être plus qu'une main tendue de l'autre côté de la rive

- S'obliger à être plus qu'une main tendue de l'autre côté de la rive et permettre, ainsi, doucement à l’analysant de repérer qu'une autre main que la sienne puisse exister... Très inspiré par Myriam Illouz (Lire : https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/300816/jai-ete-spame)

proxy?url=http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com

                                     - Fraternité-Egalité-Liberté Source :                                                         https://blogs.mediapart.fr/m-artin/blog/290314/expo-sur-leau

Bonjour Notre Dame du Bois-Joli,

J'ai changer le titre original de cette peinture qui était "Liberté" car une pratique de laliberté de l'auteur du tableau, Martine Prud'hom, M Art' IN sur Mediapart a été la source de notre séparation après l'exposition https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/090814/le-vernet-pres-de-vichy-exposition-de-peinture-de-m-artin-du-12-au-24-aout-tous-les-jours

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Martine Prud'hom a préféré utiliser sa liberté pour faire du tourisme en Auvergne plutôt que de suivre le processus fixé par Bernard Aguiar, le maire de la commune du Vernet, près de Vichy (voir photo : http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/allier/allier-local/2014/08/16/exposition-de-martine-prudhom_11112201.html)

8-9-16-avatar-de-diable-sans-pipi

Source : https://blogs.mediapart.fr/docteure-teuephelle/blog/180916/il-faut-vider-son-sac

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

J'ai donc préféré le titre "Fraternité - Egalité - Liberté" qui est le sous-titre du livre "La république humaine" de le peuple74 (voir : https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/130115/bernard-lepage-la-religion-humaine-chapitre-les-sons-et-les-parfums-tournent-dans-lair-du https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/120115/bernard-lepage-la-religion-humaine-chapitre-pour-marcher-il-est-besoin-dun-peu-de-conscien https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/301214/bernard-lepage-la-religion-humaine-chapitre-marcher)

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Lire, aussi sur ce sujet, les billets : https://blogs.mediapart.fr/edition/education-populaire-et-civique/article/030913/que-signifie-la-liberte-dun-etre-humain https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/071114/fraternite-50-egalite-40-liberte-10-une-continuation-de-question-de-liberte-par-asn https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/290615/souviens-toi-ou-lequilibre-de-la-contradiction https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/190216/petition-fonction-commentaires-forgeons-notre-charte-du-participatif et même https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/300816/jai-ete-spame

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- J’ai deux mains, l’une pour serrer la main de ceux avec qui je marche dans la vie, l’autre pour relever celui qui tombe. Jean-Marie Guyau( https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Guyau)

proxy?url=http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com

Bonjour Noble Dame du Bois-Joli,

J'ai mis en exergue une citation de Jean-Marie Guyau https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Guyau, philosophe qui a influencé Friedrich NietzscheHenri Bergson Michel Onfray

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Cette citation se trouve sur le socle d'un monument situé au pied d'un très grand et très luxueux bâtiment légué par Jean-Marie Guyau à la ville de Menton à sa mort le 31 mars 1888

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Ce bâtiment est situé au bord de la mer, dans le quartier du Garavan (à l’abri du vent en provençal)

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Au décès de ma mère en 2008, ce bâtiment était toujours un HLM, conformément à la volonté du très grand humaniste que fût Jean-Marie Guyau

SourireSourireSourire

Michel Onfray en parle avec une grande pertinence dans son livre le miroir aux alouettes (voir : http://www.plon.fr/ouvrage/le-miroir-aux-alouettes/9782259248952) qui est un livre à lire immédiatement après Le monde diplomatique de ce mois de septembre

Clin d'œilClin d'œilClin d'œil

Je me suis porté acquéreur de la peinture de Martine Prud'hom, pour nous M Art' In

SourireSourireSourire

Cette peinture est accroché au dessus de la table de la pièce qui fait office de salle à manger et de salle de séjour de l'appartement de mon épouse

