Choses vues au Forum social mondial de Nairobi - 2007

A l'occasion du Forum social mondial de Belem (27 janvier-1er février), retour sur le FSM 2007 qui se tenait à Nairobi. Une équipe d'une vingtaine de chercheurs, français et kenyans, en a mené une observation collective et qualitative. L'ouvrage issu de ce travail, Un autre monde à Nairobi (Karthala, 2008), rend compte des multiples facettes de cet événement militant : ses débats, ses protagonistes, ses lieux, ses à côtés, ses paradoxes et sa complexité aussi. Voici trois textes extraits de ce travail:

 

LA MARCHE DE KIBERA
Entre Kibera et Uhuru Park, Nairobi. Samedi 20 janvier 2007, premier jour du Forum.

 

Samedi 20 janvier au matin, j’ai rendez-vous avec une journaliste sud-africaine à son hôtel pour un entretien. Comme bien souvent lors des entretiens menés pendant le forum, nous sommes interrompues au bout d’une vingtaine de minutes. Une partie de sa délégation vient la prévenir que leur mini-bus part à l’instant pour Kibera, afin d’entamer la marche qui aboutira à Uhuru Park pour la cérémonie d’ouverture du FSM. Sans vraiment comprendre ce qui se passe (Plus de place dans le bus ? Volonté de ma compagne de continuer l’entretien tranquillement ?), je me retrouve embarquée dans la voiture d’un inconnu (un taxi ? un militant kenyan ?), en route pour Kibera, « le plus grand bidonville d’Afrique ». Nous continuons l’entretien, avec Kiss FM à fond sur l’autoradio: je suis bouleversée par le récit qu’elle me fait de sa carrière, celle d’une militante étudiante anti-apartheid, féministe, poète, traductrice, traversant la maladie et les galères financières, bataillant dans sa rédaction pour faire figurer des artistes noirs à la Une des pages « culture » des grands journaux de l’Afrique du Sud post-1994, à l’enthousiasme toujours renouvelé pour des causes multiples... Du coup, c’est sans nous en rendre compte que nous arrivons au sommet d’une colline arborée. Je ne sais pas où nous sommes mais nous ne sommes pas à Kibera : nous surplombons le bidonville, et nous n’y pénètrerons pas.


Pour l’instant, je rejoins le groupe des Sud-Africains. Essentiellement des militants pro-palestiniens d’origine indienne ou arabe. Ils sont une dizaine rassemblés sur une butte et déballent leur matériel, dont un nombre impressionnant de drapeaux de toutes les tailles. De jeunes Kenyans et des enfants en guenilles s’approchent et demandent des drapeaux et des tee-shirts pour la manifestation. Une étrange distribution a alors lieu : les militants sud-africains tentent de faire comprendre que les drapeaux ne sont que des prêts, soupçonnant les nouveaux venus de ne pas être de sincères supporters du sort des Palestiniens. Ils finissent par réserver les « grands drapeaux » aux vrais Palestiniens, ceux qui sont venus avec eux, et à choisir à qui confier les « petits drapeaux » un peu à la tête du client parmi les Kenyans présents…


Le cortège s’ébranle et une cohue joyeuse et musicale commence. Nous descendons une allée. Des centaines d’enfants se mêlent aux cortèges de militants asiatiques, africains et européens. Dans les cortèges kenyans, les tee-shirts bariolés, les banderoles aux mille slogans s’enchaînent… Il n’y a pas tellement de tracts. Ce sont les dos qui portent les messages : « We are poor but we come together », « Accessible HIV and Aids medecine ! », « Make poverty history ! », « Say no to plastics WSF Nairobi », « Free drugs now ! », « Say no to drug abuse », « Jerusalem heart of Palestine », « Kibera for peace »…


« Another world is possible even for slum dwellers », avec le logo du FSM, est sans doute le plus présent. Et toujours parmi certains, un soupçon du manque de sincérité dans l’engagement, puisque certains habitants de Kibera seraient « venus en échange du tee-shirt ». La frontière est brouillée entre les promesses et les attentes lointaines d’un forum international et d’autres plus proches, toutes annonciatrices d’un « autre monde » ou d’une « meilleure vie ».


