patrick rodel

Abonné·e de Mediapart

Billet publié dans

Édition

Bordeaux sur Garonne

Suivi par 173 abonnés

Billet de blog 16 mai 2014

patrick rodel

Abonné·e de Mediapart

Mistigri des Toits, un chat sur les toits de Bordeaux

On projetait, hier, en avant-première, un film de Patrick Glotin, Mistigri des Toits. Il sera diffusé le samedi 24 mai 2014 à 15h25 sur France3Aquitaine.  et il ne faudrait pas le manquer. Une réussite que ce documentaire sur la faune et la flore urbaines - en l'occurrence, Bordeaux - qui a demandé plus de deux ans de travail à l'auteur et à son équipe. Le résultat est passionnant, les photos très belles.

patrick rodel

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

On projetait, hier, en avant-première, un film de Patrick Glotin, Mistigri des Toits. Il sera diffusé le samedi 24 mai 2014 à 15h25 sur France3Aquitaine.  et il ne faudrait pas le manquer. Une réussite que ce documentaire sur la faune et la flore urbaines - en l'occurrence, Bordeaux - qui a demandé plus de deux ans de travail à l'auteur et à son équipe. Le résultat est passionnant, les photos très belles. On y découvre une vie animale que l'on ne soupçonne pas toujours - les scorpions des Chartrons sont bien connus, qui quittent l'été les caves où ils séjournent habituellement pour venir chercher un peu de chaleur sur les toits - une variété non négligeable d'oiseaux - le milan noir, la pie, les corbeaux, de plus en plus nombreux - mais surtout toute une pléïade de passeraux - l'invasion des étourneaux est traitée avec beaucoup d'humour. Le héros éponyme du film, Mistigri - un acteur tout à fait remarquable ! compliments à sa dresseuse - se promène dans Bordeaux au rythme des saisons et explore aussi bien les égouts que ces jardins secrets qui sont un des charmes de la ville.

                                     L'idée du film est qu'il y a une continuité entre le monde animal et le monde humain, entre le  rat des champs et le rat des villes, aimerait-on dire,  que les hommes et les animaux sont des commensaux, que les animaux jouent un rôle important dans un équilibre écologique et que les hommes des villes peuvent offrir à certaines espèces animales menacées par une agriculture qui use et abuse des pesticides un véritable abri - le cas des abeilles est exemplaire. C'est sans doute une thèse assez optimiste et qui tranche avec un catastrophisme ambiant. Glotin qui a réalisé  beaucoup de documentaires animaliers a un respect vrai pour les animaux et ce regard émerveillé sur la beauté du monde qu'on garde de l'enfance.

                                    Certains en ont profité pour chanter les louanges de la politique de la ville. Les enjeux du film sont ailleurs. Il n'est pas dit que les urbains sont près à accepter la cohabitation avec l'animal - certains habitants du quartier écologique Gynko n'aiment pas partager les plans d'eau avec un ragondin....

                                    Une anecdote pour finir. L'équipe était à la recherche d'un chien assis pour filmer les séquences où le chat entrait et sortait de la maison de sa maîtresse. Ils en avaient repéré un, particulièrement photogénique. Ils sonnent à la porte de l'immeuble et disent : nous sommes à la recherche d'un chien assis, vous en avez un sur votre toit. Les jeunes étudiants qui y résidaient sont de très bonne volonté ; ils vont voir sur le toit, n'y trouvent pas trace de chien, assis ou debout, et reviennent fort dépités...

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.