Billet de blog 21 janvier 2026

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Cédric Lépine

Critique de cinéma, essais littéraires, littérature jeunesse, sujets de société et environnementaux

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FIFP 2026 : "Black Water" de Natxo Leuza

Face à la montée des eaux et aux inondations constantes qui engloutissent chaque année plus de surfaces au Bangladesh, la population est contrainte à fuir. Une mère de famille tente de survivre en partant travailler dans une ville à proximité tandis qu’une activiste dénonce une situation qui est la conséquence de choix géopolitiques et environnementaux.

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Illustration 1
Black Water de Natxo Leuza © En Buen Sitio Producciones

Film en compétition documentaire de la 8e édition du Festival international du film politique de Carcassonne du 15 au 19 janvier 2026 : Black Water de Natxo Leuza

Face au réchauffement climatique, les conséquences immédiates pour les populations d’un pays à l’autre ne sont pas les mêmes et le Bangladesh qui se trouve déjà dans une profonde détresse humaine tandis que les lois du marché mondialisé exploite au maximum sa main d’œuvre sous-rémunérée, est une victime majeure. Le réalisateur espagnol Natxo Leuza s’engage ici à dénoncer ce qui se passe actuellement dans ce pays en suivant deux femmes qui deviennent localement les protagonistes de son récit, incarnant deux formes de lutte face à une crise majeure qui est en train de se dessiner au fil des années.

De manière assez surréaliste, ce film sur les inondations comme catastrophe naturelle de grande ampleur, a été l’un des derniers à être diffusé à Carcassonne samedi 18 janvier 2026 au soir au sein de la huitième édition du Festival International du Film Politique alors que l’événement a été contraint à s’écourter subitement suite à un arrêté préfectoral interdisant tout événement public suite aux inondations dans le département de l’Aude. Ainsi, les pays riches ne peuvent pas cyniquement se détourner des catastrophes qui se passent dans le monde : le cinéma est là pour réveiller les consciences citoyennes pour conduire à des actions politiques enfin responsables.

Pour saisir la crise écologique et humanitaire de grande ampleur au Bangladesh, Natxo Leuza s’inspire notamment des choix de mise en scène de Koyaanisqatsi (1982) réalisé par Godfrey Reggio, pour associer de manière opératique tout un microcosme humain dans sa globalité et avec de nombreux visages anonymes, tandis que la singularité de l’expérience locale s’incarne à travers les voix de deux femmes. Un film saisissant par sa démonstration explicite tout en pointant du doigt les nombreux dangers comme la contamination des eaux avec la concentration des déchets ménagers se décomposant dans les eaux et la disparition des habitats de fortune sans cesse reconstruits et détruits.

Illustration 2

Black Water
de Natxo Leuza
Documentaire
82 minutes. Espagne, 2025.
Couleur
Langue originale : bengali

Scénario : Natxo Leuza
Images : Jokin Pascual
Montage : Natxo Leuza
Musique : Mikel Salas
Son : Maider Blazquez, Iosu Gonzalez
Production : Marga Gutiérrez et Jokin Pascual
Production exécutive : Lucía Benito De la Fuente
Société de production : En Buen Sitio Producciones
Ventes internationales : Cat & Docs

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