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    Les protestations des maires japonais contre le redémarrage des centrales nucléaires ont repris, Tokyo, Japon, le 17 juin 2012 (ENS) - Un groupe de maires locaux a protesté contre la décision du Premier Ministre Yoshihiko Noda de redémarrer une centrale nucléaire.

    Sous la bannière "Maires débarrassés du nucléaire au Japon" le groupe des 73 maires en activité ou retraités a tenu une conférence d’information dimanche pour protester contre le projet de redémarrage d’une centrale nucléaire.

    Le secrétaire général du groupe, Kimiko Uehara, maire de la ville de Kunitachi, dans la banlieue de Tokyo, a lu une déclaration qui accuse le gouvernement Noda de contourner les efforts pour s’assurer de la sureté des centrales nucléaires. La déclaration critiquait la décision de redémarrer la centrale nucléaire d’Ohi sous des standards de sureté bâclés et avant même d’avoir mis en place un nouveau gendarme du secteur nucléaire.

    Tatsuya Murakami, Maire du village de Tokai, Préfecture d’Ibaraki, a dit que le gouvernement a pris la décision de redémarrer la centrale nucléaire d’Ohi malgré l’insuffisance de tests de sureté et avec l’unique consentement des communautés locales. Le Maire Murakami a dit qu’il était furieux de cette décision, rajoutant qu’il a renouvelé son engagement de voir un jour la centrale nucléaire disparaître du paysage de son village.

    Les maires ont décidé de soumettre leur lettre de protestation au Premier Ministre Noda ce Lundi.

    Les maires ont déclaré : "Depuis le 11 mars 2011, les tremblements de terre ont continué à se produire très fréquemment, et il plane toujours la possibilité d’avoir à faire face à un autre grand tremblement de terre. Les municipalités qui accueillent des centrales nucléaires et les zones qui les entourent doivent maintenant faire face à une prise de décision le plus rapidement possible en prenant en compte les politiques énergétiques qui dépendent de l’énergie nucléaire".

    Près du bureau du premier ministre ou la réunion s’est déroulée, 400 personnes se sont rassemblées, brandissant des slogans qui s’opposaient au redémarrage de la centrale nucléaire d’Ohi, la sureté des centrales nucléaires n’étant pas garantie.

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    Samedi 16 juin, des milliers de manifestants à Tokyo et dans d’autres villes ont donné de la voix pour critiquer la déclaration du Premier ministre qui affirmait que la centrale d’Ohi était sûre.

    Au début de ce mois, environ 1300 personnes issues de la Préfecture de Fukushima ont déposé une plainte pour crime contre le président de Tokyo Electric Power Co. Tsunehisa Katsumata et 32 autres personnes, incluant l’ancien président de TEPCO Masataka Shimizu et le responsable de la Commission de Sureté Nucléaire Haruki Madarame, les accusant de négligence professionnelle ayant entrainé des blessures et des morts.

    La plainte, remplie avec le bureau des procureurs du département public de Fukushima (the Fukushima District Public Prosecutors Office), affirme que les 33 accusés sont responsables d’avoir causé la catastrophe nucléaire de Fukushima Daichi ainsi que les expositions des plaignants aux radiations.

    Elle affirme que les autorités ont négligé de prendre les mesures à la hauteur du désastre, et ce malgré la fréquence des tremblements de terre au Japon et les alertes lançées par les experts de la possibilité d’un tsunami.

    La plainte affirme aussi que le SPEEDI (the System for Prediction of Environmental Emergency Dose Information), un organisme japonais chargé de mesurer le débit de doses radioactives, a échoué à communiquer dans les plus brefs délais les données sur le nuage radioactif ce qui a eu pour conséquence "d’entraver l’évacuation des habitants et a augmenté leur exposition aux radiations".

Le 18 juin 2012, posté par Christina MacPherson

Source : http://antinuclear.net/2012/06/18/73-japanese-mayors-protest-against-restart-of-two-oi-nuclear-reactors/

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Le 18 Janvier 2012, l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) a tenu une audience pour discuter avec un comité d' experts des résultats de «stress test» pour juger du redémarrage de la centrale nucléaire Ooi de Kansai Electric Power L'audience était censée être ouverte au public, mais à la dernière minute le CSRN a décidé de tenir la réunion dans une salle séparée, sans le public. Le public en colère, qui état tenu dans une pièce à part avec juste un écran de télévision, a par la suite fait irruption dans la salle de réunion pour protester.

Dans la confusion, une femme de Fukushima a pris la parôle. Ce clip vidéo montre une partie de la protestation de la part du public et des mots poignants de cette femme.

Avant cette audience, trois des membres du comité ont été reconnu coupable d'avoir reçu des dons d'une entreprise liée au nucléaire, Mitsubishi Heavy Industries. L'un d'eux est le Dr Koji Okamoto, un professeur de l'Université de Tokyo, modérateur de cette réunion, à laquelle la femme adresse ses dernières questions.

"Stress Test Meeting" Interrupted: Audience's Protest and Poignant Words from A Fukushima Woman © tokyobrowntabby2


L'original, version longue (http://youtu.be/jIRqDsHJ3OY) a été créé par ourplanet TV, indépendante du net les médias.

关 连 情报 (informations liées, en japonais seulement): http://torajiyama.blog.fc2.com/blog-entry-354.html

Traduction et sous-titrage par tokyobrowntabby.
Montage vidéo par sievert311 (http://www.youtube.com/user/sievert311).