CoolCoolCool

En toute sincérité, cette peinture structure nos 2 vies et je ne vois pas quelle autre peinture pourrait être un meilleur composant pour la "vertèbre" que constitue l'objet "- J’ai deux mains, l’une pour serrer la main de ceux avec qui je marche dans la vie, l’autre pour relever celui qui tombe. Jean-Marie Guyau( https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Guyau)"

CoolCoolCool

Dans le coin de la pièce dévolue à la fonction "salle de séjour" se situe le dessus de radiateur sur lequel j'ai imaginé "notre" bocal de poisson rouge

InnocentInnocentInnocent

Dans la peinture, tu es située dans le prolongement du bras gauche du personnage central et Jean-Paul Bourgès, qui vient de me demander téléphonique ta référence courriel, est au bout du bras gauche

CoolCoolCool

Je me formule depuis plusieurs la question : Où es-tu ? Que fais-tu ? Me lis-tu ? en en espérant une réponse qui ne vient pas

Langue tiréeLangue tiréeLangue tirée

Sauf avis contraire de ta part, Noble Dame du Bois-Joli, j'ai choisi de lui transmettre cette information

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

A bientôt.

Amitié.

BisouBisouBisouBisou

 - Was ist die Stimmung ?

http://2.bp.blogspot.com/-XnfXRqCYAS0/T_dAipeQu5I/AAAAAAAAFtA/mxFO8z4PTrU/s1600/tn(15).jpg

Source : https://blogs.mediapart.fr/m-artin-m-artin/blog/070712/m-art-aux-troisiemes-rencontres-avec-mediapart

Bonjour Noble Dame du Bois-Joli,

J'ai choisi cette peinture de Martine Prud'hom, M Art' In, suite à l'exposition de Lannion https://blogs.mediapart.fr/m-artin/blog/290314/expo-sur-leau unité de lieu où j'ai rencontré "physiquement" pour la première fois Martine

InnocentInnocentInnocent

Martine était en compagnie de son époux et j'étais en compagnie de mon épouse

https://www.youtube.com/watch?v=eJJiUeBx-IM

InnocentInnocentInnocent

De prime abord, je n'ai pas compris le tableau, il m'a fallu le secours du discours de Martine

EmbarrasséEmbarrasséEmbarrassé

Cette nuit, je me suis rappelé de cette expérience et j'ai trouvé qu'elle était en pleine "stimmung" (État des lieux ? Tonalité ? Paradigme ? la 440 (A 440) ? (Le la 440 est unenote de musique utilisée comme hauteur de référence. Cette note est le la (noté aussi la3 ou A4) situé au-dessus du do central (C4). Sa fréquence est de 440 Hz. C'est la note donnée par les diapasons mécaniques usuels.)(source : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_440)

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

"Was ist die Stimmung ?" et l'une des 2 interjections que le responsable du stage de rapprochement franco-allemand (voir éclairage : https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/201215/kein-schoener-land-als-unsre-land/commentaires

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

Le "la 440" était, en cette époque, le "la" que cherchait désespéramment le responsable allemand du stage pur que ce stage devienne, réellement et non uniquement formellement, un stage de rapprochement franco-allemand

CoolCoolCool

Comment se rapprocher si l'on es pas même "la"

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C'est ce "la 440" que je poursuis depuis ton "mémorable" Pourquoi me téléphones-tu ?

Langue tiréeLangue tiréeLangue tirée

Je sais que tu ne peux pas me répondre à mes questions Où es-tu ? Que fais-tu ? Me lis-tu ?, que je ne le souhaite plus de puis que le verbe égal au très haut https://www.youtube.com/watch?v=tzhBr1T-LHc de Jean-Paul a résonné, hier, dans mon écouteur téléphonique

CoolCoolCool

Ce verbe m'a permis de faire émerger les 3 réponses que je connais depuis longtemps

CoolCoolCool

Je sais que tu es pas très loin de Vichy, que tu y pratique un atelier somatique et que, donc, tu ne me lis pas

