Histoire de doléances

Les doléances recueillies à la suite de l’appel lancé en juin 2010 sont présentées dans un recueil paru en janvier 2012 sous le titre Est-ce ainsi que les hommes vivent, cahier de doléances contemporain en coédition éditions eXcès et Prairies ordinaires. 

Les doléances recueillies à la suite de l’appel lancé en juin 2010 sont présentées dans un recueil paru en janvier 2012 sous le titre Est-ce ainsi que les hommes vivent, cahier de doléances contemporain en coédition éditions eXcès et Prairies ordinaires. 

Paroles errantes d’une chronique où l’Histoire collective se dit au creux des histoires singulières, elles sont le porte-parole du désordre démocratique né du vide laissé par nos institutions politiques épuisées.

Elles témoignent de façon singulière et aléatoire de la fragilité quotidienne, de l’espérance d’un autre monde à venir, d’une conscience commune à l’état naissant.

Sur les plis d’une perception subjective, personnelle, il s’agit de cerner, pas à pas, des situations communes ; ce qui ne va plus dans nos vies affectées par la cruauté de politiques déshumanisantes, au travail, dans les écoles, dans les syndicats et les partis politiques, dans nos rues, dans les cafés, dans les fêtes, dans les arts, dans les préfectures et dans la loi.

Des films courts sur le web

Nous donnons aujourd’hui une autre forme à ces doléances par la réalisation de films courts (2 à 6 mn) soit à partir de doléances déjà existantes, soit en recueillant de nouvelles doléances, cette fois-ci filmées. Cette proposition vient de l’expérience du XVIIIe où la pensée subversive n’est pas seulement argumentative mais s’appuie sur les romances, le théâtre. Il s’agit avec des films de toucher un autre public et surtout de le toucher différemment. Il s’agit de tenter l’expérience à notre tour, de nouer, par le cinéma, la raison et les émotions. Les films se construisent à l’endroit où, par les doléances, se croisent expérience intime, situation publique et proposition alternative.

Les films peuvent prendre différentes formes : fiction, théâtre filmée, documentaire ou dispositif de mise en image et en son d’une doléance déjà existante. Nous choisissons volontairement cette disparité qui résonne avec la multiplicité des voix s’exprimant dans les doléances. Car ce qui nous semble intéressant dans ce mouvement, c’est justement qu’il y ait des singularités fortes qui réunies ensemble forment un chœur commun.

A chaque film présenté bientôt sur Mediapart, est associé le texte de la doléance qui a servi de support ou qui a été recueillie lors d’un tournage documentaire.

Sophie Wahnich, historienne de la Révolution française,
directrice de recherche au CNRS (Laios/IIAC) a été à l’initiative de ce projet
en lien avec un collectif intitulé désormais LUCE FABER.

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