Refondation ou destruction ?

Je tombe ce matin sur le premier billet de Justin Gracia, assorti d'une péttrion avec quelques signatures d'enseignants.

L'auteur  dénonce la "refondation" actuellement en chantier. En particulier, les ESPE :écoles supérieures de professeurs et d'éducateurs (masters à vocation professionnelle , du Primaire à l'Université. L'"économie de moyens et de connaissances" y "ampute le disciplinaire". J'(i pris une feuille, pour y jeter aussitôt les reflexions suivantes :

1/Enseigner, est-ce, ou non, un métier?

L'accent mis sur "le disciplinaire" me renvoie d'emblée à un a priori qui reste très répandu : il suffirait de savoir faire, ou savoir, quelque chose, pour être capable de l'enseigner . Ce qui situe les idées dans la "réduction d'écart au modèle", pour laquelle ,si l'élève ne reproduit  pas ce que "montre" le maître, c'est qu'il est, ou inattentif, ou "pas doué". Mon passé sportif me clame que, s'il suffisait d'exécuter un double salto arrière, et de dire à l'élève :"A toi!", cela se saurait depuis longtemps...Trêve de plaisanterie : le métier d'enseignant, en tant que tel (et non comme " érudit", ou "spécialiste") , nécessite, à mes yeux, une formation spécifique, sur trois points au moins :

A:La pédagogie , si souvent moquée...Etymologiquement, le "guidage des enfants". Guide-t-on un enfant cmme on conduit une automobile? A l'évidence, non. La pédagogie regarde, pour moi (et bien d'autres), l'organisation, l'observation, l'élaboration de projets et leur mise en oeuvre, ainsi que leur évaliation, à propos des interactions entre chaque élève et le maître, entre un groupe d'élèvrs et l'enseignant, entre les élèves et sous-groupes de ces élèves, entre les élèvs et l'Etablissemnt.

Une recherche américaine montre que, placés face à un travail manuel, trois groupes d'enfants homologues voyaient leur réussite varier avec l'attitude du moniteur. Pour le premier groupe, la consigne était :donner les instructions pour le travail à exécuter, sans intervenir en cours d'exécution ; pour le second, de repérer et sugnaler les erreurs ou fautes, et elles seules ; pour le troisième, d'encourager et féliciter la moindre avancée chez chaque enfant.  Le geoupe 3 s'est montré plus efficace...c'est de la pédagogie, cela

B.La didactique, elle aussi objet de mépris. Elle consiste dans la transformation d'un savoir-faire ou savoir en "objet d'enseignement". Les adeptes du "sur le tas" moyenâgeux pensent qu'il n'ty a pas de problème . Qu'il suffit d'aller du facile au difficile . Mais on s'aperçoit vite, si l'on observe des situations concrètes, que le "facile" pour l'un ne l'est pas pour l'autre. Et que, facile ou pas, ce qui "n'accroche pas" l'élève passe mal, et ne fait, au mieux, que l'objet de "copie" maladroite, et ensuite non employée avec pertinence, dans l'exécution d'une tâche complexe (voir, en arithmétique, le "sens de l'opération", par exemple)

CLes évaluations je dis que le pluriel s''impose. Les notes, ou les catégories A,B,etc...sont des procédés sans consistance, même complétés ou corrigés par des "remarques personnelles" qui sont, soit du flou artistique, soit des formules toutes faites et rabâchées. D'abord, parce que le travail d'un élève ne se "mesure"pas ; ensuite, parce que ce qui importe, ce n'est pas la "rétribution" du produiit de son travail ; ou son classement dans une catégorie très mal définie .  Les évaluations doivent donner des repères sur l'activité de l'élève face à une tâche, les stratégises qu'il emploir, et dans quel ordre et dans quels cas il y recourt ; ce que révèle cette activité sur l'idée qu'il se fait de la tâche, et de ses rapports avec son image du monde et de soi-même...

2/Les nécessités de l'exercice du métier

A mes yeux, un "professeur d'école" estr formé dans les trois dimensions ci-dessus évoquées, et, de surcroît, spécialiste de l'enfant de 6 à 11 ans.. Un professeur de collège, de même, pour les 11-16 a,ns ; de lysée,, les jeuunes préadultes de 16à 19 ans (la majorité légale est dans cette tranche d'âge...).

Et tout enseignant doit, sans cesse, remettre en cause sa pédagogie, ses productions ou choix didactiques, l'idée qu'il se fait des disciplines qu'il enseigne dans le monde d'aujourd'hui .Cela, et personnellement, et en groupes de travail "en responsabilité", ou "de bilans et recherches à propos des compétences professionnelles".

Tout cela, indépendamment du nécessaire niveau "disciplinaire", polyvalent pour le professeur d'école, bi ou mùonovalent pour ls autres Etablissements

3/ Qu'est-ce  qu'un etablissement d'enseignement ?

C'est pour moi, un milieu social particulier , avec une grande majorité d'enfants ou de jeunes gens, et une miuorité d'adultes responsables . ce geroupement est responsable de l'enseignement ert de l'éducation des élèves. A ce titre, tous les adultes travaillant dans l'établisszement, enseignants, administratifs et tous autres, forment une équipe éducative hétérogène. Même le concierge fait partie de cette équipe, qui doit fonctionner comme telle.

Le Conseil d'administration est tout autre chose. C'est l'organisme social chargé des relations de l'Etablissement avec "l'extérieur" : les parents, le voisinage, la ville , l'administration régionale ou nationale, les autres goupements sociaux (clubs, associations,; syndicats,entreprises,  partis, etc...C'est, aussi, un outil de formation des élèves à leur futur métier de citoyens, qui cvomplète le travail interne de "citoyenneté d'école".

 

Je m'arrête là pour aujourd'hui...

 

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