La CNIL explique pourquoi les moteurs ne doivent pas tout indexer (Du moins, les moteurs externes)

A lire ce très intéressant article publié par le site spécialisé "Pc Impact" sur un sujet sensible, les données concernant la déclaration publique d’intérêts (DPI) de certains hauts fonctionnaires travaillant dans le secteur de la santé....

"    La Commission nationale pour l'informatique et les libertés (CNIL) a finalement bien voulu libérer un précieux document resté secret depuis mai 2012. Il s’agit de son avis visant un projet de décret en Conseil d’État relatif aux règles déontologiques et à la déclaration publique d’intérêts (DPI) de certains hauts fonctionnaires travaillant dans le secteur de la santé. Jamais publié malgré une première demande CADA, cet avis demande aux moteurs d’aller indexer ailleurs ces informations de première nécessité.

Les DPI sont des déclarations qui permettent de jauger les liens d’une personne avec un tissu social afin de repérer d’éventuels conflits d’intérêts. Le décret dont il est ici question est celui du 9 mai 2012 qui uniformise ces informations. Il vise spécialement les membres des commissions et conseils siégeant auprès des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, ou ceux des cabinets des mêmes ministres. Bref, toute une série de personnalités de haute tenue dont il serait pour le moins vulgaire de les voir liés aux riches labos.

 

La CNIL s’était penchée sur ce projet de décret organisant la collecte et la diffusion de ces informations pour demander à ce qu’un rideau soit vite installé entre les moteurs de recherches et des DPI. « La Commission demande que le décret soit modifié afin que les organismes qui procèderont à la mise en ligne soient tenus de mettre en place des mesures visant à empêcher les moteurs de recherche de procéder à une indexation » explique-t-elle dans l’avis qu’elle a fini par nous transmettre (l'avis au format .odt). Le gouvernement a suivi à la lettre cette recommandation : les DPI sont publiées, mais, à la demande de la CNIL, il a interdit leur repérage par les moteurs.

 

Un an plus tard, la CNIL a suivi cette même « doctrine » avec le Sunshine Act. Ce récent décret oblige cette fois les labos à publier les cadeaux faits aux médecins et autres blouses blanches, d’abord sur leur site puis sur un hypothétique site unique. Dans tous les cas, ces données ne sont pas indexables.     "

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....la transparence, certes, mais la "publicité", sûrement pas (note de Corinne)....

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