C’est aussi un défilé des religions et des nationalités. Les drapeaux d’Inde, du Sahara occidental, de la Somalie, émergent de la foule. Autour d’eux, des militants de nationalités diverses, mais souvent habillés dans un costume traditionnel national, qui témoignent de l’entremêlement des causes. Une militante basque entourée d’un grand voile de couleur, au milieu des « youyou » saharaouis, aux pieds d’un chameau et aux cris de « Polisario vencerá ! » : « Je défile parce que je fais partie d’une association d’amis du Sahara occidental… (…) Je me suis engagée parce que je suis allée au Sahara et que l’Espagne a une part de responsabilité dans ce qu’il se passe. (…) C’est le fait d’être basque aussi, qui a influé sur mon rejet de la colonisation. Je fais aussi partie d’une association basque. » D’autres délégations paraissent plus homogènes : un groupe serré d’une trentaine de Vietnamiens nous dépasse. Il y a aussi d’autres drapeaux : « peace », « pace », « paz », tenus par des moines, franciscains, vêtus de leur bure malgré la chaleur, accompagnés de militants et de religieux kenyans, notamment des sœurs catholiques.


Les jeunes des bidonvilles sont très présents. Intégrés individuellement dans des groupes divers comme celui des Sud-Africains pro-Palestiniens, l’AMARC, Oxfam, ou regroupés dans différentes associations de Kibera, notamment religieuses. De manière générale, au lieu de cortèges massifs, c’est une multitude de petits groupes compacts, rassemblant chacun sous ses couleurs une cinquantaine de personnes, qui défile à la queue leu leu. Koinonia, les sans-terres de la Kenya Land Alliance, les « Hawkers and Street Sailers » de Nairobi, un groupe de femmes de Kisumu…


Des enfants tournent autour des cortèges, une petite bouteille à la main qu’ils respirent régulièrement, pleine de colle ou de plastic fondu, sur des airs de Bob Marley qui appelle à « rester ensemble et à se sentir bien », et j’ai l’impression qu’eux n’entendent pas la musique, que tout est silencieux dans leur tête. Au contraire, un homme kenyan saoul, avec des habits en lambeaux, se met à chanter et à danser avec des musiciens italiens, faisant de si grands gestes des bras que tout le monde s’écarte de lui. Un des militants sud-africains pro-palestinien nous éloigne, une de ses amies et moi. La marche des bidonvilles est pleine de parois de verre.


Nous nous approchons du camion qui diffuse la musique et sur lequel des animateurs prennent le micro pour lancer des slogans : « Karibu Kenya, welcome to WSF Nairobi, a world free of human rights violations is possible ! A world free of Aids is possible ! » Du zouglou ivoirien succède à Bob Marley, les manifestants dansent autour du camion… Impossible de dire combien nous sommes, peut-être 10 ou 20 000… Autour du camion, plusieurs éléments insolites s’enchaînent. L’un parce qu’il déclenche moult commentaires, arrêts du cortège et rassemblements : cette statue d’une femme enceinte crucifiée, « contre le fondamentalisme », qui réapparaîtra partout, à Uhuru Park, dans les recoins et les allées de Kasarani ou dans les pages de Flamme d’Afrique, jusqu’à ce qu’on découvre qu’il y en avait deux identiques… Et puis Kenneth Kaunda, 83 ans, premier président zambien, dressé sur le camion. À se demander s’il n’y en avait pas deux aussi au FSM de Nairobi… Toujours partout, toujours le même discours, toujours inaudible, toujours la même chemise rouge, le même mouchoir et le même désintérêt généralisé dans l’assistance, qui continue sa route.


