COMPRENDRE, C'EST INVENTER

L'exemple est pris ici à partir d'une expérience de recherche pédagogique bénévole, menée chaque été pendant un mois, dans le cadre d'une colonie de vacances, d'âge primaire, avec l'aide matérielle de la ville d'accueil

1/les colons sont organisés en "République", chaque équipe débattant et décidant , avec l'adulte responsable, dse règles de la vie ensemble

2/la recherche est menée sur le terrain des activités physiques , les volontaires sont enseignants ou étudiants en EPS

3/chaque équipe a une heure de pratique journalière, l'activité pôur la semaine étant choisie (République) parmi les dix proposées

Chaque colon aura ainsi pratiqué, pensdant le mois du séjour, quatre activités physiques.

4/chaque semaine se clôt par une journée omnisports, chaque équipe proposant à ceux qui le veulent un "jeu de..." l'activité qu'ils ont pratiquée, imaginé et organisé par l'équipe"spécialiste".

Une semaine de judo :

a/ les moyens : un tatami, des judogis ("kimonos") prêtés par la ville . Un groupe de spécialistes, profs d'EPS ..et de judo

b/la première séance : revêtir le pantalon et enfiler la veste ne posent pas de problème à ces âges. La ceinture :on passe cinq minutes à montrer comment la nouer pour qu'elle ne tombe pas tout le temps.

Même chose pour se placer le long d'un bors du tatami, en position "zazen" (à genous assis), pour "montrer qu'on est prêts à commencer) ,on fera le même chose à le fin "pour dire au revoir au judo"

Premier jeu : combat au sol .groupes de trois, répertis sur toute la surface, pas trop loin d'une "ligne de bord".

tâches : tenir l'autre sur le dos/ se dégager/arbitrerv (3 rotations, puis changement de groupe libre mais : "chacun n'a pas encore été avec aucun des deux autres"

consignes : celui qui défend se place sur le dos ; l'attaquant le tient comme il veut , en utilisant le kimono et la ceinture à volonté ; l'arbitre constate, et dit"Prêts§", puis commence à compter lentement "dans sa tête" (rythjme, seconde par seconde).Si, au bout de 30sec, le prisonnier n'a réussi, ni à ne plus être sur le dos, ni à avoir plus de la moitié du corps "plus loin qque la frontière" (ligne à 1m du bord du tatami), l'attaquent a gagné. Si le défenseur gagne avant 30, on change de rôles.

Deuxième jeu : combat debout :

tâchzes : le défenseur tire son partenaire dans la largeur du tapis, et essaie d'ativer à la frontière sans tomber : l'attaquent ne résiste pas à le tirade, mais essaie de faire tomber son aprtenaire. L'arbitre avertit, puis déclare vaincu l'attaquent s'il résiste à la tirade. Changements de rôles comme dans le premier jeu.

Remarques

1/ la séparation des rôles (at,déf,arb) permet d'avoir un jeu clair

2/ la  spécificité du judo est respectée, mais aucun "modèle gestuel" n'est imposé

3/ l'organisation permet, en une heure, de nombreux essais pour accomplir chaque tâche ; cela, sans fatigue ni danger (zéro blessure, en 20 séjours)

 L'idée de recourir aux catégories : organisation, rôles, tâches, consignes, mène à  une clarté des situations qui facilite le jeu, évite les arrêts, contestations, disputes.

L'idée, reprise de J.Piaget "comprrendre, c'est inventer, ou réinventer" opzut s'inscrir dans l'optique "méthodes actives"

4/ les jours suivants, on fera, pour une tâche donnée, un recensement des solutions imaginées par les enfants.Et, par exemple, les vainqueurs à répétition se verront interdire de reprendre leur "recette" (surveillés  et éventuellement sanctionnés par l'arbitre). D'où élargissement du répertoire, facilité par le recensement  évoqué plus haut.

5/ la contrainte d'imaginer un jeu pour les autres équipes, qui les intéresse, est un  stimulant puissant.

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