The Visitor: visite de destins qui s'entrecroisent

Walter Vale, professeur d'économie à l'université de Connecticut mène une vie solitaire et tranquille. Ses journées sont rythmées par l'unique cours qu'il dispense depuis vingt ans et par le verre de vin rituel qu'il boit chaque soir en écoutant la musique. Mais, un beau jour un événement vient bouleverser le cours monotone de son existence. En rentrant dans son appartement new-yorkais il tombe nez à nez avec deux jeunes inconnus: Tarek et Zineb. Lui est originaire de Syrie et joue du djembé; elle vient du Sénégal et vend des bijoux artisanaux sur le marché. Progressivement, des liens se tissent entre le professeur et le jeune couple qui cohabitent désormais dans le même appartement. Leur destinée que tout opposait s'en trouve bouleversée, notamment le jour où Tarek se fait arrêter et emprisonner pour cause de situation irrégulière. La musique, le dynamisme de la jeunesse, l'amour ont réussi à sortir Walter de l'ennui mais seront-ils vaincre le système qui transforme les clandestins en criminels? Rien, n'est moins sûr.

 

Voilà pour l'histoire brute...Au delà, la force du film réside dans sa capacité à interroger une question bien contemporaine: le cas des immigrés sans papiers, sans tomber dans le déjà vu et le déjà connu. La situation n'est pas pourtant pas bien réjouissante! Malgré tout, le réalisateur propose des armes de défense pour combattre un système injuste incapable de reconnaître la force des immigrés dont chaque existence est unique. A la répression et à la violence des centres de détention, il oppose la musique, les moments partagés et les échanges de culture. Autant d'ingrédients uniques et indispensables à un monde auquel j'ose croire!

 

 

 

 

 

 

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