RÉVOLUTION . Les employés actionnaires

Les employés sont les principaux actionnaires de l’entreprise (actionnaires parce qu’ils agissent (action), et parce qu’ils sont la plus grande partie de la valeur (actions) de l’entreprise)

Prenons une entreprise qui vient de se créer, elle possède au départ un terrain, des bâtiments construits sur ce terrain et des machines. Autant dire que jusque là l’entreprise ne vaut pas grand chose. Maintenant vous rajoutez les 1000 employés nécessaires pour faire tourner la baraque; immédiatement l’entreprise va produire, vendre, gagner de l ‘argent et prendre de la valeur; ce sont donc les 1000 employés de l’entreprise qui donnent la plus grande partie de la valeur de l’entreprise. On doit en conclure que ces employés sont les principaux actionnaires de l’entreprise (actionnaires parce qu’ils agissent (action), et parce qu’ils sont la plus grande partie de la valeur (actions) de l’entreprise), qu’ils soient stagiaires, en cdd ou en cdi. C’est ce qu’on appelle « la valeur travail », et les employés ne sont pas des « ressources humaines »! 

Ils devront donc participer à toutes les réunions avec le PDG et les actionnaires financiers pour les discutions sur les orientations à prendre. Et en fin d’exercice, au moment du bilan, ils devront tous toucher une partie des dividendes, idéalement la même somme pour chaque employé, du balayeur au cadre supérieur. 

Les actionnaires financiers ne pourrons pas toucher plus de 2% de dividende, et le PDG ne pourra pas toucher un salaire supérieur à 20 fois le smic, smic qui aura été augmenté de 10% dès le début de la révolution. 

Au dessus d’un certain nombre (10?), les employés devront nommer un comité pour les représenter à toutes les réunions. Ce comité devra veiller à la bonne organisation du travail en discutant avec tout le personnel concerné. 

Ces comités d’entreprise pourront se réunir au niveau local ou régional, et devront tenir un congrès national annuel où pourront être votées des règlementations. Ces comités seront l’équivalant d’un point de vue socio-économique de ce que sont les Assemblées Citoyennes Locales (voir article précédant) d’un point de vue politique. 

En cas d’embauche, d’abord les CV anonymes doivent être généralisés, ensuite deux ou trois employés choisis par le comité d’employés doivent participer à la discussion d’embauche. 

En cas de licenciements pour raisons financières, le comité devra aussi participer aux décisions. Les licenciés devront systématiquement toucher le chômage et suivre une formation, et être prioritaires lors de toute ré-embauche par l’entreprise. 

Évidemment le temps de travail doit passer aux 32 heures, dont la répartition sur la semaine devra être décidée par les employés. Le dimanche devra être un jour de repos obligatoire sauf pour les commerces de besoins vitaux comme les boulangeries, les épiceries et les marchés locaux (mais pas pour les grandes surfaces ni pour les super-marchés, ni pour les endroits « touristiques »). 

Les employés de l’entreprise qui auront été nommés dans les Assemblées Citoyennes Départementales ou Nationales devront retrouver leur emploi au bout d’un an. 

Ces principes seront valables pour toutes les entreprises de un à plusieurs milliers d’employés et doivent s’appliquer aussi dans toutes les administrations. 

Cela veut dire aussi que les bourses, qui ne sont que des casinos qui jouent (spéculent) sur les dividendes distribués aux actionnaires financiers, devront disparaître. 

Avec ce système nous nous rapprochons du principe de la coopérative (ou des SCOP), vers lequel devra tendre l’entreprise : en cas de fermeture ou de délocalisation annoncées, la priorité devra être la recherche d’une reprise par le personnel, avec aides de l’Etat. 

 

Le travail est une valeur et non exploitation ni esclavage.

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