Appel pour Rue89Bordeaux

                    Je relaie volontiers cet appel de Rue89Bordeaux. Rue 89 joue un rôle essentiel pour l'information, dans notre bonne ville de Bordeaux, où la pluralité de la Presse est un voeu pieux. Une voix originale et qui ne se perd pas dans les anecdotes mais aborde sans trembler les problèmes essentiels de notre Métroppole. Mais si les lecteurs sont nombreux, les abonnés sont un nombre dérisoire. D'où cet appel qui vise à augmenter de manière significative et pérenne les abonnements. Que ceux qui suivent notre édition se mobilisent pour que cet appel soit entendu et que Rue89Bordeaux ne mette pas la clé sous la porte.

Rue89 Bordeaux a besoin de 1000 abonnés pour continuer à exister 

 

 

 

Créé le 31 janvier 2014 par des Bordelais, à quelques mois des précédentes élections  municipales, le site indépendant d’information locale pourra-t-il couvrir correctement la prochaine campagne et attaquer sa septième année ? A vous, celles et ceux qui nous lisent, d’en décider.

Depuis près de 6 ans, Rue89 Bordeaux est porté à bout de bras par deux de ses cofondateurs, Simon Barthélémy et Walid Salem, et par une équipe de journalistes pigistes. Aujourd’hui, les deux premiers se payent peu ou pas. Le montant des piges versées à nos journalistes n’est pas au niveau que nous le voudrions et qu’ils le mériteraient.

Il nous est dorénavant impossible de continuer ainsi. Rue89 Bordeaux a besoin d’un modèle économique pérenne, offrant une rémunération digne à tous ceux qui l’animent.

Par ailleurs, alors que les élections municipales se présente, l’équipe a besoin d’avoir les reins solides pour couvrir rigoureusement cette campagne, en donnant comme nous tentons de le faire la priorité au fond, et en dépistant le vrai du faux dans les promesses et bilans des candidat.e.s.

Cela suppose le soutien des lecteurs, et d’atteindre les 1000 abonné.e.s, contre 231 aujourd’hui.

Si nous n’atteignons pas l’objectif des 1000 abonné.e.s le 31 janvier 2020,
date de notre sixième anniversaire,
l’aventure s’arrêtera là.

 Comment s’abonner ?

Pour vous abonner, la procédure est simple. Rendez vous sur ce lien pour créer votre compte utilisateur et souscrire à votre abonnement.

Vous allez fournir des données à caractère personnel. Aucune inquiétude ! Conformément à la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, le traitement de vos données personnelles fait l’objet d’une déclaration ordinaire (numéro 1996322 v 0) auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (Cnil). 

Rue89 Bordeaux ne communique pas vos données à des instituts de sondage, d’études de marché et/ou à des sociétés partenaires dans le cadre d’opérations commerciales. Les informations nominatives recueillies sont conservées conformément aux règles prescrites par la loi « Informatique et Libertés », et pendant une durée justifiée par la finalité du traitement.

Pour en savoir plus, allez sur la page des Conditions générales d’utilisation. 

Pourquoi 1000 abonnés ?

1000 abonnés c’est la garantie d’une entrée d’argent régulière pour mettre fin à l’instabilité de notre trésorerie. Celle-ci, malgré l’attention portée à la gestion financière de la structure, fluctue de manière peu rassurante, ne permettant pas d’envisager des salaires stables et durables.

Faisons un calcul simple : 1000 abonnés équivalent environ (selon si l’abonnement est mensuel : 5€, ou annuel : 50€) à 5000€ par mois. Cette entrée régulière peut assurer deux salaires de 1300€ net par mois – soit le niveau du SMIC – et les charges salariales et patronales (367,40€ pour les premières et 701,40€ pour les deuxièmes, coût total d’un salaire = 2371,40€).

 Comment Rue89 Bordeaux vit aujourd’hui ?

La moyenne de notre chiffre d’affaires calculée sur les deux dernières années est de 50 000€ (61 479€ en 2018, 35 414€ en 2017).

Nos ressources proviennent de la publicité pour plus de la moitié. En outre, nous bénéficions d’aides occasionnelles (soutien de Bordeaux Métropole pour le concours de nouvelles en 2018) et de subventions (fonds de soutien aux médias d’information sociale de proximité depuis 3 ans), ainsi que d’autres entrées (animation de débats, salon du vin…). La part des abonnements oscille quant à elle entre 10% à 25%.

En regard, 85 % de nos dépenses sont en lien direct avec l’activité de journalisme, pour le paiement de nos journalistes et pigistes.

Et nous ne comptons pas lever le pied là dessus puisque notre objectif est d’améliorer la fréquence de parution, de développer le contenu, en mobilisant tous les moyens humains nécessaires.

Augmenter nos ressources nous permettra ainsi :

– De revoir à la hausse la grille des tarifs pour les pigistes (actuellement un forfait de 100 euros net par article)
– Améliorer nos outils informatiques
– Prévoir la location d’un bureau fixe pour la rédaction

Comment se fait-il que le média ne soit pas rentable ?

