Un Euro pauvre en pions mais riche en tension

Petit point data à l'issue de ce premier tour.

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Soixante-deux buts marqués en trente-six rencontres, soit 1,72 pion par match. Jamais le championnat d'Europe de football, depuis sa création en 1960, n'avait connu une aussi faible moyenne de buts inscrits au cours du premier tour de la compétition. Soixante-deux buts, c'est aussi, clin d'oeil de l'histoire, le nombre de fois où Zlatan Ibrahimovic, jeune retraité international, a trouvé le chemin des filets en cent-seize sélections avec la Suède. Zlatan Ibrahimovic ? Oui, vous savez, celui qui, suite à l'élimination des Bleus et Jaunes ce mercredi soir, a dit : "I came like a king, left before Iceland."

Sur ces soixante-deux buts marqués, plus d'un quart - et presque un tiers - l'ont été lors du dernier quart d'heure. Et la France s'affiche en meilleure spécialiste de ce money-time, elle qui a inscrit trois de ses quatre réalisations dans les cinq dernières minutes - buts qui lui ont offert ses deux victoires, contre la Roumanie d'abord, et l'Albanie ensuite.

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Avec six buts chacune, les étonnantes équipes galloise et hongroise finissent meilleures attaques de la phase de poule. Tout en bas du classement, la triste Ukraine quitte l'Euro 2016 sans avoir scoré une seule fois. Les coéquipiers suédois de Zlatan, eux aussi, auront été incapables de pousser la balle au fond : le seul et unique but à mettre à leur compteur est une réalisation contre son camp de l'Irlandais Ciaran Clark.

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