Mensonges d’Etat et leurs proliférations médiatiques par des soi-disant experts ?

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Le bouclier fiscal, cher enfant de Sarkozy et idole de la droite en générale, est une mesure ayant été conçue pour déjà privilégier des privilégiés. Ensuite cela a aussi concerné un petit nombre de personnes faisant partie de la classe dite moyenne et « réussissant » à recevoir des heures supplémentaires. D’ailleurs, depuis que la France était en crise et bien avant que la crise d’état soit dissimulée malgré elle par une crise mondiale (comme une forêt venant cacher un arbre), les heures supplémentaires sont devenues rares et des « sériales killeuses » des agences intérim et des CDD. On pourrait aussi comparer cette mesure à celle de Martine Aubry, les 35H, pour bien distinguer deux politiques distinctes : Une basée sur le partage le plus égal possible pour tous et l’autre, sur comment priver une majorité pour donner à une minorité. Et on pourra remarquer ce point commun entre ce que disaient les patrons sur les 35H et ce que dit la gauche du bouclier fiscale : C’est une aberration.

Mais je reviens à mes moutons après cette légère parenthèse pour me poser les questions suivantes (que je vous poses à tour pour ne plus y réfléchir seul), suite à mes réflexions nées d’une certaine logique de droite consistant à dire que donner de l’argent aux plus précaires ne relancerait pas l’économie française parce qu’ils achèteraient forcément des produits étrangers avec.

1) Par quelle magie de l’argent donné à des favorisés relancerait l’économie nationale à contrario de celui donné a des personnes en situation précaire ?

2) L’argent donné étant des « euros », n’est-il pas plus réaliste de dire que donner des euros au plus précaires permettrait de relancer l’économie européenne ou alors est-ce qu’en Europe, on ne vendrait que produits « étrangers » ?

3) Parmi les sociétés étrangères et privatisées dans lequel irait soit disant l’argent donné au plus précaires, il n’y aurait-il donc aucun actionnaire français, européen ?

4) Entre les plus favorisés et les plus précaires, qui des deux achèteront plutôt de la nourriture et des services de proximité (restauration, spectacles) et les autres les « magnétoscopes japonais » chères à Sarkozy (ou des actions dans des sociétés étrangères, des produits et des voyages à l’étranger) ? Combiende défavorisés passent leur weekend à Marrakech ou vont faire du shopping à Londres ?

5) Est-ce que notre président de la république achète que des produits français ? Ses lunettes de soleil, ses montres, ses costumes etc.. ne sont-ils en majorité conçus et achetés en France ?

6) Doit-on éviter de partir en vacances à l’étranger pour ne pas « consommer étranger » ? Doit-on rester en France ?

7) Dire qu’on ne peut que consommer étranger en France, n’est-il pas un aveu que la mondialisation à outrance, nous dépossède de toute richesse nationale ?

8) Devrons-nous dans un futur proche indiquer sur les produits de consommation, ce qu’il faut acheter grâce à une étiquette bien visible pour être sur que l’argent aille bien vers les entreprises françaises et/ou européenne ? Giscard, président à l’époque, nous avait bien lancé après tout une campagne publicitaire nous « conseillant » d’acheter français pour redresser le pays non ?

Bref rien de clair et cohérent dans tout cela et donc, plus de questions que de réponses sur la fin de la crise.

On le voit bien, la logique de droite est en droit chemin avec une vielle logique typique à leur façon de penser consistant à dire par exemple qu’en donnant de l’argent à un mendiant, forcément il ira s’acheter de l’alcool avec et que donc autant ne rien lui donner (dans ce cas, la possible mauvaise conscience d’être égoïste et/ou radin est auto-digérée par l’autosuggestion d’avoir bien agi en agissant pas). Un autre exemple de perversité en mon sens de l’immoralité décomplexée.

Plus généralement, la suspicion servant à diviser les opinions afin d’éviter une cohésion générale (et donc un regroupement massif majoritaire face une pensée unique qui deviendrait minoritaire) permet au gouvernement pendant ce temps de continuer comme si rien ne se passait toujours dans la même façon de penser (et panser) : Soigner les biens portant.

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