Billet de blog 21 août 2014

Fukushima : Les autorités japonaises commettent un crime contre l'humanité. Les taux de cancer sont maintenant 14 fois plus élevés.

Bob 92 Zinn
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

© 

Tokyo, Conférence de presse : Le gouvernement commet des crimes contre l'humanité. Les enfants de Fukushima qui vivent dans la zone de guerre ne peuvent pas la quitter - Cancers chez l'enfant en développement beaucoup plus rapide qu'à Tchernobyl. Évaluation du taux de cancer maintenant 14 fois plus élevés – Parents : «J'ai décidé de révéler la réalité sur ce qu'il se passe ... c'est la seule façon de se débarrasser des criminels".

Lors d'une conférence de presse le 18 Août, 2014 à Tokyo, Toshio Yanagihara, avocat représentant les enfants de Fukushima et leurs parents, accuse les autorités japonaises, de par leur inactions et leur incompétence, de commettre un crime contre l'humanité à l'encontre des populations impactées par la catastrophe nucléaire.

Les cas de cancer de la thyroïde chez les enfants, en comparaison avec ceux de Tchernobyl et la situation actuelle à Fukushima, sont 14 fois plus élevés.

La Préfecture de Fukushima affirme que les cas de cancers sont plus nombreux car il y a eu beaucoup plus d'études qu'à Tchernobyl, ce qui est plus que douteux comme justification. A la préfecture de Fukushima, dans la partie ouest, il y a environ un quart de la population qui est atteinte du cancer de la thyroïde.

En juin de cette année, le comité de Fukushima en charge de la recherche sur le cancer de la thyroïde a admis pour la première fois que la suspicion est due à la métastase ganglionnaire. C'est le cas le plus commun apparu après l'accident de Tchernobyl.

A Fukushima en ce moment, nous voyons que le nombre d'enfants atteints de cancer de la thyroïde (et l'ampleur de la catastrophe en cours), va beaucoup plus vite qu'en Ukraine après l'accident de Tchernobyl.

L'annonce faite par la Haute Cour de Sendai en avril 2013, sur le fait que la vie des enfants de Fukushima est mise en danger n'a pas le moindre motivé le gouvernement japonais à apporter son soutien.

Toshio Yanagihara, a insisté sur le fait que le gouvernement japonais fait preuve de discrimination à l'encontre des enfants de Fukushima, et au regard du tribunal international, il affirme qu'il s'agit d'un crime contre l'humanité, du plus grand crime et crise humanitaire auxquels le Japon soit confronté à l'heure actuelle.

Fukushima est une zone de guerre, et les enfants ont le droit d'être évacués vers des endroits plus sûrs ... Au Japon, la situation actuelle est la plus difficile du monde pour l'éducation des enfants.

Les autorités japonaises sont censées apporter leur aide et évacuer les enfants de Fukushima de cette zone de guerre ... Il doit être affirmé à la cour internationale qu'il s'agit d'un crime contre l'humanité. Les familles des victimes souhaitent porter cette affaire à la Cour Pénale Internationale, et elles s'y préparent.

Témoignage de Katsumi Hasegawa, père de deux jeunes enfants évacuée à Koriyama, à 60 km de la centrale de Fukushima Daiichi :
"Nous vivons actuellement à la Préfecture de Shizouka où nous avons évacué en Août 2011 - Ma femme est enceinte et elle a un fils de 5 ans ... Pourquoi le gouvernement japonais nous confine dans une zone interdite de 20 à 30 km de circonférence, alors que de nombreux pays étrangers ont dit à leurs résidents d'évacuer à au moins 80 km de la centrale Fukushima Daiichi ?"

"Je suis un parent d'enfants, et je suis un adulte qui vit au moment de l'accident. Je tiens à révéler la réalité sur ce qu'il se passe. Et je voudrais faire de mon mieux, même si je ne commence que maintenant, je voudrais faire de mon mieux. C'est de ma responsabilité, et c'est la seule façon de se débarrasser des criminels et de l'irresponsabilité que nous avons déjà commise ... Même si soulever ma voix est difficile, je sais qu'il y a des choses que nous devons faire. Merci."

