le gros Béru dégueulasse de San-Antonio? Un Pierre Olaf, un Jean Lefebvre, un Pierre Tornade des films de Dhéry ou de Pécas? Un "roi du gag" de chez Zidi? Et bien, non! Pas que! "Si vous n'aimez pas ça, n'en dégoutez pas les autres", comme on dit au Splendid.

Pierre Doris, c'est, en 1967, le paysan de The Story of a 3 days pass de Melvin Van Peebles.

Pierre Doris, c'est encore le garde-forestier dans le plus beau téléfilm du monde, un Pialat de 1970, La Maison des bois (ici, c'est plutôt Maurice Pialat qui parle d'un sujet à la mode ces jours-ci).

Pierre Doris, c'est aussi... Pierre Doris, c'est surtout l'inspirateur de Jean Yanne et de Pierre Desproges. "On me surnommait le Frankeinstein du rire, le Dracula de la facétie, voire le pape de l'humour noir. Le public me considérait comme un franc salaud, un bourreau d'enfants, un monstre."

Le mémorable auteur de la phrase: "C'est très beau un arbre dans un cimetière. On dirait un cercueil qui pousse..."

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.