photo laurent theillet
"Roms : « En France, les poubelles sont plus riches »"
"Un an après le fameux discours de Nicolas Sarkozy, la situation des Roms en France reste précaire et complexe. Exemple au squat de Thiers-Benauge, le plus grand de Bordeaux."
"Dans le squat de Thiers-Benauge, le plus grand de Bordeaux, sur la rive droite, on cherche Krazimir, Rom bulgare. « Un parcours typique » pour les habitants des squats bordelais, explique Fanny, une bénévole de l'association Procom, qui milite pour les droits des Roms. Elle jure qu'elle l'a vu ici, il y a une dizaine de jours. Il avait été évacué du squat de Villenave-d'Ornon. Ne sachant où aller, il a débarqué là avec sa famille. Il a construit une cabane de bois et de cartons dans le hangar désaffecté de l'ancienne gare, propriété de la CUB. Auparavant, Krazimir était à Floirac. Un immense bidonville insalubre, démantelé il y a un peu plus d'un an. "
"On ne trouve pas Krazimir. L'endroit est immense. Une vraie ville dans la ville. Avec ses quartiers. D'abord, des bâtiments. Vétustes. Dans une semi-pénombre, des dizaines de familles s'entassent sur plusieurs étages. Chaque pièce ou couloir est occupé, inégalement amé- nagé. Les odeurs de cuisine mêlées à l'humidité imprègnent les murs. « Quand vous partez, vous êtes sûrs de ne pas retrouver votre place », explique Jivka, une femme d'un certain âge. Dans sa famille, il y a 12 personnes. Ils occupent deux pièces. Les vêtements des enfants, elle les trouve dans les poubelles."
Lire l'article complet de Sud-Ouest ici : http://www.sudouest.fr/2011/08/19/en-france-les-poubel-les-sont-plus-riches-477837-710.php
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[Le]délégué régional d'Unité police (syndicat majoritaire, proche de FO), s'interroge : « Les étrangers en situation irrégulière sont-ils le problème majeur de la lutte contre la délinquance ? Sur le terrain, on est plus préoccupés par l'augmentation des cambriolages et par les trafics de stupéfiants. Mais là, les moyens fondent comme neige au soleil. »
Chez certains policiers, le discours de Grenoble n'a pas fait passer la pilule d'une politique du chiffre poussée à l'extrême, associée à la suppression annoncée de 5 000 postes dans leurs rangs. « On gère la police comme une entreprise privée. On nous demande sans cesse de coller aux statistiques, cela crée vraiment un malaise », poursuit un autre fonctionnaire.