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Difficile de parler de Jonathan Harvey : un musicien génial, d'une finesse et d'une générosité rare, un homme exquis, d'une conversation charmante et d'une gentillesse pleine d'humourI il nous a quitté avant-hier à l'âge de 73 ans.

Je me souviens de nombreuses conversations — d'abord professionnelles, puis amicales — que j'ai eues avec lui. Je me souviens de sa pensée lumineuse et ouverte sur le monde, éclairée d'un mysticisme sans une ombre de prosélytisme. Je me souviens de la rigueur et de la conscience qu'il mettait à son ouvrage. Un ouvrage que, heureusement, on peut encore écouter aujourd'hui au concert et au disque.

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http://en.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Harvey_(composer)

http://www.fabermusic.com/Composers-Details.aspx?composerid=297

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Très sympathique et très ouvert, dans les années 80 à Londres, j'ai bien failli étudier avec lui grâce à Susan Bradshaw.

Il est très populaire en Angleterre comme aucun compositeur en France (l’Angleterre  - toutes classes confondues -, a un respect inné pour les compositeurs de musique dite savante, et de leur vivant aussi, et surtout).

Sa musique : très bonne synthèse de la musique impressionniste, compositeurs de musique spectrale et les acquis des avant-gardes de Schoenberg à Boulez. Une sorte de Dutilleux français même si... plus proche de Murail,; plus tard avec l'appui des synthés et de l'informatique après un passage à l'IRCAM.

Une très bonne oreille en tout cas.