Pourquoi fonder sa propre société.

S’agissant de l’état actuel de notre société, on parlera volontiers d'un éternel retour comme d'une sorte de fatalité contre laquelle on ne pourrait rien faire. Sans chercher à constater que cet aspect répétitif de l'évolution de nos sociétés et de nos civilisations procède d'un principe bien connu en physique. Celui qui énonce que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Or ces causes qui nous conduisent toujours à la même impasse, chaque fois plus désespérante, sont parfaitement connues ! Marx les connaissait, Lénine les connaissait, Engels, Mao les connaissaient. Même Fidel Castro les connaît.

Tous ces gens-là étaient des socialo communistes, me direz-vous avec une moue de dégoût, qui ont failli conduire l'humanité à sa perte en privant l'homme de sa liberté et en commettant les crimes les plus atroces à l'encontre de leur propre population. Soit. Admettons-le pour le moment.

C'est en tout cas ce que nous croyons tous, dur comme fer. Mais ne devrions-nous pas nous demander, à l'occasion des faits qui sont en train de se produire tout autour de nous, si cette croyance est réellement fondée ?

Et si nous avions été victimes d'un bourrage de crâne intensif de la part d'une petite partie de l'humanité qui, depuis la nuit des temps, n'existe que par son besoin irrépressible de dominer l'autre partie. Et si cette minorité de dominants avait pris peur, dès les premières menaces bolcheviques, à l'idée que lui échappent à jamais ses esclaves d'hier, sa main d’œuvre asservie et ses salariés dociles d'aujourd'hui. Comment aurait-elle réagi pour tenter de persuader ses brebis égarées de revenir dans son bercail qui est celui de la soumission et de la servitude obligées ? En faisant exactement ce qu’elle a fait jusqu’à présent. En jetant le discrédit sur cette idée absurde et absolument néfaste qu'un monde meilleur était possible.

Hors du capitalisme, point de salut ! Voilà donc ce qu'on a voulu nous faire croire et voilà ce que nous avons tous gobé, ingéré et digéré. Car si l’idée d’un monde meilleur peut paraître, à l’extrême rigueur, absurde, en quoi peut-elle donc être néfaste ?! Comment peut-on raisonnablement expliquer que le socialo communisme, qui se rapproche pourtant le mieux de cette idée, puisse être l’objet d’un tel rejet de notre part ?! Alors que nous aspirons tous à un monde juste et équitable. La seule explication réside dans ce matraquage intensif auquel nous avons été soumis sans relache depuis des décennies et qui n'a fait que s'amplifier depuis la seconde guerre mondiale.

Maintenant que les portes de l’enclos se sont à nouveau presque refermées derrière nous, il semble être beaucoup trop tard pour refaire machine arrière, même après nous être rendus compte de l'immense imposture. Cependant, nous pouvons encore nous libérer définitivement de l'emprise de tous ces malades mégalomaniaques en créant nos propres sociétés fondées sur des valeurs saines et respectueuses de la dignité humaine.

Car en effet, selon des principes propres à tous les processus évolutifs naturels, l'âge moyen atteint aujourd'hui par notre civilisation est d’environ 20 ans. Celui de la majorité. Le temps serait donc venu, pour nos sociétés (celles que nous serions amenés à fonder comme tout jeune de cet âge est appelé à fonder une famille), de s'émanciper de cette autorité "parentale" qui a prévalu jusqu'ici. Et pour nous, celui d’entrer enfin dans le monde des adultes …

 

Des solutions existent donc bien pour contrer la situation de plus en plus intolérable dans laquelle nous nous trouvons:

1) voter pour la gauche aux prochaines élections ;

2) mettre en place un nouveau système économique et social au niveau national ;

3) créer sa propre société avec ses propres règles économiques et sociales justes et équitables au beau milieu de celle qui existe déjà.

 

A vous de juger qu'elle est la solution la plus rapide et la plus efficace.

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