On ferme ...

hôpital.jpg

 

Monsieur Couchepin s’en va. Il éteint les lumières et ferme la porte avec fracas.

Après moi le déluge et le suivant devra bien se tenir.

« Je lui savonne un petit peu la pente parce que c’est moi qui est le super big chef et boss. »

Allez 200 hôpitaux de moins, méthode miracle pour faire baiser les coûts de l’assurance et rendre les boni encore plus confortables pour nos assurances. Par contre les régions et cantons apprécieront.

J’aime bien ces méthodes à l’emporte pièce. Nettoyage de printemps, aucune subtilité, la santé n’étant qu’une entreprise économique comme une autre.

On restructure, on licencie, on maximalise les profits, par contre on ne parle toujours pas de mettre de l’ordre dans la gestion des caisses maladies.

Les règles d’une économie de marché, c’est pour les autres.

Bon sur le fond, a-t-on besoin de tant d’hôpitaux ? Dans la configuration actuelle non.

Le besoin en lit diminue car nous hospitalisons de moins en moins.

Un regroupement des compétences est nécessaire. Un centre de transplantation hépatique serait suffisant pour la Suisse. Un seul hôpital universitaire serait tout à fait envisageable à l’échelle de la Suisse Romande. Des collaborations intercantonales sont indispensables.

Mais faut-il sabrer dans le tissu économique d’une région.

Imaginons une autre façon de faire vivre un hôpital, intégrons les médecins de la région, centralisons les équipements, réfléchissons à d’autres façons de faire les gardes et de traiter les urgences. Les petites structures marchent mieux que les grosses.

N’oublions pas que la médecine n’est pas une structure économique classique.

La santé nous appartient, réinventons notre avenir.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.