A son démarrage, Rue89 Bordeaux s’est lancé grâce aux fonds privés de ses cofondateurs, en particulier grâce à ceux d’Adrien Soland. 

Le média a perduré grâce à la générosité de plus de 1000 donateurs lors de sa campagne de financement participatif en 2016 (36000 euros récoltés), à l’accompagnement des annonceurs, et au soutien de sa fidèle audience. 

Suite à cette campagne réussie, notre média a tenté de se diversifier, passant d’un modèle financé exclusivement par la publicité à un autre reposant sur une palette d’activités – évènementiel (salon des vins naturels…), concours de nouvelles, éducation aux médias, animations de débats… – et sur l’accès payant à certains de nos articles (enquêtes, grands reportages, informations exclusives…).

Le bilan de 2018 a été prometteur, en partie dû à l’arrivée dans l’équipe de Virginie Wiblé-Dubuis pour assurer le développement économique, et à la progression des abonnements passant de 150 à 231.

Ce dernier bilan nous avait laissé espérer un début de consolidation, mais la croissance attendue en 2019 n’est pas au rendez-vous : recettes publicitaires qui stagnent, difficulté de reconduire certaines opérations comme le concours de nouvelles (-15%), fréquentation faible de nos événements comme le salon des vins naturels (-15%)…

Ces déceptions, conjuguées à d’autres paramètres tels que le contexte économique global de la presse, viennent bousculer l’engagement personnel, total – à la limite du bénévolat –, de ses fondateurs.

L’équipe de Rue89 Bordeaux travaille pour ses lecteurs : à ses lecteurs de lui donner les moyens de travailler.

 Quel est le bilan moral de Rue89 Bordeaux ? 

Fonctionner avec trois bouts de ficelles n’a pas empêché Rue89 Bordeaux d’obtenir des audiences excellentes (120 000 visiteurs uniques en moyenne chaque mois) et d’être salué pour son travail.

En peu de temps nous nous sommes imposés comme une des références locales de l’investigation, des grands reportages et des papiers de fond.

Nous avons publié plusieurs révélations (fin du format actuel de Vinexpo, business de l’élu d’extrême-droite François Jay…). Nous avons produit nombre de dossiers et d’analyses fouillés – sur Bordeaux et ses relations complexes avec ses « cités satellites » (un an avant les Gilets jaunes), sur les transports addicts à la voiture, ou sur les problèmes du logement

Le tout en cultivant une certaine différence, dans notre liberté de ton et notre engagement. Sans être pour autant partisan dans son traitement de l’information, Rue89 Bordeaux assume ainsi parfaitement de donner une place privilégiée aux marches pour le climat, aux combats des sans (papiers, abris, emploi…), à l’accueil des réfugiés, aux luttes féministes, sociales et écologistes… 

Rue89 Bordeaux contribue à la pluralité de la presse sur la métropole bordelaise. Cette pluralité, conjuguée à la diversité du traitement de l’information, constitue un enjeu démocratique important, au même titre que l’indépendance de la presse. 

Aujourd’hui se pose simplement la question de sa pérennité, et elle est entre vos mains. L’équipe de Rue89 Bordeaux travaille pour ses lecteurs : à ses lecteurs de lui donner les moyens de travailler.

Pourquoi cette campagne pour des abonnements et pas un appel aux dons ?

Nous avons voulu cet appel à nos lectrices et lecteurs différent d’un financement participatif habituel. Et ceci pour de simples raisons :

– la première est de vous compter sans tarder parmi nos abonné.e.s et vous permettre d’accéder aussitôt à nos articles payants ;
– la deuxième est d’éviter les frais d’une plateforme de crowdfunding et de raisonner en circuit court ;
– la troisième est de permettre une rentrée financière régulière et non pas une opération « one shot » ;
– la quatrième est que nous souhaitons proposer désormais des invitations à divers débats, spectacles, conférences de rédaction… réservées à notre cercle d’abonné.e.s.

Ce choix fera de nos actuels et futurs abonné-e-s les ambassadeurs de notre campagne et les défenseurs de ce média indépendant de proximité.

Si le nombre d’abonnés n’est pas atteint, que deviennent les abonnements souscrits ?

Notre objectif est d’atteindre 1000 abonnements ou plus. Avec à ce jour 231 abonnements, il nous en faut donc 779 supplémentaires.

Inutile de vous rappeler que 5€/mois équivalent à peine au prix de 3 cafés ou d’une pinte de bière. Certains d’entre vous diront qu’il est difficile de répondre à toutes les sollicitations, et nous les comprenons.

Mais comment garantir notre liberté vis-à-vis de tout pouvoir politique et économique ? Comment réussir à se passer de publicité (comme d’autres médias tels que Marsactu, Les Jours, Mediapart…) ? Comment éviter que du temps et de l’énergie soient consacrés aux activités annexes, parfois au détriment de notre vocation première, le journalisme ?

Si, le 31 janvier 2020, le compte d’abonnés n’y est pas, tous les prélèvements automatiques mis en place par les lecteurs pour leurs abonnements seront arrêtés. Ensuite, le site sera hors ligne.

Chaque semaine, nous ferons le point sur l’évolution de cette campagne et sur le nombre d’abonnements atteint.

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