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

Désormais, je connais l'importance d'un atelier somatique (voir : https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/270216/projet-dextension-de-latelier-qi-gong-qui-aura-lieu-le-mercredi-2-mars-2016-au-cafe-de-la)

CoolCoolCool

Daniel, le "grand prêtre" qui officie aux ateliers somatiques de la commune libre d'Aligre http://www.cl-aligre.org/spip/spip.php?rubrique1 me compte parmi ses fidèles

SourireSourireSourire

J'essaie d'y être un bon élève et je ne souhaite pas que tu fasses Qi Cong buissonnier

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

Par ailleurs, j'ai besoin d'un jour par vertèbre plus, ce qui fait, au 3 jours pour les vertèbres et au moins un autre pour la moelle épinière

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

A bientôt.

Amitié.

BisouBisouBisouBisou

 - Was ist los ?

Cause a effet

Source : https://blogs.mediapart.fr/edition/la-galerie-des-mediapartistes/article/070413/m-art-une-artiste-atterree-en-quete-d-emotions

Bonjour Noble Dame du Bois-Joli,

J'ai hésité à mettre en illustration cette peinture de Martine Prud'hom (M Art' In sur Mediapart, Ô terre innomée, sans ce nom Mediapart, ton parfum est monté en moi par les racines jusqu'à la coupe où je buvais, jusqu'à ce mot le plus gracile, encore à naître de ma bouche.Extrait du poème : Amor America (1400) de Pablo Neruda)

Clin d'œilClin d'œilClin d'œil

Je me suis décidé grâce au fond jaune lumineux de ce tableau qui m'a renvoyé au huis de Martine Prud'hom, terre particulièrement lumineuse puisqu'elle est toute proche de Peros Guirec, où ce tableau était accroché

SourireSourireSourire

Je ne parlerais pas de "gemütlicheit" puisque nous sommes en France sur un site français mais je me sens un peu "court" pour décrire cette ambiance en cet heureux temps où j'avais l'immense privilège d'être l'agent artistique gracieux et bénévole de Martine Prud'hom

SourireSourireSourire

Impression que tous les possibles nous appartenait, gratification pour les efforts que je livrai, joie de me rendre à l'exposition d'Orgères https://blogs.mediapart.fr/m-artin/blog/190414/la-liberte-de-vivre en compagnie de Martine et de son époux

SourireSourireSourire

Envie de chanter : https://www.youtube.com/watch?v=ppOP3neVoTQ au bord de cette autre mer et de cet autre continent et de faire vibrer cette corde mexicaine

Clin d'œilClin d'œilClin d'œil

Pour en revenir au "Was ist los ? original, il s'agit du "Was ist los" de ce "pauvre" organisateur allemand de cet échange franco-allemand qui prenait l'eau et pas seulement à cause du générateur de chlorophyle de ces montagnes, à savoir la chute constante et persistante de gouttes d'eau grosses comme le petit doigt

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

Tout avait commencé sur les chapeaux de roue puisque le train ayant pris du retard, mon frère et moi nous sommes trouvés dans l'obligation de dormir à la belle étoile à Strasbourg avec une belle qui n'arrêtait pas de dire "si mon père me voyait, si mon père me voyait, si mon père me voyait"

Langue tiréeLangue tiréeLangue tirée

La correspondance pour le train nus menant au  Kleinwalsertal https://de.wikipedia.org/wiki/Kleinwalsertal, arriva enfin et nous déposa en plein chlorophylle

InnocentInnocentInnocent

Vint un trajet en bus sur des côtes incroyablement pentues puis une marche à pied pour arriver, enfin, à notre hütte

Mindelheimer Hütte vor Kemptner Kopf

Langue tiréeLangue tiréeLangue tirée

Ambiance garantie avec notre allemand d'un pénible niveau de 3ème et des citoyens de Bonn "invités" à suivre les activités de cet échange en échange d'une promesse de promotion à la mairie

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

Tout ça pour dire que le participatif, qu'il soit franco-allemand ou autre, ne ce génère pas automatiquement mais qu'il se construit