En fait de « marche des bidonvilles », si une partie du cortège en est issue, c’est plutôt le quartier des Ambassades que nous traversons, Kilimani et Caledonia, à deux pas des grands centres commerciaux Yaya et Hurlingham, fréquentés par les classes aisées et les expatriés. Nous passons devant l’ambassade de Chine, devant celle du Soudan, nous marchons sur Ngong Road et arriverons à Uhuru Park par l’Ouest de la ville.


La route est en pente et le cortège se déplace très vite, presque en courant, même s’il fait très chaud… Les cous blancs deviennent de plus en plus rouges. Ce n’est plus une marche, c’est une course. Certains diront : « C’est les manifestations… African style ». La pente et le soleil, nos jambes lourdes qui partent en avant et un léger vent salvateur font tourner la tête. La vitesse donne au cortège un aspect émaillé de folle débandade. Les enfants courent entre les jambes, font des allers et retours, les visages sont grisés… Un militant écolo français me dépasse, au pas de course… Son sac à dos est grand ouvert… Je l’interpelle, il me répond, rouge de coups de soleil, et déjà bien loin... « C’est pas grave, je fais confiance aux pauvres ! », et disparaît au tournant en contrebas. A la chaleur s’ajoute le refrain entêtant d’une chanson de bienvenue en swahili répétée en boucle inlassablement par les guitaristes italiens : « Jambo, Jambo, Bwana, Habari gani ? Mzuri sana ! Wageni, wakaribishwa, Kenya yetu, hakuna matata ! » Et encore et encore… Toujours plus entraînante. Nous arrivons près d’un bois. Le parc n’est plus loin.


Au fur et à mesure que nous descendons, le public se fait plus blanc, plus rouge, de plus en plus de tracts circulent sur des ateliers du FSM et les enfants des bidonvilles sont moins visibles. Un peu avant d’arriver au parc, deux hommes atteints de la polio, aux jambes déformées et s’appuyant sur de longues cannes, commencent à remonter le cours de la manifestation et la longue pente qui ramène vers Kibera.


(Florence Brisset- Foucault)

 

 

LE Q(UEER) SPOT : UNLIEUÀPART, UNEFOULEDECURIEUX

Stade de Kasarani

 

Plusieurs ateliers se dérouleront sous la tente (plus exactement la demi-tente, mais c’est un espace assez vaste, avec beaucoup de chaises en plastique) du « Q spot » (Q comme « queer »), organisé, selon le programme, par GALCK (Gay and Lesbian Alliance Coalition Kenya). Dans la tente, on retrouve les sigles de l’ILGA (International Lesbian and Gay Association), de GALCK, de la Coalition of African Lesbians et de Sexual Minorities Uganda. On a choisi un lieu fixe qui ne soit pas un petit stand en plein air – comme tous ceux qui sont disposés autour du stade - mais un lieu plus vaste et sans doute plus sûr, au sens où l’on peut moins y arriver par hasard ou en passant : il faut s’éloigner un peu du stade et faire la démarche de venir dans cet espace bien délimité. Personne n’est obligé de passer par là, ce qui limite un peu la possibilité d’insultes, de remarques scandalisées de gens confrontés à cette publicité donnée à la cause gay, lesbienne et transgenre. En même temps, le Q Spot organise au moins 2 thés/cookies gratuits par jour, ce qui attire du monde : c’est un lieu ouvert, confortable, à l’ombre, et à part. J’y vois passer un groupe de jeunes avec des tee-shirts jaunes des bidonvilles, des casquettes rouges "power to the people”…

 

Sous l’affiche de Sexual Minorities Uganda, un panneau revue de presse, intitulé “War against such phobia”, signale notamment les positions d'un pasteur, Nkoyoyo, ayant déclaré : “Pas de place pour les gays”, et un coin de recueillement est aménagé. A la paroi de la tente sont accrochées quatre feuilles bleues dont deux intitulées “We remember”, rappelant des exécutions de gays de par le monde. Au pied de ce panneau, une centaine de petites bougies rondes sont posées au sol, 3 par 3. Il y a également un panneau de poésie, imprimé sur des feuilles A4. En anglais, ces poèmes ont manifestement été écrits par une militante sud-africaine qui intervient dans l’un des ateliers et dont le contenu me rappelle certaines bandes dessinées de l’Américaine Alison Bechdel, la Brétécher des lesbiennes. Une banderole “Another world is possible: A world for everyone! Sexual rights for all. Love is a human right” est accrochée.

