Vous allez bien me remettre un petit coup de moratoire...

 

 

 

Ils ne savent plus comment s’en sortir nos bons représentants sous la coupole fédérale.

Comment faire pour réguler l’ouverture des cabinets médicaux ?

D’abord on décide de ne rien faire en gelant leur nombre pour un certain temps. Mais promis c’est du provisoire.

Une super solution vous sera proposée sous peu.

On attend toujours.

Les assurances maladies sont venues, elles ont vu et elles ont décidé.

Fin de l’obligation de contracter, ce qui veut dire plus de choix du médecin. Vous allez où on vous dit, un point c’est tout.

Bien mais le bon peuple a brusquement décidé, à près de 80 %, de refuser cette superbe proposition.

Difficile de revenir devant les chambres fédérales avec la même proposition.

Mais alors quoi… vite une idée.

Simplement donner aux cantons la possibilité de réguler le nombre de médecins par spécialité. Cela existe à Genève et cela fonctionne.

Trop simple, nos députés persistent à refuser ce choix.

Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est étrange.

Forcément pour une fois les assurances n’ont rien eu à dire.

Alors un petit coup de fil à certains de nos dignes représentants et on laisse pourrir la situation.

C’est dingue ce manque de courage politique.

Ce refus de prendre en charge la politique de santé de la Confédération helvétique me sidère. Un manque crasse d’imagination.

Et pendant ce temps, face à leurs pertes abyssales en bourse, nos copines les assurances nous refont le coup de l’augmentation des primes. Avec toujours cet argument qui commence à fatiguer: « c’est la faute aux autres ». Les malades, les hôpitaux, les médecins (qui sont des voleurs et des magouilleurs), bref on allume un contre feu.

Vous avez vécu la crise de Swissair, de nos banques, de nos belles certitudes... Eh bien, vous n’avez probablement pas encore tout vu.

L’effondrement de certaines assurances maladies est peut-être pour demain.

 

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