POUR LA PALESTINE, POUR BRISER LE MUR DU SILENCE

Nous publions en tribune libre un article de Myriam, militante infatigable de la cause palestinienne, attachée à la Vérité et à la Justice, à la défense pied à pied des droits du peuple palestinien à vivre en paix, sur ses terres natales.

Aperçu de l’horreur sioniste

Depuis le 30/03/2018 on assiste, impuissants, tous les vendredis à l'assassinat de dizaines de personnes, sans distinction de sexe, ni d'âge, par les forces d'occupation israéliennes (FDI)

Après leurs prières à la mosquée pour les palestiniens de confession musulmane, en majorité, mais aussi des chrétiens, ils sont des milliers à se diriger vers la clôture lourdement militarisée, celle qui les empêche de circuler librement.

Des dizaines de clichés et de vidéos nous ont montré, les jeeps et les véhicules blindés de l'armée sioniste, mais aussi, et c'est le plus marquant, le sommet de la colline où les snipers sionistes, se cachent, couchés côte à côte (avec filet de camouflage sur leurs armes et sur leurs casques), prêts à tirer sur les premiers courageux qui s'approcheraient trop !!

Certains jeunes palestiniens, ont ce courage énorme, au risque de leur vie, d'aller jusqu'au sommet de la colline planter le drapeau palestinien.

De petits enfants à peine âgés de 10 ans, qui sans peur et sans crainte lancent leurs premiers cerfs-volants avec cocktail Molotov attachés au bout. Ce fût après le deuxième ou troisième vendredi de l'horreur. Le pacifisme du début de la manifestation commençait à se transformer en colère froide.

Nous avons été témoins de l'assassinat volontairement calculé, d'une infirmière bénévole, qui s'approchait de la clôture, les bras levés en signe de paix pour porter secours aux blessés, Elle fût tuée d'une balle dans le dos.... Le crime de cette jeune infirmière de 22 ans restera gravé dans le souvenir de tous, Jusqu'à présent ils sont 3 assistants paramédicaux à avoir été tués dans l'exercice de leur passion : sauver et soigner les blessés, leurs frères et sœurs.

On a vu se faire tirer dessus 2 palestiniens handicapés, cul-de-jatte, ayant perdus tous les deux leurs jambes dans un autre conflit datant de 2014, Ils étaient sur des fauteuils roulants, poussés par leurs amis et ne représentaient aucune menace pour les tireurs d'élites israéliens.

Sur une vidéo qui a été très rapidement censurée on aperçoit 1 sniper viser un garçonnet qui court après avoir lancé une pierre vers la colline, on entend distinctement le coup de feu, on voit l'enfant tomber...Et on entend surtout le rire des soldats, leur joie d'avoir fait mouche sur une cible vivante et en mouvement.

On pleure le jour où ce journaliste, souvent aperçu au cours des précédents vendredis, prend une balle dans l'abdomen : Yasser et son magnifique sourire, ses clichés avec les enfants de sa communauté avec lesquels il entretenait des rapports de grand frère protecteur. Cette photo de lui et de son petit bébé qu'il lance en l'air face à la mer, sur la plage de Gaza, Gaza la belle, Gaza la résistante.

Que dire des personnes gazées, suffocantes après inhalation de « gaz lacrymogènes », en fait plutôt des gaz innervant, lancés par les drones qui survolent la zone de conflit, rendant par leur multiplicité, l'air absolument irrespirable, la vision complètement nulle, rendue encore plus difficile par les pneus en feu, amenés par dizaines par les manifestants, pour créer un nuage de fumée noire qui les protège de la lunette de visée, des armes de précision des snipers israéliens. Les manifestants palestiniens ne sont pas armés mais ils sont ingénieux, inventifs...C'est une question de survie.

Pour en revenir à ces gaz innervant, considérés comme arme chimique, utilisés illégalement par l'occupant, Ils provoquent des crises convulsives de type « épileptique » suivies de périodes de comas. Cela peut durer plusieurs jours, en fonction de l'exposition et personne à ce jour ne peut dire quelles seront les séquelles plus tard, dans quelques mois, années pour ces personnes gazées.

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La Lettre de La Commune, nouvelle série, n° 63 – lundi 3 septembre 2018

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