 

Il y a également un stand où sont vendus des tee-shirts : un modèle arbore un slogan classique du militantisme gay : “We are here, we are queer and we are proud” sur fond de carte tricolore du Kenya ; un autre est orné d’un joli « Uhuru » (Indépendance, en swahili) rouge avec au dos « FUND-HER », un visage de femme africain et l’inscription « Urgent Action Fund Africa, World Social Forum 2007, Nairobi ». Des ouvrages sont à vendre et on trouve de la documentation gratuite. Derrière les tables est affiché le calendrier des activités de la journée : 11h30 l’atelier “Reclaiming our Sexualities”, 14h00 “Poetry Reading”, 15h00 un atelier de peinture de la banderole, 17h30 présentation du livre “Derechos humanos, orientación sexual e identidad de género: diálogos entre activistas del Sur”, 18h30 une autre activité, ainsi que le programme de mardi avec une marche annoncée à 10h00. Il y a même, dans un coin opposé, plus calme, une petite tente igloo qui sert de lieu d’écoute (mais je ne la verrai pas occupée), tenue par Liverpool VCT (Voluntary Counseling and Testing), une ONG kenyane liée à l’université de Liverpool.

 

Ce qui se passe entre les ateliers, sous la tente, est presque plus troublant que le format des ateliers lui-même. Les militants m'affirment qu'ils ont fini par mettre cela en place plutôt que de répondre en permanence aux questions que l’on venait leur poser. Il est possible que cela ait été un peu plus préparé. Le dispositif est le suivant : un(e) membre du GALCK, assis(e) sur une chaise en plastique, entouré d'une vingtaine de personnes en cercle, assises et debout, répond aux questions qu’on lui pose. Ainsi, Judith parle de son homosexualité (elle se prêtera plusieurs fois au jeu dans la journée). Un article du Daily Nation parlera d’elle en indiquant ses nom et prénom, son université, son âge. L'atmosphère n'est pas majoritairement hostile, bien que l'on entende les inévitables « Ce n'est pas dans la Bible ! », « Qui fait l'homme qui fait la femme ? », etc. J’ai plutôt le sentiment d'une énorme curiosité. Un groupe parle en kiswahili. A un moment, le public me semble plutôt composé de mères de famille qui, selon l’étudiant qui animait la séance de questions-réponses, disent avoir peur pour leurs enfants dans les internats. Plus tard, ce sont plutôt des jeunes hommes qui sont venus écouter… Le lendemain, je verrai aussi un cercle composé notamment de plusieurs Massaïs en tenue traditionnelle se rassembler autour d’un militant gay (blanc, celui là), traduit en kiswahili. Certaines questions portent sur le fait de savoir si les parents sont au courant ou pas des choix de leurs enfants. Dans un groupe, j’entends "ce n'est pas africain". Ce à quoi le jeune homme près de moi répond « je suis un Africain, je ne suis jamais sorti du pays ». Une question : « Pourquoi faites-vous ça ? » Réponse : « Je suis comme ça, c’est quelque chose d’émotionnel ». Une fille parle d'Adam et Eve, on lui répond : « Je suis comme ça, c’est quelque chose de naturel ». A une femme qui fait référence à la création de l’Homme à l'image de Dieu, Nikki, une des militantes ougandaises, stigmatise « les gens qui prennent du pouvoir en citant la Bible. Il y a un seul message : l’amour. Il ne faut pas utiliser la Bible pour taper sur les gens. Personne n’est au dessus des autres ». C’est le seul échange vif auquel j’assiste. Parmi les interviewés dans ce groupe, Emmanuel se fait appeler « tata Ivy » (Auntie Ivy). C’est presque rafraîchissant de voir que ces militants confrontés aux regards des autres ne choisissent pas la surconformité « propre sur soi » mais que subsiste chez eux de l'humour de folle perdue. Ceci dit, ce petit nom, « Auntie Ivy », sera repris sur un ton moralisant par une presse kenyane étonnée, mais qui donnera une visibilité inattendue à la cause…

