LA CONCEPTION HEGELIENNE DE L ' HISTOIRE

PORTFOLIO LA CONCEPTION HEGELIENNE DE L ' HISTOIRE ......... 5 FÉVR. 2018 PAR RICHARD BONOBO BLOG : LE BLOG DE RICHARD BONOBO La philosophie hégélienne de l' histoire a donné naissance à trois croque-mitaines : Le marxisme, l' historicisme, l' existentialisme..............

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    • 05/02/2018 11:08

 

L'Etat et la liberté

Cette « belle totalité » éthique, Hegel croit la trouver (dans ses écrits de jeunesse) dans la Grèce classique où l'individu place son bonheur dans sa participation active comme citoyen à la chose publique permettant l'harmonie entre l'individu et l'État (notamment par la religion civique, liée à la vie de la communauté politique). L'harmonie est donc réalisée entre l'individu et le peuple offrant une liberté authentique. Elle a cependant été rompue (apparition de la distinction vie privée/vie publique) par le christianisme et ses corollaires : la conscience malheureuse (conscience de la contradiction entre la vie finie de l'homme et sa pensée de l'infini), la dissolution de l'État et l'individualisme (principe de subjectivité absolue : savoir que l'individu a de l'absolu en lui-même), une médiation du pouvoir est donc nécessaire (Hegel oppose la démocratie antique à la monarchie moderne qui permet de concilier les volontés particulières/subjectives et la volonté générale/objective. Les principaux caractères de l'État moderne hégélien sont : monarchie constitutionnelle, centralisation administrative, décentralisation économique, servie par un corps de fonctionnaires de métier, sans religion d'État, souverain à l'intérieur comme à l'extérieur). Hegel tente donc la synthèse entre la philosophie d'origine grecque et le christianisme, sources fondamentales de la civilisation occidentale.

La totalité rationnelle hégélienne constitue, pour Karl Popper, la base philosophique du totalitarisme politique6. Entre l'État et l'individu se trouve cependant la société civile (l'État du libéralisme économique), elle est le lieu de l'opposition la plus déchirante : celle de la pauvreté et de la richesse, conséquence de la division du travail (anticipation de l'analyse marxienne de l'aliénation symbolique du travailleur : celui-ci ne peut plus se reconnaître dans le produit de son travail) et des « incessantes variations du marché.» (Jean Hyppolite[réf. à confirmer]) Seul le lien corporatif à travers des états (corporations, syndicats, communautés structurant la société civile) permet de compenser cette réalité des sociétés industrielles, de réconcilier le citoyen avec l'État (il joue un rôle de régulateur à travers une politique économique, ajustant les intérêts parfois conflictuels des producteurs et des consommateurs).

L'histoire est donc une prise de conscience progressive par l'esprit de sa fin (une intériorisation remémorante (all. Er-innerung) de l'esprit) que Hegel nomme destin dans ses écrits de jeunesse (il distingue des destins caractéristiques au judaïsme et au christianisme). Elle est passage de l'en-soi au pour-soi. La finalité de l'histoire existe d'abord sans être connue mais la prise de conscience s'opère progressivement. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Le%C3%A7ons_sur_la_philosophie_de_l%27histoire#L%27Etat_et_la_libert%C3%A9)

cool

A bientôt.

Amitié.

J'enregistre ton texte qui est une  intellectuelle.....j' aimerai tellement discuter

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