Billet de blog 1 mars 2013

pédagogies et didactiques

Gilbert2
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Toute la bonne volonté, toute l'humanité bienveillante, tout le savoir du monde ne suffisent pas pour enseigner.

Pace qu'enseigner, ce n'est pas faire "copier-coller", ce n'est pas "transmettre", ce n'est pas "donner un modèle". Nous avons vu, dans un article précédent, un échantillon, une façon de voir les relations maître-élèves, et élèves-élèves (la pédagogie) Il y en a bien d'autres...La didactique concerne les "contenus".

Tout savoir, tout savoir-faire, surtout s'ils ont atteint un degré élevé de développement chez les humains, sont inaccessibles à un débutant ;encore plus, à un enfant. Si un acrobate "montre" à un gamin un double saut périlleux, cela ne rend pas le gamin capable de l'imiter - mais risque de faire se blesser le pauvre gosse (je l'ai vu..ça a l'air si facile et si amusant...) ; au contraire, un ou une ado va reenâcler (peur d'être ridicule), un adulte renoncer (c'est pas pour moi).

Toute transformation d'un savoir-faire ou d'un savoir en "objets d'enseignement" vont, donc, avoir à tenir compte de deux points importants

:1/où en est l'élève? quelles sont ses compétences actuelles (et pas seulement dans le domaine, dans la "matière", la "discipline");? quels sont ses intérêts, ses goûts et dégoûts, ses craintes ? a-t-il (elle) uin projet, une ambition, subit-il (elle) des contraintes, et lesquelles? quelles sont ses activités habituellesd? Ce questionnaire a des conséquences, non seulement celles,évidentes, en pédagogie ; mais encore en didactique.. Beaucoup sseront surpris, qui croient que "la géo", ou "les maths" existent, indépendamment de l'élève X. Cela n'est vrai qu'en dehors des situations d'enseignement. . Et quels pas en avant est -il (elle) susceptibler de faire "en" (géo, français, etc...)?

2/ il existe une infinité de "chemins d'apprentisaage" (et de compréhension) pour les élèves.. On sait, depuis longtemps, que faire répéter à voix haute une table de multiplication, à intervalles assez proches de temps, aide à la mémorisation. Chjacun connaît "par coeur" le n° de portable de sa copine (copain), l'immatriculation de son véhicule, et même son n° de sécurité sociale (moins, depuis la carte Vitale...), sans avoir appris tout cela "par coeur", au cours de "leçons". Simplement, on s'en sert chaque jour...De même, des enfants apprennent à "lire" sans leçons certaines inscriptions, pacre qu'ils" reconnaissent "ce qui est dessiné sur la boîte, l'étiquette, la bouteille, la plaque de leur rue, leur nom sur leur porte.

3/ ce qu'on apprend par simple routine demande du temps, de la fréquentation  régulière, et risque d" se limiter à cet usge routinier.Voyez le nombre de petits ,qui ont des calculettes, mais pas "le sens de l'addition". Chaque apprentissage devra dons être reconvoqué dans des situatioons différentes de celles de son acquisition. Un coup dans le nez du "par coeur"...

4/ on apprend mieux lorsqu'on s'intéresse à ce qu'on apprend. La "rétribution" (on disait "la carotte et le bâton") suffit à contraindre, pas à passionner. D'où l'utilisation d'images, de couleurs, de musique (j'ai connu un prof de maths qui demanda, impromptu,  "le théorème de Pythagore sur l'air de "Amour ,castagnettes et tango". Intense rigolade, et apprentissage accéléré). Les "formes jouées" sont bien connues, et ont du succès. Encore faut-il les avoir imaginées de façon à conjuguer l'amuseùment et la qualité de ce qui est à apprendre.

5/ on apprend mieux, si on peut se ser'vir de ce qu"on sait déjà...mais autrement.. Et c'est le "autrement" qui importe

6/ on apprend mieux, si ce qui est à apprendre est "pris" dans un projet de groupe , non imposé, mais proposé, ou imaginé par le groupe lui-même.Parce que les intérêts et compétences étant différents chez chacun, leur mise en commun "ordonnancée" par la réussite du projet enrichit les démarches, et maintient la "motivation".(rappelez-vous Freinet)

7/prendre l'un de ses propres apprentissages comme sujet d'interrogations et de débat est aussi, très favorable. C'est ainsi qu'on se rend compte que tous , face à la même tâche, n'ont pas la même stratégie, ne prennent pas les mêmes décisions "tactiques" devant les difficultés .Et, dans un temps ultérieur, lorsque l'on s'aperçoit que telle stratégie convient mieux à tel type de problème, épargne du temps et des efforts ; ou est plus sûre quant à la réussite

Tout ce qui figure ci-dessus a la particularité de ne pas se limiter à une "'matière", à une "spécialité".Ce sont des pistes générales. Aux spésialistes de s'en emparer, dans leur domaine familier...Et l'on voit bien que "pédagogie" et "didactique" sont étroitement( liées.Nous y reviendrons peut-être...

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