 

Au final, j’ai parfois l'impression d'être au milieu d’un groupe de kamikazes cernés par la damnation sociale. Je n’en comprends que mieux la communauté émotionnelle de ce petit groupe d’Ougandaises, leur façon d’assurer "I am a good person" et de s’appuyer sur la Bible.

 

(Johanna Siméant)

 

 

LESALLIAGESORDINAIRESDELATRADITIONETDELAMODERNITÉ

 

Réunion de préparation des ateliers présentés au Forum par les groupes affiliés à la Kenya Land Alliance, Nakuru (Nord de Nairobi), 8 janvier 2007

Quelques jours avant le Forum, la Kenya Land Alliance, un réseau d’associations défendant le droit à la terre de différentes communautés professionnelles et sociales, réunit ses membres afin de préparer les ateliers qu’elle organisera à Nairobi. Venus de tout le Kenya, pécheurs, vendeurs de rue, squatters, personnes déplacées, chasseurs-cueilleurs, pasteurs et groupes de femmes écoutent le coordinateur de la Kenya Land Alliance leur exposer les objectifs et les principes du Forum social mondial. Les différentes communautés se répartissent ensuite en petits groupes pour préparer les témoignages qu’ils exposeront à Nairobi. Avant que la séance plénière ne reprenne, je discute avec un jeune homme, de moins de 25 ans, ravi d’apprendre que je suis chercheuse en science politique : il est lui-même étudiant en économie et science politique en Ouganda, à la Kampala International University. Nous continuons de discuter alors même que la séance a repris quand l’animatrice s’écrie : « les chasseurs-cueilleurs, vous êtes prêts ? ». Mon interlocuteur se lève d’un bond : c’est lui le porte-parole de sa communauté. Chasseur-cueilleur et étudiant à la fois, voilà de quoi brouiller les frontières de la « tradition » et de la « modernité ».

 

Atelier “Indigenous Territorial and Land Rights in Africa”, stade de Kasarani, 22 janvier 2007

Des anciens sont à la tribune pour distiller leur expérience à propos de la conservation de l’environnement. Le premier à parler, pantalon noir, chemise blanche immaculée, bracelets de fourrure autour de chaque poignet et chasse-mouche à la main, s’adresse à la foule en langue Meru et fustige l’éducation, les lois et la religion hérités des colons venus perturber les habitudes ancestrales. Tout à coup, la sonnerie de son téléphone portable retentit. La salle éclate de rire. Avec Dominique, qui observe l’atelier avec moi, nous sourions et nous parlons du regard : « ces gens sont pris au jeu de la représentation de la tradition ; ils rient d’eux-mêmes lorsqu’ils s’aperçoivent de leur naïveté ». Cet interlude est vite oublié et l’assistance continue d’écouter et de photographier religieusement les anciens et leur sagesse. Au moment des questions, une jeune femme vient jouer les trouble-fêtes. Dreadlocks soignées, robe « ethnic-chic », Victoria se présente comme membre d’une minorité en Namibie et pointe du doigt les pratiques autoritaires des chefs traditionnels dans son pays. Puis, elle fait remarquer : « la tradition doit s’adapter à la modernité, elle n’est pas figée, elle n’est pas statique. Pourquoi avez-vous ri lorsque le téléphone de l’ancien a sonné ? ». Personne n’a relevé car elle avait brisé le charme de cette représentation théâtrale.

 

(Marie-Emmanuelle Pommerolle)

 

 

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