Billet de blog 1 avr. 2013

Face aux mensonges, ne suffit-il pas d'opposer la vérité ?

AA Bradley
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Quand on réalise qu'on nous ment depuis des années et que toutes les mesures qui ont été prises sous couvert de ces mensonges nous ont conduits à cette situation catastrophique et totalement aberrante (ne serait-ce que la prise du pouvoir politique par la finance internationale) que nous vivons, quelle est la seule réponse logique qu'il convient d'apporter ?

La réponse à cette question est extrêmement simple : reprendre les rênes du pouvoir et entreprendre de défaire tout ce qui a été réalisé par ceux qui nous ont délibérément menti tout au long de ces trois ou quatre dernières décennies. Autrement dit, faire exactement le contraire de tout ce que nos dirigeants politiques, de G. Pompidou à N. Sarkozy en passant par F. Mitterrand et L. Jospin,  nous ont contraint à faire et à accepter pendant tout ce temps où notre pays sombrait dans l'une des pires déliquescences de son histoire.

Voici quelques exemples de mensonges qu'on nous sert à longueur de temps :

- "Il faut impérativement engager des réformes "nécessaires" et "courageuses" !" : L'une des plus emblématiques de ces réformes "nécessaires" et "courageuses" dixit les Woerth et les Fillon, a concerné les retraites et a consisté à allonger la durée des cotisations et à retarder l'âge de départ à la retraite. Sans effet notable sur la situation financière des caisses de retraite puisqu'il faut d'ores et déjà revoir à la baisse les conditions d'octroi des dites retraites. Le déficit annoncé pour 2017 est de l'ordre de 20Mds d'euros. 20Mds sur quatre ans à mettre en parallèle avec les quelque 50Mds d'euros qui s'envolent dans les paradis fiscaux chaque année.

Question : Comment les caisses de retraite sont-elles financées ? Réponse : Principalement avec l'argent des salariés qui cotisent.

Question : Pourquoi les caisses de retraites connaissent-elles aujourd'hui des déficits alors que, jusqu'à une certaine date, le même système permettait des revalorisations de pension et des conditions d'accès toujours plus favorables ? Réponse : Il y a de plus en plus de chômeurs et donc de moins en moins de cotisants aux caisses de retraite. Ce à quoi il faut ajouter une masse salariale en baisse avec l'explosion des petits salaires, et donc une baisse globale du montant des cotisations puisque celui-ci représente un pourcentage de ladite masse salariale.

Question subsidiaire et réponse : Si les vraies réponses quant à la cause du déficit récurrent des caisses de retraite sont si limpides, comment se fait-il que nos politiques nous racontent de telles salades (on vivrait de plus en plus vieux, et donc... etc., etc.), et surtout pourquoi ? Là encore, la réponse est d'une simplicité confondante : Nous sommes en train d'assister en direct à la casse de notre système de retraite par répartition afin qu'à terme, fonds de pensions et assurances privées puissent se faire des c.... en or avec l'argent de ceux qui peuvent en mettre de côté pour assurer leurs vieux jours.

Solution : Partager le travail entre tous à niveau de salaire égal. Ce qui aura pour effet immédiat d'augmenter la masse salariale et de résoudre d'un coup, d'un seul, le déficit de nos caisses de retraite.

- "Il faut impérativement baisser les dépenses publiques pour réduire la dette du même nom !" : Quand on voit à quelle vitesse se délite l'ensemble de notre secteur public depuis l'avènement de cette prétendue crise, on se dit, pour peu qu'on adhère aux idées d'une Mme Thatcher ou d'un R. Reagan, que si elle ne s'était pas produite d'elle-même, il aurait fallu l'inventer.

Solution : Augmenter les dépenses publiques de manière à rétablir le secteur publique au niveau qui était le sien avant que ne soit mis en oeuvre le vaste plan de démolition de l'Etat au seul profit des intérêts privés.

- "Les 35h sont une aberration, il faut travailler plus pour gagner plus !" : Avec déjà près de 10% de chômeurs à l'époque, l'absurdité de telles affirmations a de quoi laisser pantois même les esprits les plus réfractaires à la logique ou au simple bon sens. Pourtant, Martine Aubry elle-même ramait comme une galérienne chaque fois qu'elle a eu à défendre sa mesure phare.

Solution : Partager le temps de travail entre tous, tout en conservant le même niveau de salaire et le même niveau de production global. Conséquence immédiate : réduction des dépenses liées à l'indemnisation du chômage : 1) en terme de nombre d'allocataires ; 2) en terme d'effectifs affectés à Pôle Emploi. Soit dit entre nous, s'il y a bien des dépenses publiques qui sont inutiles, ce sont bien celles-là (Quelqu'un a-t-il jamais trouvé un emploi grâce à PE ? Et pourtant, on nous annonce que 2000 agents PE supplémentaires vont être recrutés cette année !)

- "Il ne faut absolument pas sortir de l'Europe !" : Ben voyons !... On nous mène à l'abattoir et on devrait y aller sans poser de questions ?.. Voyez la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, Chypre (tiens, un nouveau dans la liste !). Vous trouvez qu'ils ont l'air d'apprécier le voyage ? Un progrès, sans doute, par rapport à l'époque où on transportait des millions d'êtres humains dans des wagons à bestiaux. Mais je pense qu'il doit y avoir un rapport assez direct entre la qualité du voyage et la destination finale. "Finale" ? Vous avez dit "finale" ? A vous de voir ...

Solution : Entre deux maux, il faut choisir le moindre. J'ignore où nous mènerait exactement une sortie de la zone Euro mais je sais exactement où nous conduit la politique européenne actuelle : au modèle US en pire.

- "Nous devons réduire nos déficits pour que la France puisse continuer à emprunter à un taux raisonnable !" : Que les riches commencent à payer leurs impôts comme tout le monde.

Solution : Restituer à la Banque Centrale, qu'elle soit européenne ou nationale, le rôle qui était le sien avant qu'on en fasse un instrument destiné à appauvrir les populations dans les proportions dramatiques qu'on observe dans un nombre de pays toujours plus grand.

- "Nous devons être plus compétitifs pour que la croissance revienne !" : Nous sommes déjà parmi les plus compétitifs.

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