Un enjeu considérable

Avec le succès de Syriza, nul doute que "nous" avons marqué un point.

Mais commence maintenant une partie très dangereuse, dont l'issue dépendra du courage, de l'intelligence et de la détermination des dirigeants de ce mouvement, et de la solidité du soutien que lui apportera le peuple GREC.

Syriza a prévu de négocier avec Bruxelles. Très bien. Mais que fera Syriza si Bruxelles ne cède rien d'important ? La position de Jacques Généreux, et donc du PG en France, est de dire : "nous faisons la politique que nous voulons, celle qui sert les intérêts de notre peuple, nous violons les traités. Nous remboursons la partie de la dette que nous estimons légitime, et au rythme compatible avec les besoins de notre peuple. Et si cela ne plait pas aux Oligarques, tant pis". Les dirigeants de Syriza tiendrons-t-ils ce langage ? Même ainsi, la Grèce n'est pas la France. Le "chantage" : "si ça ne vous plait pas, tant pis, vous voulez nous virer ? Chiche ! " n'a pas le même poids.

Autrement dit, la partie va être extrêmement difficile. Sans compter qu'en Grèce il y a une extrême droite, il y a déjà eu des assassinats politiques, il y a une armée qui a déjà, dans le passé exercé sa dictature.

Les Oligarchies ont un intérêt MAJEUR à faire échouer Syriza, pour ensuite nous dire : TINA. À la niche ! Et l'exploitation sera pire ! Big brother aura marqué des points importants.

Si Tsipras gagne, au contraire, ce sera un héros comparable à Robespierre. L'enjeu est considérable.

Quant à NOUS, comment manifester notre solidarité active ? En rassemblant très vite un "Syriza" français, et au delà. TOUS les peuples d'Europe (y compris le peuple Allemand, qu'il faut arrêter de considérer comme "du mauvais côté") ont un immense intérêt à faire du "Syriza" !

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