Un signe de plus qui devrait nous alerter...

Où sont passées les Agences de notation dont on n'entend presque plus parler depuis quelques temps ? Ne seraient-elles donc pas aussi indispensables à la bonne marche de l'économie, comme certains s'étaient appliqués à nous le faire croire, alors que les mauvaises notes ne cessaient de pleuvoir sur les cancres appelés PIGGS pour l'occasion ? Si actives sous l'ère Sarkozy, peut-être boudent-elles tout simplement le gouvernement socialo-communiste actuel auquel elles refuseraient d'adresser la moindre attention ? Bref, quoi qu'il en soit, ça nous fait des vacances ... Le problème, c'est que les vacances, ça ne dure jamais qu'un temps.

Où sont passés les articles économiques si prisés des lecteurs de Mediapart dans lesquels étaient vantés avec force pourcentages variant entre 0,001% et 0,0025%  tant de subtiles solutions censées nous sortir du marasme ou pour le moins, nous en expliquer les raisons toutes inhérentes à notre irresponsabilité, en vrac ou au détail, et à notre refus typiquement franchouillard de nous adapter à la nouvelle donne mondiale ? Les experts maison auraient-ils renoncé à l'ingrate mission consistant à nous inculquer les rudiments de leur science ? Ou se seraient-ils soudain rendu compte de l'inutilité totale de leurs interventions au regard d'un processus qui poursuit imperturbablement son cours ? Plus besoin de nous endormir, peut-être ? C'est dire que pour nous, le réveil doit être proche !

Où sont passées les belles promesses du candidat "Moi Président..." ? On est en droit de se le demander quand on voit A. Merkel venir nous faire les gros yeux depuis le Palais de l'Elysée aux côtés d'un F. Hollande faisant semblant de lui résister pour mieux nous rouler bientôt dans la farine, façon Schröder.

Où sont passés nos rêves d'une Europe sociale, solidaire et fraternelle ? Sacrifiés sur l'autel des intérêts privés, subtilisés par une minorité de mégalomanes, tant politiques qu'industriels, agissant en bande organisée et main dans la main avec la criminalité en col-blanc internationale.

Si l'union entre des peuples aux identités historiques, génétiques et culturelles si différentes pouvait se faire autour des valeurs universelles qui sont celles que partage l'écrasante majorité d'entre nous, comment peut-on croire qu'une Europe fédérale à l'image des Etats-Unis d'Amérique puisse s'établir chez-nous avec le consentement du plus grand nombre ? Quand on sait que cela s'est fait au prix d'une guerre sanglante et fratricide dans l'Amérique pré-étatsunienne, alors que les Etats qui allaient composer les Etats-Unis d'Amérique étaient pour la plupart peuplés d'individus issus de la même origine, de la même culture et de la même histoire, on mesure toute l'impossibilité qu'il y a à vouloir faire la même chose avec les nations européennes si disparates. Il y a donc bien, de la part de nos dirigeants politiques qui ne peuvent pas ignorer les raisons de cette impossibilité à réaliser une Europe fédérale sans provoquer d'immenses dégâts sociaux, voire même humanitaires, une intention cachée et profondément malveillante à l'égard des populations.

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