une révolution pacifique

c'est relativement paradoxale d'entendre des politiques de l'ump craindre une révolution, ou de dire que rien n'est jamais arrivé de bon aprés une révolution.

 

c'est tout simplement renier la république et la démocratie,

 

" sous les pavés, la plage "

 

depuis 1789, nous sommes tous des citoyens qui croient au principes de la république : liberté, égalité, fraternité. cela s'est fait grace à une révolution. une partie du discours de Nicolas Sarkozy pour les élections s'est destiné à renier les acquis de mai 68,

 

 

 

La victoire sociale : les acquis de mai-juin 1968

 

• Augmentation du SMIG le 1er juin de 35 % à Paris et de 37 % en province.
• Suppression du salaire minimum agricole (SMGA) d’où augmentation pour les ouvriers agricole de 56,2 à 59,4 %
• Augmentation générale des bas salaires de 20 à 30 % (94 accords de branches conclus).
• Pour certains jeunes, le cumul des mesures aboutit à doubler le salaire.
• 60 autres avantages : reclassifications, titularisations, inclusions de primes dans le salaire, nouvelles primes et indemnités, réduction et suppressions d’abattement d’âge et de zone , clause de garantie de ressources, abolition des primes anti-grèves, etc…
• Réduction du temps de travail sans diminution de salaire. Congés supplémentaires, nouveaux jours fériés payés, mesures de pré-retraites, etc…
• Cinquième semaine de congés pour les jeunes travailleurs obtenue dans une dizaine de branches.
• Réduction des inégalités de salaires et de promotion pour les femmes et les jeunes. Protection de la maternité, formation professionnelle, etc…
• Paiement partiel ou total des jours de grèves.

Victoire du droit syndical
• Reconnaissance de la section syndicale d’entreprise
• Protection des délégués syndicaux
• Crédit d’heures de fonction et octroi d’un local syndical dans l’entreprise
• Réunion mensuelle dans l’entreprise et libre diffusion de la presse syndicale.
• Liberté de l’affichage syndical, de la collecte des cotisations.

Par la suite
• Relevé de conclusions du 2 juin 1968 dans la Fonction Publique et les services publics.
• Loi du 31 décembre 1968 sur la formation professionnelle
• Accord national du 10 février 1969 sur la garantie de l’emploi, etc…

 

 

la révolution de mai 68, n'a t-elle pas permis de croire à un monde plus équitable et libéré de la dictature de la production et de l'argent.

 

ou en sommes-nous aujourd'hui de cet idéal ? la crise mondiale empêche tout le monde de rêver à un monde meilleur, la morosité envahit les esprits, et le contexte politique et social est en déclin.

 

par quels mécanisme ne parvient-on plus a affirmer notre volonté aujourd'hui en un monde meilleur, ou serait réconcilié la logique de l'argent et du capitalisme avec l'intérêt commun.

 

en quoi cette crise représente un puissant moyen de conditionnement et semble l'argument imparable à toute contestation politique ? personne ne peut plus se plaindre de perdre son emploi ou d'être sous-payé, puisque c'est à cause de la crise financière qu'il n'y a pas d'autres solutions,

 

que représente concrêtement cette crise, un système qui ne parvient à s'équilibrer pour construire un autre idéal ?

 

alors à quoi sert notre progrés, de nos usines, de nos médias, de notre science, si ce n'est de permettre à construire un monde meilleur

 

si il faut inventer une révolution aujourd'hui, c'est celle d'une révolution pacifique, technologique et morale, la volonté d'inventer un monde qui fonctionne mieux et apporte à tous un équilibre, en créant des outils concrêts pour le faire et redonnant un sens à l'idée de progrès et de productivité, qui ne se résume pas à contribuer au désordre et au désenchantement du monde, par l'asservissement d'une logique économique sans raison et sans idéal.

 

nous sommes libres de ce système, pouvons se décomplexer d'une logique d'un travail inutile, et permettre que la politique et notre philosophie soient capables de construire un monde plus riche, pacifié et civilisé qui fonctionne mieux et dont on construit une cohérence grace à notre part créative.

 

c'est l'opposition à un monde d'une bureaucratie autoritaire sensée servir à constuire le bonheur par celui d'une vision d'un monde qui permet de concevoir ce bonheur et de l'inventer par la cohérence d'une émacipation culturelle et humaniste.

 

si l'on pouvait inventer un espace de liberté au sein du monde moderne pour défendre la culture, le progrès scientifique et technologique, et une philosophie de vie différente, on parviendrait symboliquement et matériellement à dépasser la logique mortifère de l'économie, et que cet espace de liberté soit un répère pour fabriquer un monde plus juste, enthousiaste et pacifié.

 

c'est cette révolution que le monde contemporain se devrait d'initier par le soutien des forces politiques et de la conscience politique de chacun.

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