Quelle organisation?

Que pouvons-nous faire? Certains d'entre vous disent manquer de temps. Je pense que c'est une question de découpage des tâches. Ne sous-estimons pas le fait qu'un commentaire, un lien, un contact, ça fait avancer le schmilblick si nous sommes nombreux. Essayons de préciser ce que ce projet peut devenir.

 

On peut commencer par distinguer 3 niveaux : les actions, le tissage, les états généraux.

 

  1. Evidemment, organiser une action européenne prend du temps et cela ne se fait pas seul. Et il faut (en apparence) choisir parmi les modalités : manifestation? forum social européen? action économique? campagne de communication/buzz/saturation des serveurs? désobéissance civile (par exemple en matière de droit des étrangers)? Mais là non plus, ne sous-estimons pas ce qui se fait déjà.
  2. Tisser des liens : entre des connaissances, entre des acteurs, entre des connaissances et des acteurs. Là aussi, le tissu est déjà fortement structuré. cf réseau des communes hors AGCS, réseau Attac, mouvements en expansion (appel des appels, manifeste des économistes...), fédération européenne des syndicats, échanges entre réseaux de médias, etc.
  3. Les états généraux : la rédaction d'un cahier de doléances, d'une charte, d'un manifeste... réunissant les revendications convergentes pourrait constituer un programme politique, auquel pourraient adhérer des partis. Présenter un projet cohérent et concret permettrait de se dégager de l'image médiatique d'un mouvement social sans propositions, d'une rue colérique-inquiète et sans idées.

 

Ces trois niveaux peuvent être travaillés indépendamment (même si le premier repose sur les 2 autres).

Carte réalisée avec VUE (Visual Understanding Environment, compatible ontologies RDF, open source)

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Faire un rhizome :

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« 1° et 2° Principes de connexion et d’hétérogénéité : n’importe quel point d’un rhizome peut être connecté avec n’importe quel autre, et doit l’être. C’est très différent de l’arbre ou de la racine qui fixent un point, un ordre."

Gilles Deleuze et Félix Guattari, Mille plateaux, Rhizome (p. 13).

 

« Il y a donc en troisième lieu une grande différence d'espace : l'espace sédentaire est strié, par des murs, des clôtures et des chemins entre les clôtures, tandis que l'espace nomade est lisse, seulement marqué par des « traits » qui s'effacent et se déplacent avec le trajet. Même les lamelles du désert glissent les unes sur les autres en produisant un son inimitable. Le nomade se distribue dans un espace lisse, il occupe, il habite, il tient cet espace, et c'est là son principe territorial. »

Ibid, Traité de nomadologie (p. 472)

 

 

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