Source : http://enenews.com/tokyo-press-conference-officials-committing-crimes-against-humanity-fukushima-children-living-war-zone-evacuate-childhood-cancer-developing-faster-chernobyl-rate-14-times-higher-parent-im-reveal

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — France
Ces patientes en quête de solutions extrêmes à l’étranger
Le désespoir des oubliées du Covid-19, ces Françaises souffrant de symptômes prolongés, les pousse à franchir la frontière pour tester des thérapies très coûteuses et hasardeuses. Dans l’impasse, Frédérique, 46 ans, a même opté pour le suicide assisté en Suisse, selon les informations de Mediapart.
par Rozenn Le Saint
Journal
Sylia (SOS Racisme) : « On n’avait pas anticipé la violence de la réaction de la salle »
Ce soir, retour sur le meeting d’Éric Zemmour à Villepinte avec notre reportage et notre invitée, Sylia, militante de SOS Racisme. De la violence dehors, de la violence dedans, et de nouvelles preuves que le candidat de l’extrême droite est bien, aussi, le candidat de l’ultradroite. Retour également sur les enquêtes « Congo hold-up » avec nos journalistes, Justine Brabant et Yann Philippin.
par à l’air libre
Journal — Extrême droite
L’extrême droite et ses complicités tacites
Au lendemain de l’agression de journalistes et de militants antiracistes au meeting d’Éric Zemmour, les rares condamnations politiques ont brillé par leur mollesse et leur relativisme. Au pouvoir comme dans l’opposition, certains ne luttent plus contre l’extrême droite : ils composent avec elle.
par Ellen Salvi
Journal
À Hong Kong, Pékin met les médias au pas
En moins de vingt ans, l’ancienne colonie britannique est passée de la 18e à la 80e place dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF). De nombreux journalistes partent ou s’apprêtent à le faire, tandis que d’autres ont décidé de résister.
par Alice Herait

La sélection du Club

Billet de blog
Pourquoi ne veulent-ils pas lâcher la Kanaky - Nouvelle Calédonie ?
Dans quelques jours aura lieu, malgré la non-participation du peuple kanak, de la plupart des membres des autres communautés océaniennes et même d'une partie des caldoches. le référendum de sortie des accords de Nouméa. Autant dire que ce référendum n'a aucun sens et qu'il sera nul et non avenu.
par alaincastan
Billet de blog
Lettre ouverte à Sébastien Lecornu, Ministre des Outre mer
La Nouvelle-Calédonie connaît depuis le 6 septembre une dissémination très rapide du virus qui a provoqué, à ce jour, plus de 270 décès dont une majorité océanienne et en particulier kanak. Dans ce contexte le FLNKS demande le report de la consultation référendaire sur l'accession à la pleine souveraineté, fixée par le gouvernement au 12 décembre 2021.
par ISABELLE MERLE
Billet de blog
1er décembre 1984 -1er décembre 2021 : un retour en arrière
Il y a 37 ans, le drapeau Kanaky, symbole du peuple kanak et de sa lutte, était levé par Jean-Marie Tjibaou pour la première fois avec la constitution du gouvernement provisoire du FLNKS. Aujourd'hui, par l'entêtement du gouvernement français, un référendum sans le peuple premier et les indépendantistes va se tenir le 12 décembre…
par Aisdpk Kanaky
Billet de blog
Ne nous trompons pas de combat
À quelques jours du scrutin du 12 décembre, il importe de rappeler quel est le véritable objet du combat indépendantiste dans notre Pays. Ce n’est pas le combat du FLNKS et des autres partis indépendantistes contre les partis loyalistes. Ce n’est même pas un combat contre la France. Non, c’est le combat d’un peuple colonisé, le peuple kanak, contre la domination coloniale de la République française qui dure depuis plus d’un siècle et demi.
par John Passa