Entretien avec Jeanine Vernhes Arabi et Maysa Rantisi pour Ciné-Palestine Toulouse

La sixième édition du festival Ciné-Palestine Toulouse se déroule du 1er au 10 mars 2020 à Toulouse et dans la région Occitanie. Pour la découvrir, Jeanine Vernhes Arabi et Maysa Rantisi, respectivement présidente et chargée de communication de l'association organisatrice, prennent ici la parole en répondant aux questions suivantes.

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Pouvez-vous préciser vos responsabilités au sein de l’organisation de ce festival ?
Jeanine Vernhes Arabi
 : Je suis présidente de l’association culturelle, La Compagnie Ici, Là-Bas et Ailleurs (Cilba) et membre fondatrice de Ciné-Palestine Toulouse Occitanie en charge de la Coordination générale de l’événement et de la recherche de films.
Maysa Rantisi : Je suis pour ma part responsable de la communication et du développement de l’événement.

 

Comment se répartissent les responsabilités entre chacun des membres de l’équipe ?
L’équipe est constituée de 9 bénévoles. Durant l’événement nous sommes une trentaine de personnes. Chacun œuvre selon ses compétences. L’expérience professionnelle et extra-professionnelle (au sein d’associations par exemple) est un atout précieux. Chacun a choisi son ou ses domaines d’intervention en privilégiant ses champs de compétences mais aussi ses goûts.

L’équipe a entre temps acquis de nouvelles compétences (sous titrages, préparation des copies, etc.).

 

Pourquoi et dans quelles circonstances ce festival est-il né et se poursuit-il ?
La 1ère édition de Ciné-Palestine Toulouse est née en 2014. Le festival est dédié essentiellement au cinéma palestinien. Nos objectifs, mettre l’accent sur la richesse du cinéma palestinien à travers la diversité des thèmes traités et des formats (fictions, documentaires, courts et long métrages, animation…). Donner aux spectateurs, cinéphiles ou pas, l’opportunité de mieux connaître l’Histoire de la Palestine à travers son cinéma, sa culture, son peuple.

 

Quels sont les liens du festival avec les autres associations et autres structures organisatrices d’événements autour de la Palestine en France ?
Nous collaborons principalement avec le Festival Ciné-Palestine Paris, mais aussi avec Palestine en Vue en Région Rhône-Alpes. En région, Ciné-Palestine reçoit le soutien d’associations de solidarité avec la Palestine.

 

Comment avez-vous choisi les films et autres œuvres cette année ? Selon quels critères ?
Pour chaque édition, nous lançons des appels. Nous recevons également des propositions spontanées et suivons attentivement les festivals internationaux. Nous sommes en lien avec l’Institut du Cinéma Palestinien à Ramallah, l’Université Dal Al Kalima (pour la jeune génération) et des maisons de production.

Nous privilégions la qualité et portons une attention particulière sur l’universalité des thèmes abordés et sur la production des jeunes cinéastes.

 

Qu’est-ce qui vous a conduit à rendre hommage à Mohammad Bakri en sa présence : qu’est-ce que son cinéma représente pour vous ?
À chaque édition Ciné-Palestine Toulouse rend hommage, à la Cinémathèque de Toulouse, à une personnalité importante du cinéma. Mohammad Bakri est l’un d’eux. C’est un grand acteur qui a tourné aussi bien avec des cinéastes palestiniens par exemple, Michel Khleifi ainsi qu’avec des réalisateurs mondialement connus, tel que Costa-Gavras. Il est important pour nous de mettre en lumière son travail. Par ailleurs il a réalisé plusieurs documentaires dont Jenin, Jenin qui sera projeté à l’ENSAV.

 

De quels soutiens logistiques et financiers disposez-vous pour l’organisation de ce festival ?
Ciné-Palestine Toulouse est principalement soutenu par les institutions françaises, la ville de Toulouse, le Département, la Région, le Consulat de France à Jérusalem mais aussi par la Fondation palestinienne Qattan. La 6e édition a bénéficié du soutien des Amis du Village Emmaüs Lescar Pau ainsi que de la CMCAS.

 

Quelles sont vos activités à l’année ?
D’abord la préparation de la prochaine édition. Nous avons développé la formule « Ciné-Palestine Hors Saison », la dernière projection en date a eu lieu le 16 février à Céret autour de 2 courts métrages en présence d’Elias Sanbar.

Nous préparons également des lectures ; il y a par exemple un projet pour l’automne prochain d’une lecture trilingue autour de la poésie de Mahmoud Darwich et de Pablo Neruda.

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