Au sujet du livre Cinq nouvelles italiennes de Thierry Loisel
Quatre décennies plus tôt, l’écrivain Thierry Loisel faisait de ses voyages en Italie une expérience littéraire intrigante où chacune des nouvelles est l’opportunité d’une plongée subjective inédite face aux éléments minéraux façonnés par la main de l’homme des siècles passés. Cette plongée dans l’appréhension sensorielle par l’auteur des lieux laisse une sensation étrange où le réalisme s’efface dans une réflexion métaphysique de l’histoire des hauts lieux artistiques pour laisser peu à peu place à la philosophie du dénuement avec la figure de Saint François d’Assise au centre de la quatrième nouvelle.
Le monde décrit par Thierry Loisel est d’autant plus déroutant que les êtres humains semblent avoir désertés pour ne laisser place qu’à des fantômes qui figures autant de portes à entrouvrir pour s’inscrire dans une langue histoire humaine qui loin d’avoir lâché tous ses secrets. La poésie des mots de Thierry Loisel prend le contrepied du guide touristique en offrant un mouvement dans l’espace où le véritable voyage est intérieur, tandis que les lieux sont autant de clés pour entrer dans des expériences semi-mystiques.
Ainsi, ces « nouvelles italiennes » se construisent sur l’archéologie de la mémoire laissant la libre interprétation produire du sens pour conserver le mystère de la création qui parcourt les siècles.
Agrandissement : Illustration 1
Cinq nouvelles italiennes
de Thierry Loisel
Nombre de pages : 96
format : 13 x 20 cm
Date de sortie (France) : 2 septembre 2016
Éditeur : Les Éditions Bleu & Jaune