Nous ne sommes pas que des abonnés - Club Acte III

Médiapart est parti d'un postulat qui était qu'un Journal indépendant ne pouvait dépendre des annonceurs publicitaires. Qu'une information de qualité avait un prix et que, crime de lèse majesté, sur le Net que l'accès à un site d'information ne pouvait être gratuit.C'était un pari risqué, et cela le reste encore, ne l'oublions pas. Médiapart, ne peut donc compter que sur ses abonnés dont la démarche est tout autant militante que pécuniaire.

Médiapart est parti d'un postulat qui était qu'un Journal indépendant ne pouvait dépendre des annonceurs publicitaires. Qu'une information de qualité avait un prix et que, crime de lèse majesté, sur le Net que l'accès à un site d'information ne pouvait être gratuit.

C'était un pari risqué, et cela le reste encore, ne l'oublions pas. Médiapart, ne peut donc compter que sur ses abonnés dont la démarche est tout autant militante que pécuniaire.

 

OUI à la démocratie, OUI à la liberté d'expression et OUI à une presse indépendante. Tel est le crédo qui nous rassemble tous (ou peu s'en faut) ici. Et tant pis si j'enfonce des portes ouvertes.

 

Le Club, l'autre versant de Médiapart est à la fois un rêve et un cauchemar. Sujets à des soubresauts réguliers, à des débordements, à des lynchages en règle, à des appels à la modération plus ou moins coercitives, mais aussi à une belle aventure humaine écrite à plusieurs mains, à des amitiés aussi fortes que les inimitiés qu'il engendre et à une profusion de textes de qualité.

 

Bref la Vie ! Avec ses aléas, ses victoires et ses défaites ses caractères bien trempés ou suivistes. Une colocation en règle avec celui qui remplit le frigo et celui qui le pille, Mais plus souvent que l'on ne croit ses petits moments de bonheurs volés à l'inhumanité de l'existence en ces difficiles années d'un siècle ou tout bouge plus vite, plus durement et ou peu de situations désormais ont la stabilité que nos parents ont connu.

 

Nous sommes plus que des abonnés, des colocataires avec un règlement intérieur qui s'appelle la Charte et une modération (quoi qu'elle s'en défende), via une personne responsable du Club.

 

Certains l'ont relevé, il y a un malaise. Et ce n'est pas du à des problèmes d'égo mal géré. C'est une césure entre nous qui conduit à ce qu'il y ait les « bien-pensants » autorisés à s'exprimer et les autres juste là pour verser leur écot. Mais le Bordel permanent n'est pas une réponse non plus...

 

Alors quoi ? On entérine la normalisation du Club , on se la joue guérilla urbaine virtuelle ?

 

Quand on regarde de près la situation de notre pays, de la précarité, des sans-logis, des chômeurs, des violences de tous genres qu'elles soient sur le lieu de travail ou le lieu de vie...nous faisons tous et je dis bien tous, figure de nantis égocentriques qui se battent pour le pompon d'un manège de fête foraine.

 

Il faut passer au Club Acte III. A un véritable échange entre la Rédaction du Club et les Abonnés et pas une parole descendante et souvent condescendante. A plus de diversité et pas seulement aux sujets traités à la Une ou aux thèmes récurrents du Journal.

 

Le Club à une richesse infinie. Osons la polémique, le débat, le pluralisme et mettons plus de textes d'abonnés en Une même si leurs opinions, si elles respectent la Charte, ne vont pas forcément dans le sens de la majorité des abonnés.

 

Nous ne sommes pas que des abonnés. Nous sommes aussi Médiapart. Par notre volonté de soutien d'une Presse indépendante, par notre choix de la qualité rédactionnelle, par notre envie de démocratie.

 

Osons le Club.

 

Acte III

 

 

 

 

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