Billet de blog 3 avr. 2020

Le sens de la comédie selon Pierre Salvadori

Remis en avant avec le succès critique et public de « En liberté ! », Pierre Salvadori a construit une œuvre personnelle conséquente depuis plus de vingt-cinq ans et 9 longs métrages.

Cédric Lépine
Critique de cinéma, essais littéraires, littérature jeunesse, sujets de société et environnementaux
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Au sujet de l’ouvrage : Pierre Salvadori, le prix de la comédie de Nicolas Tellop, Quentin Mével et Dominique Toulat

Cet ouvrage destiné à découvrir un cinéaste à travers son œuvre, se divise en deux parties consacrées à l’ensemble de la filmographie de Pierre Salvadori : la première repose sur l’analyse personnelle de Nicolas Tellop pour déterminer un style et des références cinématographiques, tandis que la seconde est un entretien réalisé par Quentin Mével et Dominique Toulat avec le cinéaste en s’arrêtant sur chacun de ses neuf longs métrages dans un ordre chronologique. La première partie constitue ainsi une première approche introductive globale de Pierre Salvadori en faisant de lui un humble maître de la comédie, nourri notamment par la comédie classique américaine, celle de la screwball comedy des années 1940 et plus particulièrement du sens de l’écriture des dialogues et des scénarios de Lubitsch. Cette référence ensuite est pleinement assumée de l’aveu même de Salvadori en entretien. Dans la seconde partie en effet, le cinéaste prend le temps de décortiquer la réalisation de ses films, en privilégiant notamment l’approche de la réalisation plutôt que celle thématique de ses films. Ainsi, il en découle le portrait de la naissance d’un cinéaste film après film, toujours en quête de reconnaissance et de légitimité au sein d’une industrie qui fait peu cas des atermoiements d’un auteur dans sa réflexion sur le monde et sur lui-même. Le lecteur est ainsi invité à découvrir comment des idées de films émergent et comment le sens de la mise en scène de la comédie s’est peu à peu imposé chez Pierre Salvadori.

Pierre Salvadori, le prix de la comédie
de Nicolas Tellop, Quentin Mével et Dominique Toulat

Nombre de pages : 139
Date de sortie (France) : 16 novembre 2018
Éditeur : Playlist Society
Collection : entretien/cinéma

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Les agentes du KGB étaient des Américaines comme les autres
Pendant la guerre froide, Russes et Américains arrivent à la même conclusion. Ils misent sur le sexisme de leurs adversaires. Moscou envoie aux États-Unis ses meilleures agentes, comme Elena Vavilova et Lidiya Guryeva, qui se feront passer pendant dix ans pour de banales « desperate housewives ».
par Patricia Neves
Journal — Corruption
Le fils du président du Congo est soupçonné d’avoir blanchi 19 millions d’euros en France
La justice anticorruption a saisi au début de l’été, à Neuilly-sur-Seine, un hôtel particulier suspecté d’appartenir à Denis Christel Sassou Nguesso, ministre et fils du président autocrate du Congo-Brazzaville. Pour justifier cet acte, les juges ont rédigé une ordonnance pénale, dont Mediapart a pris connaissance, qui détaille des années d’enquête sur un vertigineux train de vie.
par Fabrice Arfi
Journal — Écologie
« L’urbanisation est un facteur aggravant des mégafeux en Gironde »
Si les dérèglements climatiques ont attisé les grands incendies qui ravagent les forêts des Landes cet été, l’urbanisation croissante de cette région de plus en plus attractive contribue aussi à l’intensification des mégafeux, alerte Christine Bouisset, géographe au CNRS.
par Mickaël Correia
Journal — Santé
Les effets indésirables de l’office public d’indemnisation
Depuis vingt ans, l’Oniam est chargé d’indemniser les victimes d’accidents médicaux. Son bilan pose aujourd'hui question : au lieu de faciliter la vie des malades, il la complique bien trop souvent.
par Caroline Coq-Chodorge et Rozenn Le Saint

La sélection du Club

Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
La sobriété, c'est maintenant ou jamais
Le bras de fer en cours avec la Russie autour des énergies fossiles est l’occasion d’entrer de plain-pied dans l’ère de la sobriété énergétique. Pourtant, nos gouvernants semblent lorgner vers une autre voie : celle qui consiste simplement à changer de fournisseur, au risque de perdre toute crédibilité morale et de manquer une occasion historique en faveur du climat.
par Sylvain BERMOND
Billet de blog
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
[Rediffusion] Le choix de redéfinir collectivement ce dont nous avons besoin doit être au centre des débats à venir si l'on veut réussir la bifurcation sociale et écologique de nos sociétés, ce qui est à la fois urgent et incontournable.
par Eric Berr
Billet de blog
Réflexions sur le manque (1) : De la rareté sur mesure
Pour que l’exigence de qualité et de singularité de l’individu contemporain puisse être conciliée avec ses appropriations massives, il faut que soit introduit un niveau de difficulté supplémentaire. La résistance nourrit et relance l’intérêt porté au processus global. Pour tirer le meilleur parti de ces mécanismes psycho-comportementaux, nos sociétés "gamifiées" créent de la rareté sur mesure.
par clemence.kerdaffrec@gmail.com