L’ÉTAT, DANS TOUS SES ÉTATS… Le Mélenchonisme, aussi

Ce que révèle l’affaire BENALLA – Troisième partie La Lettre de La Commune, nouvelle série, supplément au n° 58 – samedi 4 août 2018

Pour quelques jours, le pays est en « vacances politiques ». Sous la canicule, la population affronte les pannes d’ascenseurs qui se généralisent dans les HLM et qui enferment handicapés et personnes âgées chez eux, les transports publics déréglés, la  flambée des prix de première nécessité, sans même parler du reste. De plus en plus de sans abris, même lorsqu’ils sont atteint de maladies graves, même lorsqu’ils ont un travail, premières victimes des pics de pollution, tout comme les nombreux salariés qui travaillent en extérieur. Les pannes dans les grandes gares et le métro prennent des proportions inquiétantes. La vie quotidienne est en miettes. En temps normal, les vacances de luxe arrogant du chef de l’Etat, dans un Fort doté d’une plage privée et d’une piscine, passeraient sans doute inaperçues mais, dans les conditions d’aujourd’hui, celui-là donne l’impression de narguer des millions de familles de plus en plus démunies et toute « la France d’en bas ». Subitement, le « feuilleton » Benalla s’interrompt. Mais, comme l’a noté un journaliste, c’est « la fin du début, pas le début de la fin » en raison directe de tout ce qu’a révélé cette affaire…

Outre l’existence d’une bande armée à l’Elysée, petite garde prétorienne incontrôlée au compte de « la Présidence de la république », outre le profil des deux principaux protagonistes qui ont tenu le rôle d’agents provocateurs lors des manifestations du 1er mai dernier, outre le rôle des CRS dans ces manifestations agressant des manifestants potentiels qui n’étaient pas des casseurs, l’affaire Benalla a jeté une lumière crue sur « l’état de l’Etat », un Etat qui ne fait plus corps, un Etat dont les grands commis ne « couvrent » pas le chef de l’Etat même au risque d’être mutés, limogés, déplacés, bridés dans leur carrière, un ministre de l’Intérieur qui, lui-même, se défausse sur l’Elysée. Et, tout cela, au grand jour.

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