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Billet de blog 14 décembre 2008

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Genève fête l'Escalade de 1602...

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

A cette époque Genève avait subit la Réforme et était devenue protestante, alors que tous les territoires environnants avaient pour confession le catholicisme.


La Maison de Savoie avec l’accord du Pape et de l’Espagne se mit donc en demeure de conquérir Genève et en faire sa capitale du nord des Alpes.
Pour cela il envoie plusieurs espions dans la ville de Genève pour y relever les plans et les faiblesses des fortifications.


Munit de ces précieux renseignements en plein hiver, le 12 décembre 1602, contre toute attente son armée arriva précautionneusement en silence sous les murs de la ville. Les soldats de l’armée du Duc arrivent à s’infiltrer dans l’enceinte des murailles.

Deux sentinelles entendant du bruit, sortent sur le rempart de la Monnaie et tombent nez à nez avec l'avant-garde savoyarde. Le premier est rapidement estourbi, mais le second a le temps de lâcher un coup de mousquet. Surpris par cette attaque nocturne, les Genevois furent tirés de leur sommeil par la Clémence, cloche de la cathédrale Saint-Pierre, qui sonne le tocsin.


Aussitôt un branle bas général envahit la ville et toute une population composée de nobles, artisans, commerçants et soldats descendirent protéger leur cité contre les envahisseurs.

Victorieux au petit matin, les Genevois virent à quoi ils avaient échappé après cette longue nuit de lutte.

Chaque année, la Compagnie de 1602 commémore l’Escalade en défilant à la nuit tombée en costume d’époque.

Voir la vidéo:

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/edition/a-l-heure-suisse/video/151208/le-canon-qui-sauva-les-genevois

La population chante l’hymne populaire genevois:

Cé qu'è lainô
1
Cé qu'è lainô, le Maitre dé bataille,
Que se moqué et se ri dé canaille,
A bin fai vi, pè on desande nai,
Qu'il étivé patron dé Genevoi.
1 Celui qui est en haut, le Maître des batailles,
Qui se moque et se rit des canailles
A bien fait voir, par une nuit de samedi,
Qu'il était patron des Genevois.
2
I son vegnu le doze de dessanbro,
Pè onna nai asse naire que d'ancro;
Y étivé l'an mil si san et dou,
Qu'i veniron parla ou pou troi tou.
2 Ils sont venus le douze de décembre,
Par une nuit aussi noire que d'encre;
C'était l'an mil six cent et deux,
Qu'ils vinrent parler un peu trop tôt.
3
Pè onna nai qu'étive la pe naire,
I veniron; y n'étai pas pè bairè:
Y étivé pè pilli nou maison,
Et no tüa sans aucuna raison.
3 Par une nuit qui était la plus noire,
Ils vinrent; ce n'était pas pour boire:
C'était pour piller nos maisons,
Et nous tuer, sans aucune raison.
4
Petis et grans, ossis an sevegnance:
Pè on matin d'onna bella demanze,
Et pè on zeur qu'y fassive bin frai,
Sans le bon Di, nos étivon to prai!
4 Petits et grands, ayez en souvenance
Par un matin d'un beau dimanche,
Et par un jour où il faisait bien froid,
Sans le bon Dieu, nous étions tous pris!
5
Dedian sa man il y tin la victoire,
A lui solet en démure la gloire.
A to zamai son Sain Non sai begni!
Amen, amen, ainsi, ainsi soit-y!

5
Dedans sa main il tient la victoire,
A lui seul en demeure la gloire.
A tout jamais son Saint Nom soit béni,
Amen, amen, ainsi, ainsi soit-il!

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.