Tokyo, Conférence de presse : Le gouvernement commet des crimes contre l'humanité. Les enfants de Fukushima qui vivent dans la zone de guerre ne peuvent pas la quitter - Cancers chez l'enfant en développement beaucoup plus rapide qu'à Tchernobyl. Évaluation du taux de cancer maintenant 14 fois plus élevés – Parents : «J'ai décidé de révéler la réalité sur ce qu'il se passe ... c'est la seule façon de se débarrasser des criminels".

Lors d'une conférence de presse le 18 Août, 2014 à Tokyo, Toshio Yanagihara, avocat représentant les enfants de Fukushima et leurs parents, accuse les autorités japonaises, de par leur inactions et leur incompétence, de commettre un crime contre l'humanité à l'encontre des populations impactées par la catastrophe nucléaire.

Les cas de cancer de la thyroïde chez les enfants, en comparaison avec ceux de Tchernobyl et la situation actuelle à Fukushima, sont 14 fois plus élevés.

La Préfecture de Fukushima affirme que les cas de cancers sont plus nombreux car il y a eu beaucoup plus d'études qu'à Tchernobyl, ce qui est plus que douteux comme justification. A la préfecture de Fukushima, dans la partie ouest, il y a environ un quart de la population qui est atteinte du cancer de la thyroïde.

En juin de cette année, le comité de Fukushima en charge de la recherche sur le cancer de la thyroïde a admis pour la première fois que la suspicion est due à la métastase ganglionnaire. C'est le cas le plus commun apparu après l'accident de Tchernobyl.

A Fukushima en ce moment, nous voyons que le nombre d'enfants atteints de cancer de la thyroïde (et l'ampleur de la catastrophe en cours), va beaucoup plus vite qu'en Ukraine après l'accident de Tchernobyl.

L'annonce faite par la Haute Cour de Sendai en avril 2013, sur le fait que la vie des enfants de Fukushima est mise en danger n'a pas le moindre motivé le gouvernement japonais à apporter son soutien.

Toshio Yanagihara, a insisté sur le fait que le gouvernement japonais fait preuve de discrimination à l'encontre des enfants de Fukushima, et au regard du tribunal international, il affirme qu'il s'agit d'un crime contre l'humanité, du plus grand crime et crise humanitaire auxquels le Japon soit confronté à l'heure actuelle.

Fukushima est une zone de guerre, et les enfants ont le droit d'être évacués vers des endroits plus sûrs ... Au Japon, la situation actuelle est la plus difficile du monde pour l'éducation des enfants.

Les autorités japonaises sont censées apporter leur aide et évacuer les enfants de Fukushima de cette zone de guerre ... Il doit être affirmé à la cour internationale qu'il s'agit d'un crime contre l'humanité. Les familles des victimes souhaitent porter cette affaire à la Cour Pénale Internationale, et elles s'y préparent.

Témoignage de Katsumi Hasegawa, père de deux jeunes enfants évacuée à Koriyama, à 60 km de la centrale de Fukushima Daiichi :

"Nous vivons actuellement à
la Préfecture de Shizouka où nous avons évacué en Août 2011 - Ma femme est enceinte et elle a un fils de 5 ans ... Pourquoi le gouvernement japonais nous confine dans une zone interdite de 20 à 30 km de circonférence, alors que de nombreux pays étrangers ont dit à leurs résidents d'évacuer à au moins 80 km de la centrale Fukushima Daiichi ?"

"Je suis un parent d'enfants, et je suis un adulte qui vit au moment de l'accident. Je tiens à révéler la réalité sur ce qu'il se passe. Et je voudrais faire de mon mieux, même si je ne commence que maintenant, je voudrais faire de mon mieux. C'est de ma responsabilité, et c'est la seule façon de se débarrasser des criminels et de l'irresponsabilité que nous avons déjà commise ... Même si soulever ma voix est difficile, je sais qu'il y a des choses que nous devons faire. Merci."

Source : http://enenews.com/tokyo-press-conference-officials-committing-crimes-against-humanity-fukushima-children-living-war-zone-evacuate-childhood-cancer-developing-faster-chernobyl-rate-14-times-higher-parent-im-reveal

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