Le PACTE, une force pour la démocratie.

Le PACTE (Parti antispéciste citoyen pour la transparence et l'éthique) est né en ce 4 août 2016, date anniversaire de l'abolition des privilèges par la Révolution française de 1789. Son ambition est au moins double : installer la question animale au coeur de la vie politique et obliger les partis politiques traditionnels à se positionner par rapport au PACTE.

Le PACTE, ce tout nouveau parti politique pour les droits des animaux, présente dès le départ des atouts certains qui devraient marquer notre vie politique. Mais aussi des faiblesses qu'il faut décrire avec précision et objectivité, objectivité d'autant plus grande que je me permets de signaler que je ne connais aucun des membres fondateurs du PACTE, que je ne serai moi-même jamais dans ce parti, ni même militant, encore moins adhérent. Mais le désir de rester libre n'empêche pas de reconnaître qu'il est incontestablement en train de se passer quelque chose sur la question animale et la vie politique et le PACTE ne devrait pas laisser échapper ces circonstances favorables à son existence politique.

 

Les atouts du PACTE :

Le contexte : la question animale enfin prise au sérieux par la société

La création du PACTE intervient dans un contexte des plus favorables à son développement si ce parti, unique en son genre, est capable d'entendre ce que la société est en train d'esprimer en ce moment, même de manière encore peu argumentée : un immense désir de protection qui semble s'étendre aux animaux aussi. Tel est le changement social auquel nous assistons et que le PACTE devrait prendre en compte. Ce besoin de sécurité est mise en question par la mondialisation économique qui a fragilisé les trajectoires des individus qui ont dorénavant conscience que cette fragilité de leur existence les conduit à sentir plus proches des conditions de vie des animaux, lesquelles sont marquées également par une immense vulnérabilité.

Ce changement profond de nos sociétés doit être l'occsion pour le PACTE d mettre l'accent sur cette fragilité commune aux humains et aux animaux, fragilité commune qui a les mêmes causes et les mêmes conséquences. Mais le PACTE devra orienter l'ensemble de son programme vers une lutte contre les causes qui ont destitué de leur pourvoir de citoyens les individus, en leur redonnant ce pouvoir perdu sur eux-mêmes, sur la société, sur la politique et donc sur leur existence.

Sécurité veut dire non seulement garantir un droit à l'existence de tout vivant animal, mais, plus politiquement parlant, garantir qu'aunce vie animale ne soit soumise à une forme quelconque de violence et en conséquence le PACTe devra clairement identifier tous les scteurs d'activité où cette violence est infligée aux animaux. Cette identification conduit donc à explitement désigner qui sont ces ennemis et pourquoi ils contribuent de manière consciente et inconsciente, à consolider les formes d'exploitation que rien ne justifie (Chasse, loisirs, tauromachie, commerce des animaux, expérimentation animale...). Cette sécurité des conditions de vie des animaux passera par la demande publique et politique de nombreuses abolitions. Mais cette demande abolitionniste que le parti doit porter dans ses principales revendications ne trouvera de signification que si un véritable étét des lieux de la souffrance animale est effectuée. Il s'agira pour le PACTE de faire sortir la question abolitionniste de la sphère associative pour en faire une question vraiment politique et éthique et de mettre au coeur de la vie politique ces revendications abolitionnistes finement politisées.     

 

L'antispécisme : une philosophie interspécifique

Si l'antispécisme dont se revendique ce parti politique est fondamentalement un animalisme, à savoir une philosophie des droits des animaux, ce même antispécisme prend pour objet de ses réflexions toutes les luttes sociales et politiques qui sont en garnde partie oubliés par les partis politiques traditionnels : les droits des femmes, les droits des minorités, les droits des jeunes, toutes populations soumises à des pressions et des normes de tous types qui interdisent une véritable reconnaissance de leur particularité. Cependant, il serait illusoire que le PACTE se contente de la défense de ses minorités sociales, sans insister en profondeur sur son combat premier en tant que parti animaliste : les droits des animaux. C'est toute la question de la dite "convergence des luttes" ou encore de l'intersectionnalité qui doit montrer pour le grand public auquel il a le devoir de s'adresser et qui votera pour lui s'il arrive à le convaincre, Il doit inventer une nouvelle catégorie de "peuple" dans lequel se reconnaitront toutes ces minorités sociales et les convaincre d'y inclure les vies animales en insistant sur les souffrances, les exploitations, les injustices dont tous ces vivants sont victimes. ce travail ne peut être que politique et s'annonce difficle car son succès dépendra de la capacité du PACTE à construire politiquement cette nouvelle catégorie de peuple" ouverte à l'altérité animale. ce processus est en cours et un mouvement politique comme le PACTE doit le développer, le politiser, le constituer comme question politique et donc de le faire exister comme enjeu de justice sociale. Les membres du PACTE sauront-ils relevre cet immense défi politique? aucun mouvement politique ne l'a encore clairement affronté comme défi !

 

Antispécisme et droits des animaux

Ce que le PACTE doit inventer,  ce n'est rien d'autre que de nouvelles relations politiques entre humains et animaux, et politiser comme personne la question animale encore trop dépendante d'une lecture morale.

Les animaux, tous comme ces minortés sociales, ont besoin de nouveaux droits spécifiques qui ne peuvent petre que politiques, à savoir d'abord réécrire de fond en comble les grands textes juridiques qui les considérent encore les bêtes comme des choses alors que ce sont des personnes non humaines. Le PACTE devra impérativement s'atteler à la réécriture profonde de ces textes pour étatblir que les animaux doivent être considérés comme des sujets de droit au même titre que les humains.

Ce chantier sera décisif et je ne peux qu'inviter les responsables de ce parti à dès maintenant entrer en relation avec les grands juristes animalistes français pour qu'ensemble soient déconstruits ces textes en vue d'inventer de nouvelles catégories juridiques qui mettraient en leur centre les intérêts propres des animaux. Sans cette remise à plat de ces textes, ce parti ne fera pas avancer la question animale qui dépend du droit pour assurer àux animaux cette sécurité face aux multiples formes de violence qui leur sont infligées. Il existe de nouvelles catégories juridiques que le PACTE doit connaitre et diffuser dans l'espace public où la fonction du PACTE deviendra plus explicite en exerçant une pression sur les autres partis qui, si le PACTE est visible politiquement, auront à se positionner. Dans tous les cas de figure, leur positionnement sera bénéfique pour le PACTE, mais celui-ci aura à travailler sa stratégie d'opposition aux autres partis politques qui ne cautionneront sans doute pas ses exigences. mais ce fait même légitimera les luttes du PACTE pour la justice. Les membres du PACTe sauront ils être conscients  de la nécessité de viser à la destabilisation des idées soécistes des autres formations politiques ? Cet enjeu mérité une discussion sérieuse à l'intérieur de ce parti qui doit clairement se revendiquer comme un parti "anti-système", même si cette notion doit être pensée plus sérieusement que ne l'a été jusqu'à lors.

 

Autrement dit, pour conclure, la seule manière de faire de ce parti un mouvement destabilisateur, c'est de se présenter comme la seule force politique qui demande plus de démocratie, pour tous, humains comme animaux. Immense défi dont ne sont probablement pas encore conscients les fondateurs de ce parti antispéciste qui doit lutter pour une démocratie radicale, à savoir la prise en compte des intérêts des animaux et des humains discriminés, dans la sphère publique, marquée donc par une nouvelle conception de la justice que seule le PACTE dès lors doit incarner en profondeur.   

PACTE, le parti pour les droits des animaux. PACTE, le parti pour les droits des animaux.
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