CoolCoolCool

Mettre de bons chenaux et de bonnes gouttières ne fut pas suffisant pour créer un bon échange tout comme à Mediapart, il n'est pas suffisant d'avoir de bons chéneaux et de bonnes gouttières pour recevoir 112.000 gouttes de 9 euros tous les mois pour avoir un bon participatif

CoolCoolCool

En commençant ce commentaire, je pensais commenter ma souffrance de la souffrance, éternelle à ce jour, de ma communication téléphonique sur ton répondeur pour passer ensuite à mes 3 questions "Où es-tu ? Que fais-tu ? Me lis-tu ?" qui furent les 3 questions que "joyeux spameur", où plutôt "hameçonneur", pour être plus précis, posa à ma psychothérapeute institutionnelle avant de lui demander un peu de "fraîche" en utilisant mon nom

CriantCriantCriant

Ce vent est donc le même que celui qui, à ce jour, agite toujours notre bateau

Bouche cousueBouche cousueBouche cousue

Comment concevoir, en ta compagnie, un bon projet si je ne sais rien de ton "processus de vie actuel"

Langue tiréeLangue tiréeLangue tirée

Si tu pouvais me le laisser savoir, je serais l'homme le plus comblé de la planète

 

                                                              Albrecht Dürer, prière

https://www.youtube.com/watch?v=lriAYlkDSiQ

Clin d'œilClin d'œilClin d'œil

A bientôt.

Amitié.

BisouBisouBisouBisou

 - Le processus est le projet

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Isidro Ferrer. – « Le processus est le projet », affiche pour l’Alliance graphique internationale, 2010

 Trompeuses métaphores du cancer

par Marc Billaud, Directeur de recherche au CNRS, Centre de recherche en cancérologie de Lyon  

Julie Henry Philosophe, centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard, Lyon

Pierre Sujobert Hématologue, centre hospitalier de Lyon-Sud

Source : https://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/BILLAUD/56225

Dans La Maladie comme métaphore, en 1979, l’écrivaine américaine Susan Sontag appelait à libérer les maladies graves, et en particulier le cancer, de la profusion des images nocives qui leur sont associées. Près de quarante ans plus tard, la pertinence de son propos est intacte. Les discours sur le cancer véhiculent de manière récurrente des métaphores évoquant la guerre, l’asocialité ou la folie. Alors que nous comprenons de mieux en mieux les mécanismes du développement tumoral et que la cancérologie peut prétendre à devenir une médecine de précision, il est indispensable de procéder à une analyse critique de ces représentations. Car elles distordent la conception que le public se forme de cette maladie, altèrent la perception des patients et influent sur les stratégies thérapeutiques et les politiques de santé publique.

.../...

Les caractéristiques servant de support à l’élaboration de ces images correspondent à ce que la recherche nous a appris. Mais ces représentations dessinent le portrait d'une cellule tumorale qui tiendrait à la fois du délinquant, de l'aliéné, du drogué et du migrant. Cet arrière-plan fictionnel des observations scientifiques condense donc de nombreuses peurs sociales, au risque de provoquer les réactions de rejet afférentes. Ainsi que l'a démontré Roland Barthes dans ses Mythologies (1957), le mythe fonctionne comme une parole qui naturalise le fait social en le vidant de son contenu historique. Les métaphores du cancer constituent elles aussi des mythologies, mais qui procèdent à l'inverse, puisqu'elles confèrent une signification sociale et politique à un phénomène naturel.

.../...

