Le coronavirus et après?

                       Coronavirus, et après ?


Lorsqu’on évoque la crise du coronavirus, ça ne saute pas aux yeux immédiatement...
Ce qui saute aux yeux, c’est les manques d'informations claires, d'organisation, demoyens, de reconnaissance. Et ce, depuis bien trop longtemps.
Il est évidemment primordial de renforcer notre système de santé publique mais il estaussi vital de se pencher sur l’origine de la pandémie : une zoonose qui est une maladie infectieuse se transmettant des animaux aux êtres humains (et vice versa) de manière directe ou indirecte.
La plupart des maladies émergentes de manifestation récente sont d'origine animale etdisposent, pour la quasi-totalité d'entre elles, d'un potentiel zoonotique : ainsi l'OMS (Organisation mondiale de la santé) reconnaît que 75 % des maladies animalesémergentes peuvent contaminer les êtres humains.
Mais si l’Organisation mondiale de la santé animale panse les plaies et prône le renforcement des services vétérinaires, nous souhaitons rappeler en cette sixième année de la journée mondiale pour la fin du spécisme   (le  spécisme prône une hiérarchie entre les espèces,particulièrement la supériorité de l'être humain sur les autres animaux) qu’il est nécessaire de revoir non seulement notre alimentation mais plus largement la manière dont nous considérons les autres animaux en leur laissant la place à laquelle ils ont droit.


Le rapport de l'IPBES ( La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services)estime qu’environ 1 million d'espèces animales et végétales sont aujourd'hui menacées d'extinction, notamment au cours des prochaines décennies, ce quin’a jamais eu lieu auparavant.


                        D’autres résultats majeurs du rapport sont également à prendre en compte :


                - Les trois quarts de l'environnement terrestre et environ 66 % du milieu marin ont été significativement modifiés par l’action humaine. En moyenne, ces tendances ont été moins graves ou évitées dans les zones gérées par des peuples autochtones et des
communautés locales.
               - Plus d'un tiers de la surface terrestre du monde et près de 75 % des ressources en eau douce sont maintenant destinées à l’agriculture ou à l’élevage.
                - Les zones urbaines ont plus que doublé depuis 1992.
                - La pollution par les plastiques a été multipliée par dix depuis 1980 ; environ 300-400 millions de tonnes de métaux lourds, solvants, boues toxiques et autres déchets issus des sites industriels sont déversés chaque année dans les eaux du monde, et les engrais qui arrivent dans les écosystèmes côtiers ont produit plus de 400 « zones mortes » dans les océans, ce qui représente environ 245.000 km2, soit une superficie totale plus grande quele Royaume-Uni.


       Si certaines organisations étatiques pensent que pour lutter contre les zoonoses, il faut collaborer avec des partenaires de divers secteurs pour évaluer et réduire les risques de transmission des zoonoses à l’homme par la consommation de produits animaux, nous pensons qu'il ne faut pas donner d'opportunité à l'émergence de telles maladies infectieuses : soyons radicales et radicaux (étymologiquement = à la racine) : cessons de nous immiscer dans la vie des animaux (en les consommant tels des produits) et sur leur terrain (en nous appropriant toujours un peu plus leur espace). Il n'est pas seulement question d'hygiène mais également d'éthique .

 

      Au-delà de cette crise sanitaire (et déjà sociale et économique), cette zoonose incite encore et toujours à se questionner sur notre façon de cohabiter avec les animaux : pourquoi se nourrir d'eux ? Les exploiter ? Réduire toujours plus leur habitat ?...
                                                      On y perd toustes.
La question doit se poser car on peut l'éviter et, puisque le mot est de circonstance, pourquoi ne pas lui donner un sens positif et instaurer une « distanciation vitale » pour les animaux sauvages colocataires de cette planète ?
       Positif pour eux afin de reconnaître leurs droits à ne plus être exploités.
Et positif pour nous, afin d'éviter d'avoir à l'avenir à subir ce que nous allons mettre des années à surmonter.
                                                    On y gagnera toustes.

Des antispécistes ,DAB (Défense Animale Belfort) DAB , Combactive https://www.combactive.fr/ ,le CABle le CABle

                                                                        sont cosignataires de ce texte


https://www.who.int/foodsafety/areas_work/zoonose/fr
https://referendumpourlesanimaux.fr
https://ipbes.net/news/Media-Release-Global-Assessment-Fr
https://www.end-of-speciesism.org/fr

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.