Des négligences fondamentales

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" Je crois qu'en général dans le nucléaire, les risques d'irradiation et de contamination extérieurs aux centrales sont faibles. Les conditions de sûreté me paraissent plutôt de bon niveau

 http://blogs.mediapart.fr/edition/je-travaille-dans-le-nucleaire/article/251011/la-dosimetrie-des-neutrons-un-probleme-da#comment-1781003

 

 - La sécurité semble donc assurée à l'extérieur des enceintes de confinement -

Voilà bien  une assertion parfaitement inaudible. Comment l'humanité peut-elle vivre avec cette épée de Damoclés perpétuellement susceptible de trancher  net dans des pans entiers de populations et d'en  hypothéquer gravement ses espoirs,  ne serait-ce,  que de survie.

Comment accepter le risque que ces bouilloires infernales disséminées partout sur le globe pètent quand ça leur chante, quand bon leur semble,  et, qu'au " petit bonheur la chance " , tout un chacun en soit réduit à espérer que cela  se passe le plus loin possible de soi, de chacun de nous.

Juste qu'il y a, qu'il y  aura,  toujours,  pas mal de chacun de nous aux alentours de la Chose.  Et, juste,  que ce  " le plus loin possible de chacun de nous " n'est plus jamais assez loin de chacun de nous. Qu'y aura, toujours, quelqu'un à côté !  Plus personne n'est à l'abri, et, il n'y a plus d'abris possible, et, ce, pour personne, pour aucun de chacun de nous.

Après tout le reste n'est que supposition et tergiversations infinies et totalement hasardeuses.

Au regard du risque encouru,  qui couve et plane, dorénavant et déjà sur les siècles à venir...

Bouilloires en activité, en suractivité incontrôlable, ou en hibernation sans fin,  stockages de quantités hallucinantes aux capacités d'auto-émulation terrifiantes, que des dingues irresponsables, intoxiqués de certitudes rationnelles, et tellement sûrs d'eux-mêmes, qu'il ne leur vient pas à l'esprit que ces lignes Maginot de l'effroi absolu qu'ils édifient souterrainement,  signent, au bas des parchemins de la vie de l'espèce, l'humaine espèce, que ces cancrelats condamnent,  l'extinction longue et douloureuse dont la seule certitude est qu'elle débute, bel et bien  - Qui n'en n'est pas conscient ! -  sous nos yeux, et,  dont la seule incertitude est la date du moment fatidique où se fermeront définitivement les yeux des derniers Mohicans de la planète bleue ... 

 

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... Au regard du risque, torve euphémisme du mot réalité,  encouru, alors,  avec Marc Aurèle, ... 

... " Vivons  chaque jour comme si c'était le dernier " ... Et si ce n'est pas le dernier, ce sera,  donc, l' antépénultième, c'est ça, vivons donc, comme au comptoir de la vie, sur le zinc en fureur qui clôt l'éternité, levons le verre, trinquons, trinquons souverainement,  vivons donc chaque chaque jour  qui passe comme l'antépénultième jour, et,  que donc, conséquemment,  tout est permis, tout nous est permis,  bien au-delà et par de là tout bien et tout mal, et,  autres considérations inactuelles d'une actualité qui n'a plus cours, désormais obsolète, passée de mode, actualité masse inerte et sans lendemain, quand,  en ses soubassements  grouille la mort, la grande, l'omni-présente,  la sous-jacente, dans son ignoble sacerdoce qui frétille dans  insondable, dans son invisible excitation constante, en son sourd remugle de particules agitées d'une danse de Saint-Guy fatidique, fatale,  où chacun est poussière, unité, simple man, noyé dans la masse innombrable, tous renvoyant à la masse des autres, pourtant  tous comme lui,  son impuissance, son handicap d'être,  tributaire de l'illusion du nombre, constitué d'entités équivalentes et sans pouvoir de décision aucun, pouvoir  pourtant délégué, croient-ils par la force de leur nombre,  à guère plus  que de simples soutiers mais plus rusés qu'eux,  hissés aux ponts supérieurs, uniquement,  à la force de leur poignets par les perversités de systèmes d'accession multiples, insidieux et  viciés, qui ressortissent au lexique désuet digne d'un ancien régime face des urgences d'ordre supérieur et vital,  quand ce dont il s'agit n'est plus décrocher postes et privilèges,  pour soi et les siens,  mais, de,  bel et bien, donner le coup de barre, l'unique coup de barre salvateur et poursuivre autant que possible encore un peu  la navigation,  ou conduire, c'est-à-dire laisser faire, et,  laisser  aller le navire au gouffre,  à sa perte,  à la destruction et l'anéantissement  de toutes ces  masses humaines, culs par dessus-têtes, absolument déboussolées, qui, tels ces chinois, en pleine  tempête,  au beau  milieu, et au plus fort, de, peut-être, le dernier  typhon,  tels ces chinois qui se chamaillent  dans les cales, dans le ventre du navire,  et s'escriment à s'étriper les uns les autres, tous autant qu'ils sont, inconscients du fracas tragique des forces en jeux qui se jouent leur destin, à coups coup de dés, comme sur un coup de sang,  quinte de toux profonde et caverneuse ponctuée par un crachat  plein de rouge sang... A la  face glabre d'un avenir posthume.

 

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Mais ça, la date, le jour du crachat, le jet de pisse à la gueule du créateur,  il n'y aura plus personne pour s'en inquiéter et s'en enquérir.

Le jour où ... Extinction d'une race ...  Par  négligence ... Négligence tout simplement ... Mais une négligence telle, qui tutoie, prétend,  et,  accède,  à  tel point,  au fondamental qu'elle lui fut fatal.

Juste avant le grand coup de dés sanguinolent du fatal Fondamental, et,  en attendant ce jour là, regardez pâlir le visage de votre enfant de ce dont,  lui, nous,  vous, tous... Allons... Sommes, déjà, en train de ...  Pâtir.

 

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