La métaphore guerrière échoue aussi à rendre compte de la relation thérapeutique. Même si le patient se bat contre son cancer avec l'aide de l'équipe médicale et s'il lui faut du courage pour faire face à la maladie, il il n'est ni un soldat ni un héros. Il n'est pas aux ordres d'un état-major qui déciderait sans lui. Et il n'y a pas lieu de l'accuser de lâcheté ou de capitulation s'il a peur du pronostic, si la douleur physique effraie, s'il a besoin d'être écouté, entouré, rassuré, ou s'il préfère interrompre un traitement devenu inutile. En outre, pour donner un sens à cette maladie qui va bouleverser son existence et, parfois, les valeurs qui l'organisent, il pourra avoir besoin de se l'approprier autrement que sous l'unique figure de l'ennemi étranger. Un travail d'intégration biographique peut être nécessaire afin de faire face aux éventuelles rechutes et au caractère chronique du cancer.

- https://www.youtube.com/watch?v=5i_ttU6v1Y0

 Trompeuses métaphores du cancer

par Marc Billaud, Directeur de recherche au CNRS, Centre de recherche en cancérologie de Lyon  

Julie Henry Philosophe, centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard, Lyon

Pierre Sujobert Hématologue, centre hospitalier de Lyon-Sud

Source : https://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/BILLAUD/56225

Dans La Maladie comme métaphore, en 1979, l’écrivaine américaine Susan Sontag appelait à libérer les maladies graves, et en particulier le cancer, de la profusion des images nocives qui leur sont associées. Près de quarante ans plus tard, la pertinence de son propos est intacte. Les discours sur le cancer véhiculent de manière récurrente des métaphores évoquant la guerre, l’asocialité ou la folie. Alors que nous comprenons de mieux en mieux les mécanismes du développement tumoral et que la cancérologie peut prétendre à devenir une médecine de précision, il est indispensable de procéder à une analyse critique de ces représentations. Car elles distordent la conception que le public se forme de cette maladie, altèrent la perception des patients et influent sur les stratégies thérapeutiques et les politiques de santé publique.

.../...

Les caractéristiques servant de support à l’élaboration de ces images correspondent à ce que la recherche nous a appris. Mais ces représentations dessinent le portrait d'une cellule tumorale qui tiendrait à la fois du délinquant, de l'aliéné, du drogué et du migrant. Cet arrière-plan fictionnel des observations scientifiques condense donc de nombreuses peurs sociales, au risque de provoquer les réactions de rejet afférentes. Ainsi que l'a démontré Roland Barthes dans ses Mythologies (1957), le mythe fonctionne comme une parole qui naturalise le fait social en le vidant de son contenu historique. Les métaphores du cancer constituent elles aussi des mythologies, mais qui procèdent à l'inverse, puisqu'elles confèrent une signification sociale et politique à un phénomène naturel.

.../...

La métaphore guerrière échoue aussi à rendre compte de la relation thérapeutique. Même si le patient se bat contre son cancer avec l'aide de l'équipe médicale et s'il lui faut du courage pour faire face à la maladie, il il n'est ni un soldat ni un héros. Il n'est pas aux ordres d'un état-major qui déciderait sans lui. Et il n'y a pas lieu de l'accuser de lâcheté ou de capitulation s'il a peur du pronostic, si la douleur physique effraie, s'il a besoin d'être écouté, entouré, rassuré, ou s'il préfère interrompre un traitement devenu inutile. En outre, pour donner un sens à cette maladie qui va bouleverser son existence et, parfois, les valeurs qui l'organisent, il pourra avoir besoin de se l'approprier autrement que sous l'unique figure de l'ennemi étranger. Un travail d'intégration biographique peut être nécessaire afin de faire face aux éventuelles rechutes et au caractère chronique du cancer.

Alain Cochard

Source : http://naxosmusiclibrary.com/sharedfiles/booklets/SAP/booklet-LVC1062.pdf

- S'obliger à être plus qu'une main tendue de l'autre côté de la rive et permettre, ainsi, doucement à l’analysant de repérer qu'une autre main que la sienne puisse exister... Très inspiré par Myriam Illouz (Lire : https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/300816/jai-ete-spame)

 Eau+vive+r.jpg

Source : https://blogs.mediapart.fr/m-artin/blog/040814/eaux-vives

A bientôt.

Amitié ö Noble Dame du Bois-Joli

 

BisouBisouBisouBisou

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