VIème République: de la responsabilité des Partis...

MontebourgDupont(AignanMélenchon

 

 

Les partis politiques qui prônent l'abandon de cette Vème constitution liberticide pour la mise en place d'une VIème république qui redonnerait enfin la voix au peuple sont désormais au pied du mur. 

 

L'aile gauche du P.S. avec Arnaud Montebourg, Emmanuel Maurel et bien d'autres s'est prononcée sans ambiguïté pour ce changement. 

 

Le secrétaire général du F.D.G., qui appelle à une marche le 5 mai pour une rapide mise en place de cette VIe république, y souscrit bien sûr également. 

 

 Debout la République, avec Nicolas Dupont-Aignant, s'est prononcé en faveur de "Référendums d'Initiatives Populaires systématiques afin que  les français soient directement  consultés pour toutes les réformes majeures dont dépend l’avenir de notre pays"(sic). 

 

Certes, il existe des différences dans les programmes de ces formations politiques. 

 

Et pourtant, ne serait-il pas à l'honneur de ces partis de se rassembler sur ce point bien spécifique et essentiel : permettre enfin au citoyen de s'exprimer, balayer ces mandats successifs de cinq ans qui font élire à quelques jours d'intervalle présidentielle et législatives au détriment du principe de la séparation des pouvoirs et qui permet à ce bipartisme soutenu par les mêmes lobbys de pratiquer indéfiniment la même politique ? 

 

Où est le respect du peuple dans cette sinistre comédie ? 

 

Permettons-nous de rêver un peu : si par bonheur ces partis minoritaires avaient la sagesse de se rassembler sur ce point précis, que ce changement soit adopté, que le peuple puisse s'exprimer sur tel ou tel point de politique gouvernementale et d'y apporter éventuellement, avec cette VIème constitution et ce R.I.P., un veto qui sera désormais la pierre angulaire de cette constitution, la démocratie ne s'en trouverait-elle pas enfin confortée ? 

 

Il est du devoir de l'ensemble des partis démocrates de se rassembler sur ce point spécifique qui permettra enfin à la population de s'exprimer. 

 

Fût-ce au prix de permettre aux électeurs de pouvoir choisir un candidat ne partageant pas forcément les points de vue de ces partis aux prochaines élections car le filet de protection existera désormais : en cas de déception ou de promesses non tenues, le peuple aura la possibilité accordée par la nouvelle constitution de virer les imposteurs pour le plus grand bien de la démocratie et ne devra plus attendre cinq années pour élire un parti étrangement semblable au précédent. 

 

Alors, quels partis hésiteront à rassembler largement et d'une même voix sur ces réformes qui permettront de mettre à bas les imposteurs et, enfin, après plus de cinquante ans de pouvoir absolu, à redonner la voix au peuple, ce qui est, rappelons-le à la base de toute démocratie ? 

 

Au-delà des possibles égos des uns et des autres, l'heure de vérité est arrivée. Au-delà des partis que fleurissent les idées ! Et que le peuple soit interrogé sans ambiguité sur telle ou telle question ! Car c'est lui qui, en définitive, paie toujours l'addition !

La balle est dans votre camp, messieurs les leaders.

Ayez toujours à l'esprit que tout doit être fait pour que la volonté populaire soit respectée...

 

 

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