Kai Littmann
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Billet de blog 6 nov. 2019

(3) Les 30 ans de la chute du Mur – 30 Jahre Mauerfall

Les photos d’événements historiques montrent toujours de courts instants isolés de l'Histoire. Mais est-ce que ce ne sont pas ces instants qui forment ce qui deviendra plus tard l'Histoire ?

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Pouvoir enfin voyager en famille... © (c) Michael Magercord / ROPI

(De / von Michael Magercord - KL / MC) – Les photos d'une manifestation constituent toujours un message en soi.

En 1989, nous avons assisté à une drôle de révolution. Les révolutionnaires souhaitaient de tout cœur, du moins on avait cette impression, quitter le pays révolutionné une fois la révolution consommée. « Nous voulons sortir », était l'un des premiers slogans qu'on entendait dans les rues de Leipzig.

La première liberté de l'Homme est la mobilité sans obstacle, et il n'a jamais été aisé de limiter cette liberté. Pour ce faire, il faut des frontières et des contrôles. Et on tente encore et toujours de garder ces frontières fermées. Tandis qu'aujourd'hui, on voit que les Etats essaient de se fermer contre la migration venant d'autres régions, la situation dans les pays du socialisme existant dans la réalité était exactement à l'opposé : leurs murs étaient censés empêcher les citoyens de quitter leurs pays. Ceci n'est pas tout à fait inhabituel dans l'histoire, car des potentats essayaient de garder des hommes et des femmes pouvant travailler et servir comme soldats sur leurs territoires.

Aujourd'hui, nous avons le droit à la liberté de la mobilité des personnes, au moins dans l'Union Européenne. Tout un chacun peut s'installer et travailler là où il veut. Mais cette liberté est à double tranchant, comme le constatent beaucoup de ceux qui avaient manifesté pour obtenir ce droit : un droit peut rapidement se transformer en une obligation. Ceci est vrai en particulier en ce qui concerne le droit à la mobilité lorsque nos sociétés de production font valoir un intérêt supérieur pour faire venir de la main d’œuvre bon marché.

Est-ce que cet homme qui demandait le 4 novembre 1989 le « libre droit de voyage pour les familles » voulait parler de ça ? Où est-ce que c'était la curiosité d'un pays inconnu situé derrière la Porte de Brandebourg qui l'attirait au bout de la rue Unter den Linden ? Ou est-ce qu'il souhaitait en finir avec cette situation pesante qu'on se comparait en RDA toujours avec l'Ouest, sans avoir la possibilité de le voir soi-même ?

Qu'importe, son souhait a été exaucé seulement 5 jours plus tard. La RDA, que plus de deux millions de personnes avaient déjà quitté entre 1949 et 1961, perdait depuis 1990 encore 3,5 millions de personnes qui partaient à l'ouest pour travailler dans la République Fédérale unifiée.


Bilder von historischen Ereignissen zeigen immer kurze, einzelne Momente der Geschichte. Aber sind es nicht diese Momente, aus denen sich die Geschichte erst zusammenfügen lässt?

Fotos von einer Demonstration sind immer auch selbst eine Botschaft.

1989 vollzog sich eine seltsame Revolution. Die Revolutionäre wollten – so schien es – nichts dringlicher, als nach ihrem Vollzug das revolutionierte Land verlassen. „Wir wollen raus“, war einer der ersten Slogans, der auf den Straßen von Leipzig zu hören war.

Die erste Freiheit des Menschen ist die ungehinderte Fortbewegung und es war nie leicht, diese Freiheit einzuschränken. Dazu bedarf es Grenzen und Kontrollen. Trotzdem wird es immer wieder versucht, Grenzen dichtzuhalten. Während wir heute ja eher erleben, dass sich Staaten gegenüber der Migration aus anderen Regionen abschotten, lag der Fall in den realexistierenden sozialistischen Ländern umgekehrt: Ihre Mauern sollten das Ausreisen ihrer Staatsbürger unmöglich machen. Das ist in der Geschichte nichts Ungewöhnliches, auch Fürsten und Feudalherren versuchten, vor allem die arbeitsfähigen und wehrtauglichen Männer und Frauen auf ihren Territorien zu halten.

Heute herrscht zumindest innerhalb des EU-Europas das Recht der Arbeitnehmer auf Freizügigkeit. Jeder kann sich dort zum Arbeiten niederlassen, wo er möchte. Wie zweischneidig diese Freiheit aber ist, erleben nun viele, die früher dafür demonstriert hatten: Aus einem Recht kann schnell ein Zwang werden. Zumal aus dem Recht auf Freizügigkeit, wenn es nämlich – wie in unseren Produktionsgesellschaften – ein übergeordnetes Interesse an dem Zuzug günstiger Arbeitskräften gibt.

Ob dieser Mann, der am 4. November in Ostberlin „Freies Reisen für Familien“ forderte, genau das meinte? Oder trieb ihn die Neugier auf das unbekannte Land hinter dem Brandenburger Tor, das am Ende der Straße Unter den Linden lockte? Oder wollte er endlich Schluss machen mit dieser quälenden Situation, dass man sich in der DDR zwar ständig mit dem Westen verglich, ihn aber nie zu Gesicht bekommen sollte?

So oder so, sein Wunsch wird fünf Tage später schließlich in Erfüllung gehen. Und die DDR, die in den Jahren von 1949 und 1961 schon über zwei Millionen Menschen verlassen hatten, kehrten jüngster Erhebungen zufolge seit 1990 noch einmal dreieinhalb Millionen Neu-Bundesbürger den Rücken, um im Westen der nun vereinigten Bundesrepublik zu arbeiten.

Pour le droit de voyager pour les familles... © (c) Michael Magercord / ROPI

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