Le renouveau de la gauche à Tarbes

Dans le fief de Gérard Trémège, les listes d’union de la gauche ont réalisé des scores inattendus au premier tour des élections départementales. Un essai à transformer le 27 juin.

Les candidats des listes de gauche à Tarbes et leurs remplaçants © Jean-François Courtille Les candidats des listes de gauche à Tarbes et leurs remplaçants © Jean-François Courtille

Qui l’eût cru ? A Tarbes, la ville de l’inamovible maire de droite Gérard Trémège, la gauche a réussi une progression significative sur les trois cantons au premier tour des Départementales 2021. Les listes unitaires Ensemble pour des Pyrénées solidaires et écologiques arrivent en tête dans les cantons 1 et 3. Par ailleurs, dans le canton 2, la gauche réussit l’exploit de mettre en ballotage André Doubrère et Gilles Craspay, adjoints au maire de Tarbes, qui pensaient être élus dès le premier tour. Alors que la liste Tarbes Ecologique Citoyenne et Solidaire avait culminé à 23% au deuxième tour des Municipales 2020, les listes d’union de la gauche dépassent toutes ce score. Dans le canton 1, Christophe Cavaillès et Héloïse Dasse arrivent en tête avec 26,23% des voix, devant les sortants centristes Frédéric Laval et Virginie Siani Wemba (24,65%). Dans le canton 2, Laurent Rougé et Cathy Laüt recueillent 28,22% des voix, arrivant en deuxième position derrière les sortants Doubrère et Craspay (42,92%). Enfin, dans le canton 3, Henri Lourdou et Marion Burgan obtiennent 35,56% des suffrages, précédant Laurence Ancien et David Larrazabal (32,83%). Il faut souligner que l’absence de liste de la France Insoumise a sans doute bénéficié aux trois listes d’union de la gauche, mais cela n’enlève rien à leur mérite. Constat inquiétant malgré tout : les trois listes du Rassemblement national récoltent chacune plus de 17%, confirmant l’enracinement de la formation d’extrême-droite dans le paysage politique tarbais. Le deuxième tour des élections départementales à Tarbes, dimanche prochain, pourrait donc permettre à la gauche de conquérir un ou plusieurs cantons. Cela serait le signe d’un renouveau durable, et une première étape importante vers une éventuelle reconquête de la ville par la gauche tarbaise dans six ans.

Jean-François Courtille

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