Sarkozy rêve d'être le concierge des Obama

Nicolas Sarkozy, l'homme qui voudrait être le meilleur ami de Barack Obama, a trouvé un nouveau moyen de complaire à son friend from America quand celui-ci vient à Paris (ce qui n'arrive pas très souvent, soit dit en passant) : faire en sorte que les magasins soient ouverts le dimanche pour que Michelle Obama puisse effectuer une session de shopping après un samedi passé sur les plages du Débarquement.

Nicolas Sarkozy, l'homme qui voudrait être le meilleur ami de Barack Obama, a trouvé un nouveau moyen de complaire à son friend from America quand celui-ci vient à Paris (ce qui n'arrive pas très souvent, soit dit en passant) : faire en sorte que les magasins soient ouverts le dimanche pour que Michelle Obama puisse effectuer une session de shopping après un samedi passé sur les plages du Débarquement.

Ainsi, mardi, il a déclaré : « Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Madame Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir? Tous ceux qui soutiennent le président Obama étaient présents, très bien. Qu'ils aillent maintenant leur expliquer pourquoi le dimanche, nous sommes le seul pays où, à Paris, c'est fermé. »

 

Le seul problème, c'est qu'apparemment ce n'est pas notre président qui s'est chargé de faire ouvrir Bonpoint, le seul magasin visité par les Obama le dimanche 7 juin 2009. D'après l'agence Bloomberg, c'est l'ambassade des Etats-Unis en France qui a demandé au magasin de vêtements chics pour enfants, quelques jours avant leur visite, d'accueillir Michelle et ses filles. Une information confirmée par le New York Daily News, mais, malheureusement pas par Mediapart puisque l'ambassade, en pleine « rotation diplomatique », ne peut « ni confirmer ni infirmer cette demande ». Quant à la porte-parole de Bonpoint, elle n'était pas joignable mercredi.

 

Le plus amusant dans cette histoire est que Nicolas Sarkozy semble prêt à tout pour être l'ami des Obama, y compris à se faire passer pour un concierge d'hôtel. Il est toutefois peu probable que les hôtes de la Maison-Blanche apprécient de se voir utilisés comme argument dans un débat sensible franco-français, surtout s'il est avéré que l'Elysée n'est pas intervenu auprès de Bonpoint.

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