L’émancipation des esprits dans le cinéma de Guy Maddin

Entre le cinéma expérimental et le cinéma indépendant soutenu par l’industrie du cinéma se trouve Guy Maddin qui, au fil de ses films à l’instar du professeur Frankenstein, vient redonner vit à des pans de l’histoire du cinéma que d’aucuns considéraient morts.

Au sujet du livre Guy Maddin, un cinéma hanté de Laura Pardonnet

C’est à l’occasion notamment du tournage des courts métrages de Guy Maddin au centre Pompidou de Paris sur le thème du spiritisme que Laura Pardonnet a pu rencontrer le cinéaste à l’œuvre. Sous la forme d’un essai, elle propose de revisiter de manière toute subjective la filmographie de Guy Maddin comme s’il s’agissait d’une œuvre globale nourrie par une ferme intention de faire revivre les intentions primitives du cinéma en convoquant aussi bien l’expressionnisme muet, que le surréalisme du Chien andalou de Buñuel, les obsessions d’Hitchcock à travers Sueurs froides, l’émancipation jubilatoire de Jean Vigo dans Zéro de conduite… Le cinéma de Guy Maddin devient alors une séance de spiritisme où les créateurs d’hier sont convoqués pour s’exprimer dans le monde contemporain et partager leur regard distancié. Il fallait bien la forme libre de l’essai et toute la richesse de la sensibilité et du symbolisme de Laura Pardonnet pour entrevoir l’œuvre singulière de Guy Maddin au fil notamment d’extraits de ses interventions publiques et d’entretiens individuels. Une déclaration d’amour passionnée au cinéma émancipé où les fantômes de l’enfance du cinéma ne cessent de réapparaître au fil des projections !

 

 

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Guy Maddin, un cinéma hanté
de Laura Pardonnet


Nombre de pages : 100
Date de sortie (France) : 26 avril 2018
Éditeur : MAREST Éditeur
Collection : Essais

 

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