Et le Niger, amis de Médiapart? 3

( Les deux premières interrogations sous le même titre ont été publiées sur mon blog.)

Voilà déjà une semaine qu'on a pu lire dans "Le Monde" daté du 15 Janvier (page 6, article signé par Yves Bordenave et Nathalie Guibert) des extraits des déclarations de Jean-Claude Marin, Procureur de la République de Paris, faites le 13 Janvier à propos des premiers éléments de "l' enquête de flagrance " menée à Niamey sous son autorité, si nous comprenons bien, au sujet de l'enlèvement et de la mort des deux jeunes otages français.

Il apparaît établi que les ravisseurs (avec leurs otages) "se sont enfuis à bord de deux 4x4", et qu'après poursuite par les forces de sécurité nigériennes et deux premières tentatives d'interception sans succès en territoire nigérien, " Les forces spéciales françaises ont intercepté le cortège plus loin au Mali. Leur intervention a donné lieu à une intense fusillade",continuent les auteurs," au cours de laquelle quatre ravisseurs ont été tués et deux de leurs véhicules entièrement brulés. UN DES 4x4 PORTE L'IMPACT D' UN TIR DE CANON DE 20 MM ( c'est nous qui soulignons) comme en ont les hélicoptères français " ( là, les italiques correspondent dans l'article à une citation entre guillemets - du procureur?- par les auteurs de l'article.)

N'est-il pas légitime de faire l'hypothèse que les forces spéciales ont ouvert le feu sur les véhicules à bord desquels se trouvaient les ravisseurs mais aussi les otages ( peut-être déjà morts, mais peut-être pas) et les ont semble-t-il largement détruits?

Ces éléments de fait, jusqu'à plus ample information, n'ont pas beaucoup intéressé les commentateurs ... Ils ont pourtant une portée implicite redoutable, en particulier quant à la présentation de l'opération comme destinée à " sauver les otages".

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