Langage, langue, parole

Une relecture de Noam Chomsky (Le langage et la pensée, Payot, éd 2009) m'a fait mesurer l'écart qui sépare ses vues des miennes. Chomsky est un "monument"  auquel on ne peut s'attaquer que si l'on est '(ou se croit) bien armé...Donc, j'attends les critiques, convaincu qu'elles serviront de toute façon...

Chomsky considère "la langue" comme un objet, doté de propriétés "générales" qui l'apparentent aux autres langues, au point d'évoquer (p.205) un "API" (alphabet phonétique universel)  .Et il a formulé une "grammaire générative" dont il pense que l'on peut retrouver les traits dans toute langue particulière.

Cela étant, il s'étonne (pp267-68) de ce que, "sur la base des données limitées dont il dispose, l'enfant (soit) capable d'élaborer une grammaire du type de celle que nous sommes amenés à lui imputer, avec son choix particulier et son arrangement de règles, ainsi que ses principes restrictifs d'application de ces règles." Il omet, bien sûr, de dire que cette grammaire n'esxiste pas dans la conscience de l'enfant, et représente seulement l'analyse de Chomsky à propos de comportements langagiers d'enfants (sans citer les matériaux d'observatrion dont il doit disposer pour écrire cela...)

De façon plus générale (p 265); il sdit : "on pourrait adopter la stratégie de recherche suivante pour l'étude des processus cognitifs chez les humains : on présente à une personnedes "stimuli" phtysiques, qu'elle interprète d'une certaine façon. Disobns qu'elle construit une certaziner "perception" qui représente (inconsciemment en général) ceertazines conclusions qu'elle a tirées de la source de stimulation." Pour lui, les stuimuli sont "l'input", la perception, "l'output".....Donc "s'interroger  sur "ce qui est perçu", e de là, passer à une étude de la perception.En nous focalisant sur la règle de la croyance dans la perception (dans notre cas, la connaissance d'une langue), nous pouvons essayer de caractériser "ce qui est appris"; et, de là, passer à l'étude de l'appren,tissage."

Je me borne à ces terois citations ; mais tout le texte mérite d'être analysé, du point de vue des positions prises par l'auteur, en se fondant sur le vocabulaire particulier qu'il emploie, la façon dont il lie entre elles les notions évoquées par ses mots .notions rarement définies par lui...ET, enfin, qsur l'image du monde qui est présente dans ses tzextes. Bien sûr, cela devrait, pour le moins, faire l'objet d'un livre épais...

Mais je vais essayer de présenter maintenant mes vues actuelles sur ces questions. Chomsky me paraît tombe dans les pièges de l'idéalisme, du réductionnisme non spécifié, de l'anhistoricité. Et je proposerais, pour éviter, ou bien identifier , au moins, ces pièges, de distinguer la capacité fonctionnelle de langage propre à homo sapiens .       et, plus généralement, son activitétous azimuts de "formalisation" . Je parle là de l'imposition de "formes" arbitrairement choisies à une part, ou un aspect, du réel Formes imaginées, puis "extraites" (cf silex) ou "composées" (cf modelage), méùorisées et utilisées à des fins diverses, pratiques ou de pensée..

Ensuite, j'évoquerais le "bain de langage prioximal" où sont plongés le foetus, puis le très jeune enfant ; l'apprentissage "sur le tas", "empirique", de formes de langage (la parole n'attend pas l'école pour se développer). Et, ensuite seulement, l'étude de la langue, comme objet à propos duquel élaborer ,apprendre des "savoirs" (massivement, c'est l'école qui assume cette action).Tout cela constitue des aspects et des moments de l'activité langagière.

Ne pas s'apercevoir qu'il est toujours possible d'extraire ou de construire, à partir de n'importe quel "objet", des formes et des systèmes de formes différents, indéfiniment, et croire avoir, au moyen d'un seul de ces systèmes,atteint "l'essence", "le"(et non pas "les") sens, c'est s'exposer à devenir "intégriste", à parler d'un seul point de vue, muni d'une paire particulière de lunettes . Et c'est se rendre impossible le recherche de liens, de parentés,d'oppositions, d'exclusions entre les diverses formalisatuions existantes ou possibles. Et se borner à juxtaposer les "poàints de vue", c'est risquer l'éclectisme irresponsable, s'exposer à un "relativisme" clos.

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