Bonne année ouvrière 2018

La nouvelle année commence sous le ciel de la crise sociale, de la crise économique et des attaques d’un Régime lui-même plongé dans une crise sans issue. Un Régime doté d’un gouvernement minoritaire, s’appuyant sur une base sociale étriquée, elle-même coupée de la majorité sociale de ce pays.

N’en déplaise à tous les sceptiques, 2018 ne sera pas l’année de « l’apathie du peuple » qui ne se serait pas défendu contre les Ordonnances travail.

En haut, les hauts responsables de nos organisations syndicales humilient le syndicalisme en choisissant la voie des pourparlers avec Macron sur la base de ses ordonnances et de son plan de destruction sociale. Ces hauts dirigeants s’appliquent à transformer nos syndicats en outils de proposition et de cogestion. Les syndicats sont nos outils de défense. Pas touche !

Ceux qui n’ont d’autre perspective à nous proposer que l’amélioration du pire, du haut de leur tour d’ivoire, comme Mailly et Martinez, affaiblissent et divisent le front syndical du refus des plans de Macron et des lois travail (loi El Khomri et Ordonnances Macron).

En bas, dans les hôpitaux, les grèves se multiplient au compte de la défense du droit vital à la santé. Toute la population est touchée. Pour exemple : aucune mesure spécifique n’est prise en amont d’épidémies de grippe, lesquelles avaient causé la mort de 21000 patients en 2017.

En haut, ceux qui prétendent s’opposer à Macron ont déjà en vue les élections européennes de …juin 2019 et lui donnent des gages de bonne conduite en goûtant avec lui « le plaisir de la conversation ». Au mieux, ce genre d’opposition bruyante est un couteau sans lame.

Or, l’année 2018 sera une année décisive : l’assurance-maladie est tout simplement menacée de liquidation par Macron. Il en va de même pour l’assurance chômage. Hors le retrait des projets Macron et hors l’abrogation de la CSG, point de salut !

Le droit aux études et le droit à un vrai travail- un vrai salaire est plus que jamais remis en cause.

Or : qui sème le vent récoltera la tempête. Les travailleurs et les jeunes apprennent déjà à compter d’abord sur leurs propres forces. La grève générale civique du vote aux dernières législatives donne une indication très claire de la volonté de ne plus vivre comme avant, de porter un coup d’arrêt à toutes les « réformes » et « ordonnances » et d’en finir avec tout gouvernement capitaliste, tout gouvernement lié à l’Union Européenne des trusts et des banques.

Le vent qui s’est levé en Catalogne et qui se lève en Argentine, contre les régimes et gouvernements de « réformes », contre la répression étatique et pour le triomphe des libertés démocratiques souffle aussi en France.

Sans attendre la tempête sociale, nous, militants et amis de La Commune continuerons à intervenir et à nous organiser pour le Front général du refus, pour le retrait des projets d’ordonnance en cours et l’abrogation de l’ordonnance et loi Travail, pour la satisfaction de toutes les revendications, tous ensemble !

Bonne année ouvrière, bonne année de combats victorieux à toutes et tous !



LA COMMUNE, 1er janvier 2018

 

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