A H1N1 : la logistique. A Paris, "ils" décident. Dans 36000 communes, "on" exécute ..dans l'incertitude.

La Gazette des Communes du 7 septembre 2009 consacre au sujet un article intitulé " Les collectivités attendent (encore) le mode d'emploi". En effet:

En cas de crise sanitaire, les collectivités seront en première ligne pour protéger les français contre les risques de contagion et donc pour relayer les directives et les préconisations nationales en matiére de santé.

Elles devront aussi maintenir la capacité des "services vitaux à la population: collecte des ordures ménagères, services funéraires, portage de repas aux personnes âgées ou handicapées isolées, transports en communs, eau et assainissement,..."

Dans ces domaines,les directives du ministre de l'intérieur sont relayés par de nombreux courriers préfectoraux qui suscitent autant de questions qu'ils n'apportent de réponses sur le fonctionnement des services en" mode dégradé".

Un ensemble de questions concernent les jeunes en âge de scolarité: fermeture ou non des établissements, transformation des écoles en centres de vaccination, accueil des jeunes placès en foyers qui sortent le week-end en famille. D'une façon plus générale, les solutions de repli aux différents systèmes de "garderies".

La gestion des déchets pose également question : consignes exceptionnelles pour le tri ,fermeture des déchetteries , incinération ?

Moins grave sans doute, les mesures à prendre sur les procédures administratives qui prévoient un délai réglementaire : déclarations de naissance, certificats d'urbanisme.

On imagine que des situations contrastées sur l'ensemble du territoire nécessitent une grande souplesse dans l'application de directives générales.

Une question se posera dans tous les territoires:
A quel saint devront se vouer les "petites communes" pour assurer à leurs résidents un traitement convenable de leur propre situation? A quel niveau du fameux millefeuille : cantons et intercommunalités, départements, régions, la solidarité s'exercera-t-elle dès maintenant et à fortiori en situation de crise?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.