après il sera trop tard

Après il sera trop tard !

 Il est des évidences qu’on oublie à force d’espérer une politique qui réponde aux aspirations simples des citoyens : se loger, se nourrir, s’éduquer, se soigner et se protéger. Pour ces évidences, la réélection de N. Sarkozy à la présidence de la république serait une catastrophe.

En 5 ans, le pouvoir actuel a entrepris de détricoter ce tissu social auquel nous sommes tant attachés. Par idéologie et au profit d’intérêts privés, un coup fatal a été porté aux services publics de l’Education, la Santé, la Justice, la Retraite, conquis au cours des dernières décennies pour laisser place à la déliquescence morale, le cynisme, la recherche du choc des images, de l’émotion et du moi-je. La première victime de ce verbiage a été la démocratie : destruction du dialogue social, faillite de la négociation collective, simulacres de concertations.

Réélire N. Sarkozy aujourd’hui signifierait lui donner les mains libres pendant cinq nouvelles années pour amplifier, accélérer et achever ces destructions en chaine.

Nous croyons en une meilleure France où le sens de la communauté aurait repris sa place. Nous croyons au respect de la diversité, de la laïcité et des grands principes républicains. Nous croyons au pouvoir de l’égalité et des services publics pour une France moins violente et plus heureuse.  Pour nous, renvoyer N. Sarkozy est un acte de salubrité publique afin de restaurer ces acquis.

Bien évidemment, nous n’ignorons pas qu’une victoire de la gauche ne suffira pas à elle seule à garantir les changements auxquels nous aspirons et qu’il nous faudra poursuivre notre mobilisation et maintenir notre vigilance. La priorité des priorités c’est de permettre ce changement de cap car avec N. Sarkozy nous savons ce qui nous attend. Au moins nous sommes prévenus : après il sera trop tard ! Sinon, nous aurons un gouvernement de désillusion nationale !

Nous organiserons une manifestation festive à Paris entre les deux tours pour poursuivre ce combat.

 Pétition lancée par un collectif de citoyens libres de toute affiliation à un parti politique

Y Ben-Ari (Fondateur et directeur honoraire de l'INMED), P Szepetowski (INSERM),

 

si par malheur il repasse, voici nos prévisions pour son premier gouvernement

Un gouvernement de désillusion nationale !

 J-L. Borloo, Premier collaborateur du président, en charge du gaz (dr schiste)  à tous les étages

E. Balladur, Grand Chambellan et Ministre des Rapports avec le Pakistan

J-F. Copé, Porte parole  du gouvernement, Agiographe du président

X. Bertrand, Ministre de la Santé médiévale

B. Squarcini, Ministre des Grandes oreilles

V. Bolloré, Ministre de la Marine

P. De Maistre, Ministre des Liquides

E. Worth, Ministre du PMU et des canassons

R. Dati, Ministre, peu importe de quoi

R. Yade, Ministre des Vents contraires

J. Sarkozy, Ministre de l’Avancement accéléré

C. Guéant, Ministre des Religions  et de la Police spectacle

B. Hortefeux, Ministre de la Chasse aux enfants étrangers

H. Guaino, Ministre du Détournement des mots

C. Allègre, Ministre du Refroidissement climatique et de la terre carrée

N. Kosciusko-Morizet, Ministre du Développement transitoire et de la radioactivité durable

B. Tapie, Garde des sceaux, Ministre de la Tchatche

J. Hallyday, Ministre chargé des relations avec les Paradis fiscaux

H. Proglio, Ministre de la Vente des biens publics

F. Baroin, Ministre des Soustractions

V. Pécresse, Ministre de la Privatisation de la connaissance

M. Alliot Marie, Ministre des Vols low-cost

D. Barbelivien, Ministre de la Sous-culture

J-M. Bigard, Ministre des Relations avec le pape

 

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